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Le Siné Saloum

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Le Siné Saloum

 

La région du Siné Saloum s’étend du sud de la petite côte jusqu’à la frontière gambienne. Elle couvre une surface de 180 000 ha on n’y trouve le parc national du delta du Saloum.

La région tire son nom des deux fleuves qui la traversent le Siné et le Saloum.

L’océan pénètre profondément à l’intérieur des terres, des fleuves et des Bolongs ce qui pose un problème de salinité.

La bande de sable qui mène à Djiffer

 

En effet ce phénomène conjugué à la déforestation, au déboisement met le delta en danger, il existe un gros problème pour la reproduction des poissons notamment et des fruits de mer.

Il est très difficile de trouver de l’eau douce même les forages très profonds conservent u un goût salé.

De plus les frayères de poissons et de coquillages ainsi que les huîtres disparaissent avec la mangrove ; préoccupant quand on pense que la pêche est la première activité pour les peuples de cette région.

Ils sont en majorité Sérères, mais de nombreuses ethnies ont élu domicile dans ces îles au nombre de 19.

Avec www.senegalaisement.com la carte du Siné Saloum

La carte du Siné Saloum

Office de tourisme du Siné Saloum

Par la route vous accédez par plusieurs axes différents :

Le port de Djiffer

–       à l’ouest par la côte le long de la lagune sur une bande de sable une petite route vous amènera jusqu’à DJifer et la pointe de Sangomar qui s’est détachée petit à petit du continent. De la piste sur les derniers km, si vous y allez en transport prenez un taxi brousse ou un car rapide. On traverse de très jolis villages de huttes, parfois des cochons s’y baladent, signe qu’une partie de la population est catholique. Par tempête la route est quelques fois un inondée et difficilement praticable mais si vous avez la chance de bénéficier de soleil, avec un taxi qui prend la piste hors des sentiers battus vous verrez de nombreux flamants roses et de superbes paysages.

–       Côté continent vous passerez d’abord par Fatick la ville du président de la république, puis vous rejoindrez Foundioune, avant de vous enfoncer au cœur du dédale de bras de mer qui forment le Delta.

–        Au sud de vous avez la Gambie puis des accès par Missirah, Toubacouta ou Sokone.

Vous pouvez rejoindre tous ces points par les transports en commun il vous faudra être patient les distances sont parfois longues et l’attente avant que le taxi brousse soit plein interminable. Les bus s’arrêtent partout et s’il n’y a pas d’embûches ou une petite panne vous avez de la chance.

Les tarifs ne sont pas chers vous avez toujours le moyen de négocier mais mettez vous d’accord sur le prix avant le départ. Quel que soit le

Transport mini bus

mode de transport si vous mettez vos bagages dans le coffre ou sur le toit ils seront taxés.

En partant de Dakar à six heures du matin en bus vous arriverez aux alentours de 11h30 à Djifer. Les taxis brousse sont plus rapides et quelquefois plus confortables sauf si vous êtes dans les places à l’arrière, ou votre tête touchera le plafond, vous ne verrez rien ni à l’avant ni à l’arrière ni sur les côtés, en se prenant pour une sardine. Les trajets ne sont pas toujours directs renseignez-vous au départ.

Quelquefois la place à côté du chauffeur ce négocie plus cher.

Tarif des transport en pirogue

Après si vous n’avez pas de bateau le seul moyen de transport est la pirogue ou le bac.

Là encore à vous y passerez beaucoup de temps. Et s’il pleut c’est folklo !!!

Les îles du delta du Saloum peuvent être le paradis pour les voiliers mais attention pour accéder à certaines parties bien cachées et très sympas il vous faudra éviter les bancs de sable traîtres.

En effet le débit des fleuves Siné et Saloum n’est pas assez important, il ne peut drainer le sable amassé par l’océan, formant des zones lagunaires.

Au milieu des bras de mer très larges on se retrouve quelquefois avec de l’eau aux genoux en plein milieu du fleuve.

Chaloupe obligé pour se rendre dans les îles du delta

Cette région est un autre Sénégal.

Les seuls bruits mécaniques que l’on perçoit sont les moteurs de pirogues ou les pompes à eau.

La mangrove sera toujours présente, mais posez vous sur l’une des îles et découvrez une autre vie, un autre rythme, sans rapport avec les formats occidentaux.

Chaque île à sa petite particularité et on commence à trouver pas mal de campements, tenus par des « toubabs » ou par des locaux.

Les femmes vont chercher du bois en pirogue

Vivez des moments fantastiques avec ces gens en restant quelques jours admirer les couleurs du levée du jour ou du crépuscule, aider les femmes à débarquer le bois mort de mangrove ou préparer avec elles les coquillages et les huitres. Pourquoi pas apprendre à fabriquer des jus de « bissap », de « bouye », ou de « ditakh », que vous serez allé chercher dans la brousse.

Leur société est assez matriarcale, et les femmes sont organisées en collectif et mettent en commun, des ventes, des achats et se font même des micros prêts entres elles. Des réunions, avec vérifications des comptes et cotisation sont organisées régulièrement.

Ce que ne savent pas faire les hommes, qui se concentre sur les cultures et la pêche, mais dans un désordre surprenant. Les jalousies, rivalités, us et coutumes de la gente masculine étant un verrou, à certains projets d’organisation.

Comme dans le reste du Sénégal vous constaterez que les hommes et les femmes ont des activités, précises et séparées, au quotidien ils ne font que se croiser.

 

Les ramassent aussi les coquillages

De nombreuses associations ou ONG comme « Voile sans Frontières » interviennent dans le Saloum, au niveau sanitaire, fonctionnel ou économique, mais le manque de suivi, de formation et des programmes inadaptés ou mal conçus sont légions.

Mots clés qui ont permis aux internautes de trouver cet article

  • toubacouta carte

Bientôt le Siné Saloum

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Bientôt le Siné Saloum

Sortie en mer avec Bernard

Bonjour nous voilà revenu au CVD depuis hier après-midi juste quand a éclaté le premier orage depuis le mois de décembre.

En effet Charly (le camion pour les nouveaux ou ceux qui ne suivent pas !!!) a reçu ses première gouttes de pluie depuis Meknès au Maroc, c’est à dire qu’il n’avait pas vu l’eau depuis le premier janvier.

L’orage a duré ¾ d’heure, un gros pipi de chat et aujourd’hui grand beau temps.

Nous en avons profité pour installer une bâche devant Charly et nous pouvons continuer à manger et bosser dehors à l’abri.

Revenons à dimanche !

Après avoir alimenté mes bio digesteurs, nous nous sommes préparés pour partir en mer avec Bernard le directeur du CVD.

Nous avons « appareillé » à 11 h et retour à 17 pour une journée de navigation  super cool.

Température idéale, mer plate et petite brise, ce qui a permis à ma doudou de profiter sans être malade même si à un moment elle a «

Devant la Maison des Esclaves

contrôlé » !!!

Mais tout a était génial, Bernard m’a laissé barrer jusqu’au retour, mais avant nous avions mouillé à l’île de Gorée juste devant la maison des esclaves, où nous sommes restés une heure le temps de prendre un bain et une petite collation que ma doudou avait préparée.

Puis nous avons navigué peinards, en profitant de ce moment délicieux.

Je me suis pris pour « Kersauson » l’espace d’un moment avec ma chérie sur le pont avant qui faisait bronzette.

Bernard sort souvent et dès que nous aurons l’occasion de grimper sur le pont de son bateau nous le ferons, histoire de se perfectionner en voile, et de prendre du plaisir.

MERCI BERNARD

N’gor

L’air du large fatigue et nous avons dormi comme des bébés.

Lundi nous étions en pleine forme pour rejoindre l’île de N’gor, vers 13h où nous nous attendait Jean pierre.

Mais en arrivant point de Jean pierre, alors on c’est installé chez Ibou au premier cabanon sur la plage, en attendant notre hôte.

Il est arrivé une gazelle et un bain plus tard ! L’attente n’était pas contraignante, nous étions au soleil les pieds dans l’eau.

Nous avons posé nos affaires chez lui, un petit cabanon comme on en trouve dans les calanques autour de Marseille.

L’île ne compte que 120 parcelles, appartenant à des artistes des notables ou des personnes fortunées.

Ce lieu de villégiature est devenu assez cher, et les heureux propriétaires qui ont investit il y a 30 ans, ont désormais un sacré capital.

Piscine naturelle devant chez France Gall

Cela dit, sur N’gor on ne se croit pas au Sénégal.

Pas de mosquée, pas de voiture, de scooter, ni même de vélo.

Les rues sont si étroites et tortueuses qu’il est très difficile de circuler en 2 roues.

Pas de bruit donc à part les quelques groupes électrogènes (il n’y a pas d’électricité), mais ils ne troublent pas la quiétude et le calme de l’île.

Le vent, le bruit des vagues de l’océan qui cognent sur les petites falaises et les roches volcaniques noires au nord et à l’ouest, couvrent tous les bruits artificiels.

Côté sud l’île donne sur une baie protégée en face de Dakar. Il y a la plage N°1 et la plage N°2.

On accède par des pirogues après avoir pris son aller retour (500 Fcfa) sur la plage derrière le restaurant « la brazérade ».

LES PHOTOS DE N’GOR

ICI

Lundi après midi après que Sonia ait grignoté une cuisse de poulet grillé, nous sommes donc passés chez Jean pierre et avons fait connaissance avec le personnage, autour d’une bouteille de rhum, que l’on a tué avant de ce rendre compte à 18h que nous les hommes n’avions pas mangé, et fait 30 m sur l’île.

Donc JP nous a d’abord amenés faire trempette dans une baignoire naturelle dans la roche volcanique, elle a simplement était rehaussée un « chouilla ».

A chaque vague un peu d’eau entre et se vide par un effet siphon, c’est génial.

Cette grande vasque en pierre se trouve sous les baies vitrées de France Gall que l’on a aperçu, furtivement.

C’est une personne très discrète qui sort très peu. La maison de son fils jouxte la sienne.

Après ce bain fabuleux nous avons fait le tour de l’île avec notre guide qui connaît beaucoup d’anecdotes sur les lieux et leurs occupants.

Très peu de personnes habitent à l’année ici à part le personnel de maison et les gardiens.

Nous avons croisé en tout et pour tout une quinzaine de personnes le soir en comptant les soldats du « centre d’entrainement tactique ». On y a même pris un pot mardi soir, c’est la première fois que je rentrais dans un camp militaire en maillot et torse nu, où les gars n’ont pas de tenue, te servent de la bière (pays musulman) et où pendant que certains s’entrainent en trottinant en rond sur la minuscule plage devant, d’autres écoutent de la musique sur des hamacs.

Dommage que certains aient fait des constructions à la « one again » et qu’il n’y ait pas eu d’harmonie autour des premiers cabanons.

La plage 1 de N’gor

Mais l’endroit reste sauvage et génial. Nous avons eu en plus la chance d’y séjourner pendant le ramadan. Il n’y avait personne même la journée.

D’habitude beaucoup plus de monde vient profiter de la beauté particulière de l’île, de son calme et de sa propreté.

Lundi soir nous nous sommes couchés assez tôt mais il y avait un problème sur l’installation solaire chez JP. Et pas de jus ! Ce qui veut dire pas de ventilo ! Ce qui veut dire chaleur et moustiques.

Et même moi qui ne crains pas du tout les sales bestioles, là pendant 2 nuits nous avons morflé.

Malgré la chaleur et le grattage nous sommes restés jusqu’à mercredi chez JP tellement nous nous sommes régalés avec ce personnage hors du commun, en plus dans un cabanon au charme exceptionnel.

Mardi matin comme tous les mardi Jean pierre devait rendre visite à sa maman et son papa Sénégalais, qu’il tenait à nous présenter.

Nous avons accepté l’invitation et avons eu l’honneur de connaitre deux très belles personnes.

JP, Lamine, Marie Louise, Moi et Sonia

Tout d’abord Lamin Joseph, un catholique qui s’habille en boubou, très classe. Un vieux monsieur qui perd la vue petit à petit par la négligence de certains médecins.

Mais dont le cerveau et l’attention fonctionne mieux que chez certains jeunes.

Lamine 93 ans

Et Marie Louise, cette dame, descendante d’un rescapé du radeau de la méduse, dont le mari a longtemps était un dirigeant important du Sénégal et de l’Afrique de l’ouest, nous a reçu comme si nous étions ses enfants.

Nous avons passé un moment formidable avec des gens d’exception.

Nous avons hâte de les revoir mardi prochain.

Mardi après midi nous avons fait farniente sur la plage N°1 après avoir déjeuné, dans un bon

83 ans

Marie Louise

petit restau pas loin du stade Demba diop « l’oasis ».

Le soir poisson grillé chez Seck un des membres de la mafia des piroguiers, ancien rugbyman ayant trainé ses crampons en France et encore très bien conservé.

Je vais vous laissé car nous devons rejoindre Estelle une amie qui bosse au consulat et qui doit nous en dire plus sur nos visa.

A plus tard.

 


Mardi 23 Juillet 2013

Chez JP à N’gor

La soirée chez Estelle c’est très bien passée, et espérons la revoir bientôt.

Elle doit repartir en France mais avant on va essayer de se faire quelques jours en « Pays Bassari ». Une région super isolée à la

 

frontière Guinéenne, qui vous transporte dans une autre dimension d’après ce qu’en disent ceux qui y ont séjourné.

Donc à voir, mais on ne fait plus de plan parce que le plan Casamance est tombé à l’eau hier matin quand j’ai voulu prendre les billets pour Ziguinchor les guichets étaient surpeuplés et les portes se sont fermées juste devant notre nez.

Nous sommes obligés de reporter mais ce n’est pas très cool surtout pour les gens qui viennent au Sénégal et qui voudraient descendre en bateau en Casamance.

Accueil et organisation inexistante, et après çà ils nous mettent un VISA depuis le premier juillet.

Je ne pense pas qu’ils relanceront le tourisme de la sorte. On verra bien !!!

Ce we nous nous sommes occupés de nous et nous sommes fait une nuit dans un hôtel tout confort après avoir eu notre premier cours de cheval.

Eh oui ! Vous avez bien lu, du cheval car en prévision de nos futures aventures, il est peut être pas trop « con » d’apprendre à monter à cheval, on ne sait jamais si plus tard en Argentine on nous propose de rester dans un ranch !!!

Samedi et dimanche ont été très cool d’autant que c’est bon, la saison des pluies commence et les averses se font de plus en plus nombreuses mais surtout la nuit.

Le système d’adduction et d’écoulement d’eau à Dakar est assez obsolète alors dès que les premiers orages éclatent, c’est encore plus le  « bordel » que d’habitude puisque de nombreuses rues défoncées sont alors inondées.

Depuis 3 jours j’ai contacté plusieurs fondations pour nos projets, et du 2 au 4 août nous participons à une opération  de reboisement à Fatik, où 50 palmiers le seront avec de la « lluvia solida » ce sera là notre premier test grandeur nature et officiel, en présence du Président de la République du Sénégal s’il vous plait !!!!

Arrivée à Djiffer

En attendant comme nous ne pouvions pas descendre en Casamance, un ami, Ibrahim, dont ne vous avons pas encore parlé, nous a proposé d’aller avec lui sur un village de pécheurs dans le Siné Saloum.

Il y est déjà descendu en Mars avec l’Assos « Voiles sans frontière », et s’intéresse à ce village parce qu’il y a des ruches et est spécialiste apicole.

Nous partons jeudi matin de bonne heure en taxi brousse jusqu’ à Djifer, et puis la pirogue jusqu’au village.

Après, immersion jusqu’à lundi prochain.

Aujourd’hui nous sommes revenus voir Marie Louise et Joseph Lamine, en compagnie de Jean pierre, comme la semaine passée, et cette matinée fût aussi belle que la rencontre précédente.

Le résumé depuis la semaine passée est terminé.

On essaye de vous faire un coucou avant de partir jeudi mais à mon avis le black out sera jusqu’ à lundi prochain.

On vous aime toujours autant.

Première série de photos sur le Siné Saloum

 


Gaetan alias Ibrahim

Jeudi 25 Juillet 2013

4h du mat le téléphone sonne il est l’heure de se lever.

En effet depuis mardi nous devions partir en Casamance, mais il y a eu changement de programme et nous partons pour le Siné Saloum.

Taxi à 5h et bus ndiaga ndiaye à 6 h Thiaroye jusqu’à Djifer. Arrivée à 11h 30 quelques courses et 2h30 de pirogue pour l’île et le village de Diogane.

Avec nous le fils du chef de village, qui le deviendra un jour mais pour l’instant il se concentre sur les élections législatives.

En effet IB (diminutif de Ibrahima) veut devenir député. Il en a marre de voir tous ces politiciens qui une fois en poste ne pensent qu’à leur carrière, et ne font plus rien pour leur région. Il aimerait faire beaucoup de choses et à des idées.

Maintenant est ce qu’il restera ce qu’il est ou fera t il comme les autres … Je lui ai proposé de me faire une lettre de promesses et de la lire

Iba au centre le fils du chef de village

dans 5 ans s’il est élu, on verra bien.

Sur la pirogue il y aussi Salif le responsable de la centrale solaire au village, Moussa et Sekou le chef du thé !!!

Une passagère avec son enfant, et bien sur Ibrahim qui nous à permis de venir, ma doudou et moi.

La pirogue vient 2 fois par semaine jusqu’ Djifer pour faire le ravitaillement du village.

On transporte des tôles en zinc, du ciment, des provisions pour les 2 boutiques du village et des commandes spéciales de certaines personnes. On a même il charrette mais simplement pour faciliter le transport des marchandises. Pas d’animaux aujourd’hui.

Le trajet en bus a été long pour ma doudou, pas beaucoup de place, de nombreux arrêts, quelques secousses sur la dernière partie qui est en latérite, et des Sénégalais qui montent et descendent sans arrêt.

Le parcours en pirogue est plus sympa, même si le soleil tape il fait bon sur l’eau, le silence, nous envahit et le décor est magique.

Iba

On vogue au milieu du Saloun, bordé de mangrove. Nous stoppons au premier village où un vieux monsieur et une femme « fait du stop », nous les chargeons pour les déposer quelques km plus loin.

On dépasse un village hôtel superbe, le « Delta Niominka » qui signifie « Delta des pécheurs », mais nous sommes en basse saison et les lieux ont l’air déserts, on n’aperçoit que le personnel qui déambule dans les allées.

Il y a 18 îles villages dans le Saloum divisées en 3 communautés rurales. Nous arrivons chez nos hôtes où des nombreux enfants attendent la pirogue pour décharger.

Première impression, c’est très différent de Guidakhar où nous avons bossé. Ils ont une centrale électrique solaire, et 50 citernes individuelles qui alimentent les maisons en plus de la station principale issue d’un forage à 300 m de profondeur.

Il on l’air organisé et nous allons donc pendant 4 jours voir ce qu’ils ont déjà mis en place depuis plusieurs années avec des ONG et essayer de leur apporter un petit plus en les informant sur la bio digestion, tandis que Ibrahim se chargera des ruches.

Nous sommes installés dans la maison commune ou maison des jeunes. Sommaire mais agréable. C’est un bâtiment en dur propre où nous avons un WC et un coin douche.

Nous serons comme des rois pendant le séjour.

Le village est spacieux, propre, et grosse particularité, le sol est jonché de coquillages et de coquilles d’huitres.

Attention ne pas marcher pieds nus, à part si vous êtes nés ici.

Les gens du Saloum sont tous de l’ethnie Sérères, et musulman, et puisque c’est le ramadan, ils jeunent mais ont quand même préparé à manger pour Sonia et moi.

 

Poisson-riz, ou riz-poisson, en général c’est le régime à Diogane mais durant le séjour nous aurons droit à quelques variantes et à un

Le fruit du palmier rognier

yassa-poulet succulent préparé par la femme de IB, le futur député.

En fin d’après midi nous avons fait le tour du village et avons fini à la « cabane ». Ce que l’on appelle autre part la maison des palabres, une hutte au bord du fleuve où ils on installé une TV.

Nous avons discuté jusqu’à 22h avant de rejoindre les paillasses. Il était temps car la fatigue était là (nous n’avons pas l’habitude de nous lever à 4h du mat).

Il a fait très chaud la première nuit (pas de ventilo…) mais nous avons quand même passé une bonne nuit.

Vendredi, levée 8h30 et visite de l’Imam qui est le père de Salif et du père de IB qui est le chef de village, après une réunion avec nos hôtes afin de leur expliquer plus en détails le fonctionnement des bio digesteurs.

Ils sont passionnés par le sujet, et comprennent l’intérêt du système pour eux et toute les îles.

Surtout IB qui pense aux élections … Et avec un programme de développement du bio gaz, il peut rassembler de nombreux électeurs.

Ah ! ces politiciens…

Réunion avec les femmes du village

Ils nous expliquent également le fonctionnement du village, leurs expériences passée, bonnes et mauvaises, et leurs différents projets d’améliorations.

Leur gros problème depuis un moment c’est la station de désalinisation qui ne fonctionne plus. Ce n’est pas par manque d’entretien mais simplement parce que les 2 filtres livrés au départ, sont nases, et malgré les demandes de remplacement faites, le matériel n’est jamais arrivé.

Il y a peut être une explication :

Ce matériel a été payé et installé par le Japon qui en 1996 avait signé des contrats de pêche intensive avec le gouvernement Sénégalais.

Mais depuis les contrats ont été cassés et … Plus d’abonnés au numéro que vous avez demandé.

Pire l’état et ses dirigeants qui se sont « gavés » avec ces opérations, se sont complétement déchargés de leurs responsabilités, et laissent ces gens boire de l’eau salée et saumâtre sans scrupule.

Un scandale de plus.

Les sérères dans le Saloum sont des communautés matriarcales, et on a pu le constater à Diogane ou les femmes sont organisées en plusieurs comités et tiennent les cordons de la bourse.

Tandis que les hommes, s’occupent des champs et de la pêche sans aucunes activités collectives, les femmes qui s’occupent de la maison, de la cuisine, du bois qu’elles partent chercher en pirogue tôt le matin, gagne également leur vie en récoltant des coquillages et huitres sauvages dans la mangrove.

Elles ont une caisse commune, à laquelle elles cotisent et se font même des micro-crédits entre elles pour les urgences ou les besoins importants.

Nous les avons rencontrées, à l’ombre d’un arbre, pour les féliciter tout d’abord et pour leur présenter la bio-digestion.

Elles ont été très attentives et ont vu elles aussi les biens faits  de la méthode, pour elle cela pourrait représenter un gain de temps et

Les femmes rentrent du ramassage des coquillages

d’argent énorme.

Elles ont peur du gaz et me l’ont fait savoir mais je les ai rassurées puisque le méthane est un gaz non explosif.

Au terme de la réunion, elles se sont mises à chanter et danser spontanément en espérant que l’on puisse mettre ça en place rapidement.

Puis après la grande prière ce fût le tour des hommes, dans la cour de la mosquée.

Sonia était là, elle a tout filmé, sans aucune contrainte de la même manière qu’elle l’avait fait avec les femmes.

J’ai fait le même spitch et ils ont été aussi intéressés et attentifs que ces dames.

Rencontre avec le chef du village et l’imam

Seule différence, j’avais félicité la gente féminine, alors que j’ai commencé mon exposé l’après midi en disant aux « mecs » qu’ils pouvaient prendre exemple sur le mode de fonctionnement de leurs chères et tendres car question organisation et boulot ils ne leurs arrivaient pas à la cheville.

En présence du chef et de l’imam, certains faisaient la tronche, mais il n’y a que la vérité qui blesse.

Après toutes ces palabres nous sommes partis faire un tour en pirogue à rames sur le fleuve et les bolongs – les 3 toubabs avec IB Salif et Moussa les inséparables – On en a profité pour essayer de pécher en observant la mangrove.

Je me suis revu 19 ans en arrière quand nous étions à Iquitos en Amazonie avec Fac Christophe et Jean marc mes acolytes de l’époque. Exactement le même environnement et les mêmes scènes de vie.

La pêche n’a pas été fructueuse, heureusement la femme à IB nous a préparé un Yassa poulet de folie que nous avons dégusté le soir à « la

Bain dans le fleuve

cabane », sous les étoiles.

Cette nuit là, a été la plus fraiche, il a plu et nous avons pu dormir normalement. Les autres nuits ont été difficiles, pas à cause des moustiques puisque nous avions une moustiquaire, obligatoire dans le coin, mais sans ventilo, nous avons eu très chaud.

LA BROUSSE DE DIOGANE AU DÉBUT DE L’HIVERNAGE

ICI

Samedi la journée a été consacrée à leurs projet de mise en valeur de leur patrimoine, puisqu’ils veulent créer un village de 3 cases pour recevoir des touristes ; nous avons donc passé la journée avec Sonia à leur expliquer les bases du tourisme écolo, avec un peu de formation sur Excel et leur scanner qu’ils n’arrivaient pas à faire marcher.

Les poisson du fleuve

Le soir nous avons diné avec des carpes noires du fleuve grillées, accompagnées du thé toujours préparé par Sékou, la personne déléguée au thé.

Toujours en 3 fois, amer, doux et sucré ou encore la mort, la vie et l’amour.

Nuit infernale !

Par contre dimanche nous avions décidé de faire une balade en brousse comme ils disent ici. Ibrahim étant mal foutu est resté au lit, et nous sommes partis avec les 3 compères inséparables.

Nous avons fait une merveilleuse balade de 5 heures, traversant lagunes, prairies, mangroves, champs de manguiers et de pommes cajou.

Ils étaient fiers de nous montrer leur terre, et nous sommes tombés sous le charme.

Surtout juste avant de rentrer au village nous avons fait un détour par les cimetières sérères qui sont en fait d’énormes monticules de coquillages sous lesquels sont ensevelis les anciens avec leurs biens. Nous y avons même trouvé une vieille poterie en terre cuite, qu’ils ne

Crépuscule à Diogane

savent plus travailler de nos jours.

Sites impressionnants du haut desquels (20m) vous avez une vue imprenable sur le Saloum la brousse les mangroves les centaines de baobab tous plus beaux les uns que les autres.

L’après midi fût repos avant le festin du dernier soir, pour lequel ils ont sacrifié une chèvre que l’on a faite grillé.

Nous sommes partis lundi matin la boule au ventre après ces 4 jours fabuleux. Nous avons rencontré des gens merveilleux qui n’ont rien et vous donnent tout.

Des moments authentiques, simples qui nous ont rempli de bonheur.

Elle vont chercher de l’eau au puit

Merci à vous les gars, et merci à Ibrahim sans qui nous n’aurions jamais connu nos nouveaux amis, à très bientôt je vous le promets !

Départ, 8h pour 3 h de pirogue, pleine à chavirer ; un petit passage dans l’océan avant le retour à Djifer pour soigner la nausée de ma doudou ; un taxi 7 places jusqu’à M’bour, à fond les gamelles par des pistes et raccourcis que le bus n’avait pas pris à l’aller, mais que le cousin de l’oncle du premier gagnant du Paris – Dakar n’a pas hésité à prendre avec sa vieille 505 peugeot automatique

Le ditakh un fruit dont on fait un très bon jus peu connu

.

Le deuxième 7 places jusqu’à Dakar fut beaucoup moins intéressant.

Nous sommes donc rentré hier vers 14h30, avons passé une très bonne nuit et ce matin comme depuis 3 mardi, sommes allés rendre visite à Marie Louise et Joseph Lamine.

Nous avons pris un bon repas à « L’oasis » en compagnie de Jean pierre et la « doyenne » où elle n’a pas eu peur de se taper une bonne bière pression à 83 ans quand même.

La fleur de Boabab

Voilà nos dernières péripéties, et le détour par le Siné Saloum au Sénégal nous paraît maintenant obligatoire pour les gens voulant découvrir le pays.

 

A bientôt.