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Le long du fleuve Sénégal

Récolte du sel Lac Rose SénégalRécolte du sel Lac Rose Sénégal
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Le long du fleuve Sénégal

Jeudi 30 Mai 2013

Départ du CVD à 11h, il commence à faire très chaud et il y a beaucoup de circulation.

Je colle au cul de Tom qui ouvre la route tranquille.

Jusqu’à Rufisque, c’est un calvaire avec les travaux à la sortie de la ville, les véhicules en panne, les bus, les taxis, les camions, les charrettes dans tous les sens, je vous assure c’est folklo mais il faut être super vigilant parce que un gamin peut vous sortir entre 2 voitures ou un animal, donc prudence et on roule très doucement.

Nous avons pris sur la gauche à la sortie de l’agglomération par une petite route dans un premier temps, puis on a continué par la piste jusqu’au lac rose.

Vous le connaissez, l’endroit a été rendu célèbre par les arrivées du rally, Paris-Dakar.

Effectivement il peut devenir très rose, mais pour cela, le soleil doit taper fort et le vent doit souffler.

Lorsque nous nous sommes approchés, les quelques marchandes et camelots nous ont assailli, mais très gentiment et nous avons pu discuter un long moment avec ces gens qui nous on un peut expliquer comment était récolté le sel produit dans le lac.

Autrefois les femmes faisaient l’extraction mais elles ne sont plus autorisées à le faire.

Les images du lac Rose ICI

Des fausses couches et des avortements en nombre élevés ont amené cette décision.

Et pour cause, les hommes désormais passent le plus clair de leur temps de travail dans l’eau salée à casser la croute de sel au fond du lac pour le ramasser avec un panier qu’il vide sur leur barque pirogue.

Ils reviennent sur la berge avec une tonne de sel qui sera déchargé par les femmes avec des bassines de 30 kg sur la tête.

A ce moment la le sel est pratiquement noir parce que sale mais le séchage le blanchira, au fil du temps.

Il y a trois types de sel, dont ils font le commerce. 24000 tonnes sont récoltées chaque année.
Le lac fait jusqu’à 3 m de profondeur et sous le lac il y a une nappe d’eau douce. Des puits ont été creusés où les ouvriers viennent se rincer après le travail avant

de s’enduire le corps de beurre de karité.

Nous sommes en saison basse et il n’y a plus de touriste.

Le gouvernement s’apprête également à instaurer un visa pour l’entrée au Sénégal, alors que s’était gratuit pour les Européens.

Le pays n’est pas dans un bel état, et le redressement sera difficile. Les infrastructures hôtelières manquent d’entretien.

Et il faudrait un plan immense pour sauver le tourisme au Sénégal.

Tous les restaus sur le bord du lac étaient fermés ou vides, alors près avoir passé une heure en plein soleil à discuter avec tous les gens autour de nous, nous sommes remontés dans les camions pour longer le lac par la piste vers le nord , pour rattraper une petite route plus directe que la nationale, mais complètement défoncée.

On a mis 2h30 pour faire 80 bornes, mais on est passé par des villages où ils ne voient plus grand monde depuis qu’il y a la nationale.

Et les enfants nous faisaient :

– des grands saluts et bonjours
– mais aussi, des «donnes moi l’argent toubab »

La route a été fatigante, on a roulé autant sur le bas côté, que sur la chaussée.

Elle ne s’est améliorée que quelques km avant M’boro ; nous avons traversé un village où le marché occupait la rue et les femmes étaient obligées de retirer

leur parasol s’était folklo.

De tout façon si Tom passe avec son camion je passe avec le mien. Donc « no soucis ».

Nous sommes maintenant sur la grande côte, qui s’étant au nord de Dakar, et plus particulièrement dans la région des Niayes.

C’est un des endroits maraîchers du Sénégal.

Il y a de nombreuse petites parcelles, cultivées, et des plantations de manguiers. C’est bientôt la saison, et Sonia salive d’avance.

Arrivés, à M’boro, je connais le chemin et passe devant Tom, il est 17h quand nous entrons chez Nicolas et Aminata au Campement des Niayes.

On installe les véhicules, et venons prendre une bière au bar, il fait super chaud, et notre Hollandais préféré a très soif.

Sébastien sur un palmier

Nicolas n’est pas là mais sa femme nous dit qu’ils sont chez Raymond avec Alain et qu’ils nous attendent. Finalement Alain est passé nous prendre pour boire l’apéro chez Raymond puis on s’est envoyé une épaule Phacochère avec des haricots blancs. 4 btl de rouge.

Très bonne soirée et dodo après une cigarette qui rigole.

Hier matin Nicolas nous a fait découvrir ce que l’on appelle aujourd’hui ici la petite Casamance. Juste derrière le campement on s’enfonce dans la brousse, et l’on découvre les champs et des palmiers à la pelle. Et après 5 ou 6 km il nous a présenté Sébastien que vous pourrez voir dans nos futures vidéos de présentation.

C’est homme récolte le vin de palmes avec ses amis et son équipe, il y a Kempes, Casimir, André-John, Paul et les autres.

Nous avons partagé le vin de palmes, un peu acide au début, mais agréable ensuite.

Sébastien nous a tout dit sur son métier qui est toute sa vie en fait.

Ce fût une très belle rencontre, authentique et pleine d’émotion. Regardez les photos et vidéos.

Un seul outil, un couteau qu’ils attachent au bout d’une perche, des bouteilles plastiques, une pointe en bois et des feuilles de palmiers qu’ils tressent pour faire des entonnoirs et leurs arceaux pour grimper.

Le tour est joué vous avez du vin pendant quelques jours après il faudra changer d’arbre.
Nous n’avons pas vu le temps passé, j’ai repris plusieurs fois du vin de palmes et nous les avons laissé jusqu’à notre prochain passage.

Après midi cool avec premier test du produit miracle de Sergio Rico chez Nicolas.

Nous avons planté un rosier et une plante tropicale, il continuera plus tard les essais avec d’autres espèces et sur des plans de légumes.

Ce matin Alain nous a fait visiter le chantier sur lequel il bosse depuis 6 mois.

Le vin de palmes coule dans les bouteilles

Une centrale électrique au fuel dessiner par une sté Finlandaise, financée par des capitaux privés, et dont la majorité de la production servira à alimenter une

mine de zircon, la région alentour n’aura que des miettes.

Je ne veux pas m’avancer mais il me semble que lorsqu’on drague les fonds marins, on détruit un peu l’écosystème, non ?

La concession de cette mine est de 25 ans, pendant lesquels on va soustraire à la mer des millions de tonnes de sable.

Dans le coin on trouve aussi le cher Monsieur Mittal, vous connaissez ?

En France il a fait pas mal de dégâts. Ici il exploite du phosphate depuis longtemps. Mais qu’a eu le peuple en retour ?

RIEN

Même pas de programme de développement. Il n’y a toujours pas l’eau courante, ni l’électricité ce matin avant d’arrivée au site nous avons dépassé plusieurs villages où les enfants étaient de corvée d’eau et pieds nus il vont tirer l’eau au puits pour ramener chaque bidon jusqu’à la maison qui n’est souvent qu’une simple case en palmier tressé.

Après midi écriture et ce soir nous avons regardez la défaite de Toulon en finale du top 14 de rugby.

Ce soir il a l’air de faire moins chaud que la nuit dernière.
Demain on remonte encore au nord direction le Zébra Bar environ 200 km

Bisous A+

1

 


Dimanche 02 Juin 2013

Le voleur de mangue

Zebra Bar

Nous sommes partis ce matin du campement des Niayes, vers 10h, Raymond et Alain sont venus nous dire au revoir. Nous reverrons ce petit monde dans quelques jours lorsque nous reviendrons dans le sud, sauf Alain qui a terminé sa mission sur le chantier de la centrale qu’il nous a fait visiter.
Mais la bonne nouvelle c’est qu’il enchaine sur une autre centrale en construction au Mali où l’attend sa copine Viviane que nous avions connu 3 mois plus tôt.
Quand nous passerons à Bamako, ils pourront nous guider un peu.

De M’boro nous avons rattraper la nationale à Tivaouane, après avoir pris de la monnaie au distributeur et fait le plein de Charly.

Il a fait très chaud sur la route et un flic a pris Sonia en flag sans ceinture, ce qui veut dire et vous l’avez déjà compris qu’on a été obligé de lui lâché 10000 F cfa (15€) sinon c’était un peu plus cher.

Plus loin à un autre contrôle Tom c’est fait alpaguer aussi, mais il est passé à l’as.

Le Bar du Zebra Bar

 

Nous nous sommes arrêtés dans uns petite ville vers 14h pour manger un morceau et prendre le frais pendant une heure.

34 km avant Saint Louis nous avons bifurqué sur la gauche pour prendre une piste (13km pas trop défoncée) en direction du « Zebra Bar ».

Le site est exceptionnel. Ils sont perdus au bord du fleuve Sénégal et pas loin de l’océan en plein dans le parc national de la langue de barbarie.

Nous sommes seuls et avons discuté avec le proprio, qui est un suisse de Zurich après le repas du

Le mirador

soir.

Il est arrivé ici il y a 17 ans et a tout construit de ses mains avec beaucoup d’idées originales, et de la recup.

Au dessus du bar il a même érigé un immense mirador qui offre un point de vue fabuleux.

Nous n’avons pas de wifi et je ne sais pas quand je pourrais vous transmettre tout ça.

Maintenant il n’est pas tard, nous sommes un peu fatigué de la route et les moustiques arrivent alors nous allons profitez des quelques degrés en moins de la nuit pour nous reposer. On a juste 25° et ma doudou a mis un gilet ce soir.

Demain on retrouve notre village Guidakhar pour de nouvelles aventures.

Gros bisous à tous.


Lundi 03 juin 2013

A Guidakhar

 

Nous quittons le ZEBRA Bar vers 10h après avoir réglé la note. Ce camping est vraiment bien mais beaucoup plus cher que les autres, normal, en plus en arrivant vous devez payer également 2000 Fcfa pour l’entrée du parc car le campement est en plein parc national, mais le ticket est heureusement valable pendant un mois.

Anecdote : Sonia ce matin, déjeunait dans le camion, nous étions à la réception pour la note, un animal monte sur le siège passager, elle s’approche en pensant à un chien, (il y en a plusieurs sur le site, « – Allez vas couché ! »
Mais ce n’est pas un chien, c’est un gros singe rouge, un matas. Il avait vu une mangue sur le tableau de bord, il a eu aussi peur quelle quand elle a crié et à détaler à toutes vitesse, pour se régaler un peu plus loin.

Nous passons par la périphérie de Saint Louis, qui est toujours aussi sale, et prenons la direction de Rosso et Richard Toll.

Il fait chaud la route est bonne, Tom est devant. Nous arrivons à Richard Toll vers 13h, où nous nous arrêtons pour déjeuner à l’entrée de la

Les enfants du village

ville, au burger city.

Pas de burger mais un plat Sénégalais qui change tous les jours aujourd’hui il y a Ti bou dien et du bœuf.

On se détend pendant une heure avant de rejoindre Guidakhar, on en profite également pour regarder nos mails puisqu’il y a le wifi.

Les patrons sont français, ils ont ouvert une boulangerie à Saint Louis il y a dix ans et ici le commerce marche depuis 3 ans.

Nous leur promettons de passer à nouveau, ils sont sympas et nous pourrons nous connecter.

Maouloud nous attend à l’entrée du village, ils sont tous impatients de nous retrouver.

Nous nous posons à côté de la grande mosquée mais Maouloud préfère que nous stationnions derrière chez lui.

Les villageois sont heureux de nous revoir et sont encore plus impressionnés par le camion de Tom.

Tout le monde est autour de nous et certains nous avouent qu’ils avaient peur que l’on ne revienne pas. Ils sont soulagés maintenant.

 

LE VILLAGE ET SES HABITANTS ICI

Évidemment, à peine arrivés il faut manger car la maman de Maouloud nous a préparé un riz au poisson. Nous n’avons pas faim car il fait chaud et nous avons déjeuné il y a une heure, mais nous faisons honneur à notre hôte.

Puis le thé traditionnel, bien sur en 3 fois : amer, doux et sucré (voir l’étape précédente du mois de janvier à Guidakhar).

Vers 17h nous prenons la direction des champs qui sont complétement transformés par rapport à notre passage précédent.

La campagne est verte car ils ont bientôt terminé la première culture du riz, la seconde commencera dans quelques semaines avec la saison des pluies.

Une partie des champs sera libérée après la récolte de l’oignon, qui bat son plein.

La balade a duré jusqu’à 20h et nous rentrons au village au soleil couché.

Ils sont toujours très fiers de nous montrer le fruit de leur travail. Demain nous ferons les premiers essais avec le produit miracle.

Mais pour l’instant les petits et les grands savent que les « toubabs » vont faire le cinéma tout le monde attend en piétinant et gesticulant autour de nous. C’est un vrai poulailler qui fait un vacarme assourdissant.

La nuit est maintenant tombée, Tom est fatigué et veut se coucher, mais avant il me prête 2 rallonges que l’on branche à son camion, Maouloud s’occupe de trouver une table et un drap blanc (qui sera jaune finalement), tandis que Zal, l’électricien de service, doit nous ramener son ampli et des enceintes comme la fois d’avant.

Tout est prêt, et après quelques réglages délicats, le son crache et on peut regarder « La vengeance dans la peau ». Ils adorent les films d’action.

Il y a du monde et l’auditoire est attentif. Mais il est déjà très tard et les petits ont école demain. Les mamans viennent chercher leurs enfants non sans mal !!!

Il est plus de 23h quand la projection se termine et ceux qui sont restés jusqu’au bout sont ravis.

Pendant la séance, Sonia était aux manettes et moi j’ai organisé une réunion avec les plus jeunes agriculteurs pour leur présenter le produit.

Ils sont 5 à m’écouter en regardant l’eau se transformer en gel.

Zal, Maouloud, Elhadji, Pape, et Samba ont les yeux écarquillés et ont du mal à croire se qu’ils voient et ce qu’ils entendent.

Après une heure de discussion nous avons pris la décision de faire des semis avec des salades, des navets, et du bissap (la boisson nationale voir page guide Sénégal, rubrique hébergement -restauration), dès le lendemain après avoir était chercher des graines à la ville.
J’irai leur chercher en camion avec ma doudou demain matin, Zal nous accompagnera.

Mardi, Sonia se lève avant moi et je l’entends discuter avec Tom à côté de Charly.

Notre Hollandais préféré, à décider de nous quitter. Il n’est pas très à l‘aise ici, et il devait de tout façon passer la frontière pour la Mauritanie le 5. Il aura avancé son départ d’une journée.

Il nous quitte vers 10h et c’est vraiment le cœur serré, que nous regardons s’éloigner, MÉGATRON.

Nous nous reverrons ! C’est promis car Tom est un homme merveilleux, c’est notre Papa de voyage, et avec lui nous avons vécu de grands

Préparation de la pluie solide

moments pleins d’émotions.

A bientôt TOM – ON T’AIME TRÈS FORT.

C’était très « joli » avec toi.

Il rentre en Hollande et durant les 8 prochains mois préparera son voyage jusqu’en Thaïlande par la route de la soie.

J’accuse le coup mais il faut passer à autre chose et en premier lieu, aller en ville chercher les graines.

Les pépinières

Nous sommes de retour vers 13h après avoir fait une très belle rencontre que je vous narrerai demain.

Pour l’instant, c’est l’avenir de nos cultivateurs dont nous allons nous occuper.

Pour faire nos semis nous avons choisi un petit espace abrité derrière chez Zal.

Nos agriculteurs sont là, plus quelques curieux qui ont entendu parler de la chose.

En 1 heure tout est fait et ils sont épatés par le produit et ses propriétés. Ils ont bien compris que cela peut très important pour eux.

Ils ont également assimilé la procédure pour l’utiliser, et se sont très bien débrouiller même si leur façon de faire paraît archaïque de temps en temps, mais ces jeunes sont ouverts d’esprits, veulent se prendre en charge et progresser. C’est génial !

Je leur ai laissé du produit pour qu’ils fassent d’autres tests. Pendant les 6 prochains mois.

Les moules des gamelles

Ils vont s’organiser en association et je les « tane » pour leur faire comprendre qu’ils doivent prendre leur destin en main.
Du coup, ils ont un projet de construction de charrue qui sera un outil formidable et plus efficace que les houes du moyen âge dont ils se servent.

Avant de quitter les lieux, un petit coin charmant mais jonché d’ordures en tout genre, un petit coup de morale et je profite d’avoir de la main d’œuvre et des râteaux pour commencer à nettoyer.

Ils sont sciés et me voyant commencer à nettoyer, s’y mettent tous et en 15 mn on a nettoyé la moitié du jardin.

« – Vous voyez si vous vous y mettez tout le village pourrait être propre très vite ».

Ils m’écoutent tous, sont scotchés, et se demandent qui s’est ce blanc qui n’arrête pas de bouger et de parler. En plus il ramène des produits magiques, certains pensent que je suis un peu marabout !!!

Je leur assure qu’il n’y a pas de magie là dedans et que seul le travail les sauvera et s’ils se groupent ils seront encore plus forts.

L’aluminium fond avant d’être coulé

Il est maintenant l’heure de manger et de se reposer un peu chez Maouloud.

En fin d’après midi, nous amenons Zal et Maouloud pour prendre un verre et diner en ville.

Direction le « burger city », où nous profitons de la connexion wifi pour mettre un peu le site à jour, envoyer des mails et contacter la famille.

Quand nous rentrons au village, il est 23h30, il fait nuit noire bien sur et dans le village sans électricité, tout le monde dort depuis longtemps.

Il fait bon et une petite brise agréable nous effleure, même dans Charly sans ventilateur nous n’avons pas eu trop chaud.

Ce matin réveil 8h30, ma chéri d’amour part courir et j’en profite pour faire une balade jusqu’au champs.

Les forgerons à l’oeuvre

A mon retour c’est une douzaine de gamin qui m’accompagne jusqu’au camion, Zal et d’autres ne tardent pas à nous rejoindre.

C’est un gros comité d’accueil, qui applaudit ma doudou à son retour du jogging, et du coup, tous les gosses singent Sonia pendant qu’elle s’étire.

Au final tout le monde est content rigole et applaudi.

Vers 11h nous repartons en ville pour passer un moment avec une famille exceptionnelle.
De père en fils ils sont forgerons et soudeurs, nous avons rendez vous dans leur atelier, enfin, leur abri, où après recup, ils font fondre tout l’aluminium qu’ils trouvent, et fabriquent des objets décoratifs, et des faitouts et marmites.

Avec de vieux ustensiles, ils fabriquent des moules en terre et coulent l’alu liquide par des orifices et en 5 minutes sortent une cocote, qu’il faudra simplement limer.

Le plus long est de trouver l’alu et la fabrication des moules éphémère en terre.

Ceux sont 3 frères, artistes minutieux et organisés qui avec des moyens d’un autre âge font des merveilles sous le regard de leur papa.

Merci à eux de nous avoir laissé les filmer pour vous proposer une vidéo rapidement.

Bravo à Ndiaga, le papa, Allé, l’ainé, Balla le cadet, et Omar le dernier.

De retour au village, on a construit un four solaire avec des boites à chaussure et du papier collant miroir.

Une famille exceptionnelle de forgerons ICI

A 14H30 il a été installé et 3h plus tard l’eau est à 60°, ils n’en reviennent pas.

Entre temps on est allé voir les pépinières d’hier et surprise le sol est encore humide.

Ce soir deuxième séance de cinéma avec l’épisode 2 de la trilogie de Mat Damon.

Et promis on vous met tout ça sur internet demain.

 


Samedi 8 juin 2013

Préparation d’un mariage

Depuis 2 jours il fait très chaud, le vent souffle mais ne rafraîchit pas bien au contraire, il assèche tout. On boit beaucoup.

Dans les champs les paysans ont commencé à moissonner le riz et Sonia s’est même essayée à la coupe avec une faucille. Le travail est pénible sous le soleil brûlant.

Les hommes coupent et les femmes dans un deuxième temps font des ballots qu’elles transportent jusqu’aux charrettes.

Une batteuse séparera les grains des tiges qui serviront à nourrir les animaux.

Quand les parcelles sont récoltées les Peuls viennent avec leurs troupeaux de chèvres et de vaches pour « nettoyer » les champs », l’avantage de la méthode, les bêtes mangent les restes jusqu’ aux racines et déposent aussi leurs excréments qui fertiliseront les champs.

Les plantations que nous avons réalisées avec le produit Mexicain commencent à germer mais il va falloir les couvrir avec des roseaux pour que le soleil ne brûle

pas les plans.
Un des carré que nous avions semé était à l’ombre et l’on a pu constater que le produit est beaucoup plus efficace..

Avant hier soir nous sommes allés en ville, et hier soir c’était soirée cinéma.

On leur a projeté les photos que Sonia avait prises depuis lundi, et après ils ont eu droit à « Jason Bourne », épisode 2 de la trilogie.

C’est pas son Bébé

On a terminé vers 23h30, les enfants étaient heureux et ont pu rester jusqu’à la fin puisqu’ils n’avaient pas école ce matin.

Depuis le début nous prenions la douche à l’extérieur sur le côté du camion mais hier je suis allé avec Maouloud me baigner au canal principal et c’était génial.

Aujourd’hui c’est la fête au village car il y a un mariage. Tout le monde est sur son 31 et le repas traditionnel servi est un riz blanc au bœuf « thiebou yap ».

De nombreuses femmes sont réquisitionnées pour cuisiner dans de grands chaudrons sur une des placettes du village. Les hommes d’un côté et les femmes de l’autre attendent à l’ombre des quelques arbres ou des tentes de fortunes installées pour l’occasion.

Le mélange se fera au moment de la danse.

La cérémonie religieuse a déjà eu lieu le mois dernier et là c’est la « teuf » avec plus de 300 invités.

Groupe électrogène, pour le jus et la musique à fond.

Nous avons déjà fait 3 interviews de notre nouvelle rubrique : « Les rencontres de News-roads, la vie autre part »

Ce soir nous en ferons 2 supplémentaires dont celui d’une femme.

Nous avons décidé de quitter le village demain pour partir plus à l’est en 2 étapes et nous reviendrons sûrement mercredi pour voir si les jeunes ont réussi à

rassembler tout ce qu’il faut pour créer un bio digesteur.

On vous embrasse
A bientôt.

 


Mardi 11 juin 2013

Aéré lao la gérante de la station service où on a dormi

Depuis samedi nous étouffons sous la chaleur, dimanche nous avons pris la route vers l’est, et plus nous avançons plus il fait chaud.

Sur la nationale 2, on roule les vitres ouvertes et même le vent est brulant, nos réserves d’eau également.

Nous sommes partis vers 15h de Richard toll pour nous poser 170 km plus loin à Aéré Lao, un tout petit bled.

Au départ, nous avions prévu de nous arrêter à Podor mais le gps n’est pas complet et nous n’avons pas trouvé la bifurcation alors nous avons continué jusqu’à la tombée de la nuit.

La route est défoncée et il nous a fallu 5h pour parcourir la distance.
Bonjour la moyenne.

Nous avons passé la nuit, dans une station service à la sortie de la ville ou nous avons partagé un moment avec la gérante et son beau frère.

Aminata et Amadou parlent très bien le Français et sont ravis d’échanger.

Elle est très cultivée et gère sa boutique et sa station sur informatique comme une vrai pro.

Les femmes ici aussi peuvent s’épanouir.

Nous les avons quittés hier matin pour revenir sur nos pas car la route est trop mauvaise pour continuer vers l’intérieur.

Il est 11h du mat lundi quand nous reprenons la route et il fait 38 °. Notre frigo qui fonctionnait bien au gaz jusque là ne supporte plus la chaleur et je suis obligé de l’arrêter.

Nous sommes bien décidé à trouver la ville de Podor qui est un ancien comptoir colonial sur le fleuve Sénégal.

Donc à Ndioume, nous nous collons au cul d’un camionneur qui nous a indiqué le chemin et cette fois ci, nous ne manquons pas l’embranchement ; nous prenons la bonne route sur notre droite, à Taredji. Il nous reste 15 km à faire sur la route qui n’en est plus une, même si, – Oh Miracle – nous rencontrons quelques ouvriers qui bouchent les trous avec des moyens dérisoires. La tache est immense et les travaux ne seront pas terminés de si tôt.

Son beau frère

Arrivée à Podor à 13h en plein « cagniar », le thermomètre affiche 41 °.

La ville est déserte, et tout le monde est à l’ombre, nous sommes les 2 seuls pèlerins à nous balader.

Le bord du fleuve est aménagé, un fort, des quais et de grandes maisons coloniales de commerçants bordent le fleuve.

Nous garons Charly sous un arbre, sur une placette, devant une ancienne bâtisse transformée en auberge ; l’auberge du Kétrour qui est le vrai nom de l’ethnie des toucouleurs. Juste à côté une mission catholique et une autre pension.

Nous sommes assoiffés et la faim nous tenaille.

L’endroit est charmant et on constate que des efforts sont faits pour restaurer et entretenir le site.

Charly à Podor devant l’Auberge du Kétrour

L’auberge du Kétrour est tenue par un Français.

Mots clés qui ont permis aux internautes de trouver cet article

  • aere lao au senegal
  • guidakhar

2 Responses to Le long du fleuve Sénégal

  1. JACQUES TON COEUR dit :

    Super reportage photos les zamours j’ai adoré

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