Dakhla

Tour du monde Extrême sud du Maroc More »

Tour du monde la route du Grand Sud

La traversée du désert et les galères de la route More »

Tour du monde La Liberté

Sud du Maroc entre Merzougha et Zagora More »

New York U S A

Partir à new York avec les conseils de News-roads More »

 

La traversée de la Mauritanie

Dakhla paradis du Kyte et du surf
Share Button

La traversée de la Mauritanie

Vendredi 25 janvier 2013

Le pouvoir d’attraction du désert

 

Cinq jours sans news et nous en sommes désolé.

Mais ce que vous allez lire ne nous a pas permis de vous contacter plus tôt !

 

Lundi nous avons passé une journée à prendre du bon temps avec notre Jean Pierre adoré et dans l’après midi, Jack, Simone et Robert, nous ont rejoints.

Les 2 premiers sont Québecois et font le tour du monde, le troisième un maroco-brésilien, baroudeur, fan de voile et de glisse vient d’écrire un bouquin : « L’esprit des pierres ». Une bouteille de rhum plus tard nous sommes allés en ville et au retour nous avons fait halte dans un très bel hôtel, le « Calypau » où nous avons

La lagune à Dakhla

rencontré le propriétaire, Bernard Vivien, monstre sacré de la radio dans les années 80, devenu millionnaire. Le lieu est idyllique, mais souffre de l’enclavement de Dakhla, conjugué à un manque de trafic aérien. Dommage, car le site mérite d’être connu, et reconnu.

 

LES PLUS BELLES PHOTOS ICI

 

Tous les surfeurs et kyte surfeurs du monde entier le savent déjà.

Nous avons quitté la péninsule vers 11h après quelques au revoir de rigueur.

Vive le Kyte

Plein d’eau, plein de gas oil direction la frontière Mauritanienne, la route est belle, peu de village et des variations de couleurs et de paysages hallucinantes.

Nous avons très bien roulé et étions à la frontière vers 17h, soit une heure avant la fermeture.

Nous n’avions pas de connexion internet et le poste frontière est un groupe de cabanes avec une station essence.

On a donc décidé de passer, et bien nous en a pris.

Après, cinq contrôles côté Marocain, on nous a lâché dans le fameux « NO MAN’S LAND » qui sépare le Maroc de la Mauritanie. Il fait exactement 4 km et …

– soit vous suivez un des guides qui vous proposera de traverser (ils sont là et attendent !!!…)

– soit vous tentez le coup seul en suivant les traces de pneu ou une voiture.

– Le mieux est de suivre les poids lourds chargés. Là vous êtes sûr de ne pas sauter sur une mine

. Parce que l’endroit est miné et mieux vaut ne pas s’éloigner, des pistes plus ou moins repérables. L’inconvénient c’est qu’il y a des trous énormes, de la caillasse, des rochers et surtout l’ennemi n° 1 le « SABLE ».

 

LES PHOTOS DU NO MAN’S LAND ET BIENTÔT UNE VIDÉO

 

Ce sable si fin qu’il passe partout et s’incruste dans le moindre petit trou ; ce sable nous a pris une première fois, mais nous avons super bien réagit, en désensablant correctement les roues et en mettant des cailloux, un pneu qui c’est avéré trop épais enfin un tapis de sol de voiture, qui lui a été efficace.

Nous sommes repartis un quart d’heure après en nous félicitant, mais 500 m avant la frontière, un jeune français avec son DAF de 12 m de long, est lui aussi bien ensablé et un Hollandais avec son monstre (un Mercedes unimog ….) tente de le sortir de là.

On s’arrête mais nous n’étions plus d’une grande utilité. On a continué pour se retrouver et faire connaissance à la frontière en faisant les formalités.

Bertrand 31 ans, touche à tout hyper actif voyage avec sa copine, Linka une jeune Tchèque étudiante dans le comportement des animaux en zone naturelle.

Tom, un Hollandais, qui teste son camion et part rejoindre un ami en Casamance dans le sud du Sénégal.

Bien évidemment nous décidons de partir en convoi à 3 camions, après ce que l’on a déjà vu, il vaut mieux être solidaire. Les papiers sont faits et tamponnés, il n’y a plus qu’à changer un peu d’argent à la frontière et prendre une assurance pour Charly et la traversée du pays 3 jours pour 20 €.

 

Il fait nuit noire quand tout est réglé. Il nous reste 55 km à faire pour rejoindre Nouadhibou, où l’on peut espérer trouver un camping.

Je prends la tête du convoi, la route est bonne, et avant la grande ville du nord, Il n’y a qu’un seul barrage de police, au niveau de la jonction avec la nationale 2 qui va nous mener demain à la capitale.

Par contre pour entrer en ville il y a 3 gros « check point », mais tout passe très bien, et les policiers agréables. A partir du moment ou vous avez vos fiches de police, vous leurs donnez, ils sont contents.

Intérieur du camion à Bertrand

Bertrand est passé devant, ayant une adresse mais nous ne l’avons jamais trouvé. Donc après avoir tourné, 45 mn nous nous sommes parqués sur un terrain, devant l’aéroport, face au poste de gendarmerie.

Charly avait été très fort aujourd’hui et je vous promets que les 4 km infernaux de la frontière, nombre de véhicules auraient lâché.

Demain sera encore très difficile, levé 8h, départ 8h30, 500km jusqu’à Nouakchott et beaucoup de désert !!!

Pour l’instant on a décidé de faire le tour des camions et de manger ensemble un truc vite fait autour de bières et rosé. Le début de notre aventure commençait.

Bertrand nous a reçu dans son camion immense où il s’est conçu un triplex magnifique, où il vit à l’année. Il fait du Sound system et est membre actif de « l’élaboratoire » un truc génial où les jeunes se forment et s’éclatent. Avec sa copine ils mixent et sont un peu artistes

Tom est un retraité hollandais, une force tranquille, originaire d’Afrique du sud mais secret et fatigué, pour l’instant.

La nouvelle équipe de cinq personnes regroupe cinq générations. Le plus ancien nous quitte très vite et nous restons avec Linka et Bertrand.

 

La nuit a été courte, comme prévu nous démarrons à 8h30 et sortons rapidement de la ville.

Hier soir on ne voyait rien mais là c’est Tchernobyl ; rien n’est debout, toutes les rues sont défoncées, le sable est partout, c’est l’enfer.

Enfin à Nouadibou un peu de repos devant un rosé avec Tom

Pourtant l’océan n’est pas loin mais c’est une ville d’un autre âge. En sortant de la ville, vous avez à droite une profonde lagune et vous longez sur votre gauche la voie du fameux train de minerais, le train le plus long du monde qui vous emmène vers l’est, Choum ou Zouerate.

Je suis en deuxième position dans le convoi, il y a beaucoup de vent et le sable tourbillonne sur le bitume.

On n’y voit absolument rien à 200 m et la tempête est de plus en plus forte.

Nous avons fait 300 km en 4h30. Il n’y a que du sable et quelques cases ou tentes, Charly tient le coup mais il va falloir une bonne révision au Sénégal. Le sable est tellement fin qu’il rentre partout on en a plein le camion. On commence à comprendre pourquoi les gens d’ici portent un turban pour ne laisser apparaître que les yeux.

Contrastes

Nous faisons une halte dans une station essence, où je prends du pain et un paquet de cigarettes. On mange un morceau, des photocopies de fiches de renseignements ou de police, que l’on vous demandera systématiquement du sud Marocains puis en Afrique (Les renseignements principaux des personnes et du véhicule).

Et c’est reparti, heureusement la tempête c’est calmé et Tom qui a pris la tête du convoi à cause d’un bruit dans le moteur, semble l’avoir oublié et carbure à 95 ou 100 km/h.

On avale les 170 bornes restantes en 2h pour arriver à Nouakchott vers 17h30, après que l’on ait été contrôlé 6 fois en 28 km par toutes les

Les camion, Charly est tout petit

institutions avant d’entrer dans la ville. Contrairement à la veille, nous trouvons tout de suite l’auberge où l’on doit passer la nuit, et notre seule obsession est de prendre une douche, et enlever le sable incrusté au plus profond de tout.

Le pays est une république Islamique qui voudrait être un exemple. Mais il y reigne un désordre sans nom où chacun fais ce qu’il veut.

REGARDEZ LES PHOTOS DE NOUAKCHOTT ICI

PAS D’ALCOOL – En ville à part les grands hôtels un seul établissement tenu par un français, a le droit de vendre de l’alcool. Mais le trafic est partout. Si vous avez l’argent il y a de tout

– Le soir nous avons pris un taxi pour nous rendre en ville, il nous a montré les champs Élysées de Nouakchott et nous a laissé dans un restaurant libanais « Le Tafarit » où l’on s’est fait du poisson et des langoustes pour pas cher, mais sans ….. Alcool.

Hotel Sahara à Nouakchot

On l’avait bien mérité après 8 h de route dans ce milieu si hostile où rien ne pousse.

Bon temps mais aussi cheking pour la journée du lendemain. Moins de km mais une grosse partie difficile avant la frontière du Sénégal On décide donc de partir très tôt d’autant que les autorités Sénégalaises à la frontière peuvent être chiantes.

Départ pour le Sénégal, le 24 janvier, jour de l’anniversaire de ma fille, Salomé, 15 et de mon père, 84 ans, à 7h30 on traverse la capitale qui nous livre un spectacle, moyenâgeux et désolant.

Une énorme bombe a explosé dans une décharge publique.

On sort rapidement de la ville et l’on constate très vite que la nationale 2 si belle au nord se dégrade, plus on descend vers le sud. Par contre, les villages sont beaucoup plus nombreux ici, et les habitats plus souvent en dur. Jusqu’au poste de police à 60 km de Rosso à l’embranchement pour Damia (notre destination), tout allait très bien, mais c’était le calme avant la tempête. En fait nous nous sommes lancés sur une piste le long du parc naturel de Diawling longue de 80 km.

La nouvelle route est en construction sur des tronçons et la piste la longe. Un enfer de sables de trous, de marais, de rochers, des zones tellement bosselées que vous avez l’impression de rouler sur de la tôle ondulée.

Tout tremble, saute dans le camion, et on commence à flipper.

Je suis très tendu et plus que vigilant. On sait que Charly est costaud que Tom et son camion peuvent nous tirer de n’importe quelles

Fabuleux désert

situations, mais cette route est incroyable et on ne sais pas combien de temps et de km cela va durer.

Nous avions fait 20km environ et Bertrand s’engage avec son gros DAF dans un chemin qui rejoint la route en construction et là c’est le pied. Seul un troupeau de zébus et de vaches nous ralentit un peu, mais on peut rouler et c’est assez plat et sans trou.

Mais au bout de 10km impossible d’aller plus loin, le chantier est arrêté, il faut rejoindre l’ancienne piste.

2 accès sont possibles. Je regarde passé le gros camion sur le premier chemin mais il a fait des ornières énormes et il y a plus de cinquante mètres de sable à franchir

– impossible pour Charly –

il y a la deuxième solution mais la pente est raide et en partie sableuse.

Là il y a une chance on verra.

 

Que c’est beau et attirant

Mais au moment du franchissement Charly est collé dans le sable et en équilibre, on ne peut plus bouger, pas la peine d’insister.

SUPER TOM ET SON UNIMOG SONT LÀ

 

LES PHOTOS DE L’AVENTURE DU JOUR ICI

 

Il est venu gentiment se positionner devant moi et nous a tiré en douceur. Nous avons repris la piste comme si de rien n’était. Nous sommes rassurés par ce voyage en convoi et par la présence de TOM et de son camion

Déjà plus de 3 h que l’on roule dans cet enfer et on a à peine fait 50 km alors à 15h30 nous avons fait une pause pour manger un peu, mais je

Le convoi

n’avais pas fin du tout, Nous étions au bord du parc naturel sans pourvoir profiter du spectacle. Heureusement nous avons fait quelques photos d’oiseaux, de pélican et de phacochères. Une voiture qui arrive dans le sens inverse nous dit qu’il reste 28 km.

Donc à 20 km/h on peut être à la frontière en 1h30, avant sa fermeture.

Ni une ni deux nous voilà regonflés, et concentrés sur cet objectif, que nous atteignons à 17h30, après que la police et les gardes du parc nous aient allégés de 6 € /pers pour avoir traversé..

Mais avant les formalités, je voudrais revenir sur un moment de cette traversée, où l’on a quand même aussi aidé puisque nous avons sorti du sable, un Mercedes et 2 Mauritaniens bloqués là depuis 2 jours.

Grâce également à Felipe (un anglais et pas un Italiens) qui voyage dans un 6X6 de l’armée russe, tout le monde a contribué et c’était un grand moment surtout qu’au même endroit nous avons failli resté scotché aussi.

 

L’arrivée à la frontière fût une délivrance. On allait pouvoir dormir ce soir à Saint Louis, et se reposé un moment.

Une case en Mauritanie

Les formalités douanières n’ont pas été pénibles, un peu longues et surtout chères, puisque si les sénégalais ne nous ont pas demandé d’argent à par pour le péage du pont sur le fleuve, les Mauritaniens avant de partir nous ont taxé de 30 € sans aucun justificatif.

Depuis le 24 janvier 21h nous avons rejoins le camping de l’océan à Saint-Louis où l’on se repose. Nous avons testé le restau du camping 2 fois (les frigos étaient vides et nous sommes allés les remplir hier au marché). L’océan est à nos pieds et il est bon de se détendre au soleil.

Bertrand et Linka sont partis hier en fin d’après midi, pour le parc de Bandia,

Tom est toujours parmi nous et depuis les courses au marché d’hier jusqu’à ce soir nous mangeons ensemble. Hier un feu de bois et des côtelettes de chèvre fraiches, aujourd’hui pois chiches et bœuf. C’est génial ma femme est aussi un « maitre-queue » de casserole.

Nous sommes sortis 2 fois en ville, et je vous affirme que nous avons vraiment l’impression d’être dans un autre monde.

 

Demain je vous en dirais plus, là ! Tom vient me chercher pour boire une gazelle (bière nationale à 1,5€ les 50 cl.

 

Bye bye à demain

Mots clés qui ont permis aux internautes de trouver cet article

  • batea en arret a nador
  • train mauritanie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge