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Le long du fleuve Sénégal

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Le long du fleuve Sénégal

Jeudi 30 Mai 2013

Départ du CVD à 11h, il commence à faire très chaud et il y a beaucoup de circulation.

Je colle au cul de Tom qui ouvre la route tranquille.

Jusqu’à Rufisque, c’est un calvaire avec les travaux à la sortie de la ville, les véhicules en panne, les bus, les taxis, les camions, les charrettes dans tous les sens, je vous assure c’est folklo mais il faut être super vigilant parce que un gamin peut vous sortir entre 2 voitures ou un animal, donc prudence et on roule très doucement.

Nous avons pris sur la gauche à la sortie de l’agglomération par une petite route dans un premier temps, puis on a continué par la piste jusqu’au lac rose.

Vous le connaissez, l’endroit a été rendu célèbre par les arrivées du rally, Paris-Dakar.

Effectivement il peut devenir très rose, mais pour cela, le soleil doit taper fort et le vent doit souffler.

Lorsque nous nous sommes approchés, les quelques marchandes et camelots nous ont assailli, mais très gentiment et nous avons pu discuter un long moment avec ces gens qui nous on un peut expliquer comment était récolté le sel produit dans le lac.

Autrefois les femmes faisaient l’extraction mais elles ne sont plus autorisées à le faire.

Les images du lac Rose ICI

Des fausses couches et des avortements en nombre élevés ont amené cette décision.

Et pour cause, les hommes désormais passent le plus clair de leur temps de travail dans l’eau salée à casser la croute de sel au fond du lac pour le ramasser avec un panier qu’il vide sur leur barque pirogue.

Ils reviennent sur la berge avec une tonne de sel qui sera déchargé par les femmes avec des bassines de 30 kg sur la tête.

A ce moment la le sel est pratiquement noir parce que sale mais le séchage le blanchira, au fil du temps.

Il y a trois types de sel, dont ils font le commerce. 24000 tonnes sont récoltées chaque année.
Le lac fait jusqu’à 3 m de profondeur et sous le lac il y a une nappe d’eau douce. Des puits ont été creusés où les ouvriers viennent se rincer après le travail avant

de s’enduire le corps de beurre de karité.

Nous sommes en saison basse et il n’y a plus de touriste.

Le gouvernement s’apprête également à instaurer un visa pour l’entrée au Sénégal, alors que s’était gratuit pour les Européens.

Le pays n’est pas dans un bel état, et le redressement sera difficile. Les infrastructures hôtelières manquent d’entretien.

Et il faudrait un plan immense pour sauver le tourisme au Sénégal.

Tous les restaus sur le bord du lac étaient fermés ou vides, alors près avoir passé une heure en plein soleil à discuter avec tous les gens autour de nous, nous sommes remontés dans les camions pour longer le lac par la piste vers le nord , pour rattraper une petite route plus directe que la nationale, mais complètement défoncée.

On a mis 2h30 pour faire 80 bornes, mais on est passé par des villages où ils ne voient plus grand monde depuis qu’il y a la nationale.

Et les enfants nous faisaient :

– des grands saluts et bonjours
– mais aussi, des «donnes moi l’argent toubab »

La route a été fatigante, on a roulé autant sur le bas côté, que sur la chaussée.

Elle ne s’est améliorée que quelques km avant M’boro ; nous avons traversé un village où le marché occupait la rue et les femmes étaient obligées de retirer

leur parasol s’était folklo.

De tout façon si Tom passe avec son camion je passe avec le mien. Donc « no soucis ».

Nous sommes maintenant sur la grande côte, qui s’étant au nord de Dakar, et plus particulièrement dans la région des Niayes.

C’est un des endroits maraîchers du Sénégal.

Il y a de nombreuse petites parcelles, cultivées, et des plantations de manguiers. C’est bientôt la saison, et Sonia salive d’avance.

Arrivés, à M’boro, je connais le chemin et passe devant Tom, il est 17h quand nous entrons chez Nicolas et Aminata au Campement des Niayes.

On installe les véhicules, et venons prendre une bière au bar, il fait super chaud, et notre Hollandais préféré a très soif.

Sébastien sur un palmier

Nicolas n’est pas là mais sa femme nous dit qu’ils sont chez Raymond avec Alain et qu’ils nous attendent. Finalement Alain est passé nous prendre pour boire l’apéro chez Raymond puis on s’est envoyé une épaule Phacochère avec des haricots blancs. 4 btl de rouge.

Très bonne soirée et dodo après une cigarette qui rigole.

Hier matin Nicolas nous a fait découvrir ce que l’on appelle aujourd’hui ici la petite Casamance. Juste derrière le campement on s’enfonce dans la brousse, et l’on découvre les champs et des palmiers à la pelle. Et après 5 ou 6 km il nous a présenté Sébastien que vous pourrez voir dans nos futures vidéos de présentation.

C’est homme récolte le vin de palmes avec ses amis et son équipe, il y a Kempes, Casimir, André-John, Paul et les autres.

Nous avons partagé le vin de palmes, un peu acide au début, mais agréable ensuite.

Sébastien nous a tout dit sur son métier qui est toute sa vie en fait.

Ce fût une très belle rencontre, authentique et pleine d’émotion. Regardez les photos et vidéos.

Un seul outil, un couteau qu’ils attachent au bout d’une perche, des bouteilles plastiques, une pointe en bois et des feuilles de palmiers qu’ils tressent pour faire des entonnoirs et leurs arceaux pour grimper.

Le tour est joué vous avez du vin pendant quelques jours après il faudra changer d’arbre.
Nous n’avons pas vu le temps passé, j’ai repris plusieurs fois du vin de palmes et nous les avons laissé jusqu’à notre prochain passage.

Après midi cool avec premier test du produit miracle de Sergio Rico chez Nicolas.

Nous avons planté un rosier et une plante tropicale, il continuera plus tard les essais avec d’autres espèces et sur des plans de légumes.

Ce matin Alain nous a fait visiter le chantier sur lequel il bosse depuis 6 mois.

Le vin de palmes coule dans les bouteilles

Une centrale électrique au fuel dessiner par une sté Finlandaise, financée par des capitaux privés, et dont la majorité de la production servira à alimenter une

mine de zircon, la région alentour n’aura que des miettes.

Je ne veux pas m’avancer mais il me semble que lorsqu’on drague les fonds marins, on détruit un peu l’écosystème, non ?

La concession de cette mine est de 25 ans, pendant lesquels on va soustraire à la mer des millions de tonnes de sable.

Dans le coin on trouve aussi le cher Monsieur Mittal, vous connaissez ?

En France il a fait pas mal de dégâts. Ici il exploite du phosphate depuis longtemps. Mais qu’a eu le peuple en retour ?

RIEN

Même pas de programme de développement. Il n’y a toujours pas l’eau courante, ni l’électricité ce matin avant d’arrivée au site nous avons dépassé plusieurs villages où les enfants étaient de corvée d’eau et pieds nus il vont tirer l’eau au puits pour ramener chaque bidon jusqu’à la maison qui n’est souvent qu’une simple case en palmier tressé.

Après midi écriture et ce soir nous avons regardez la défaite de Toulon en finale du top 14 de rugby.

Ce soir il a l’air de faire moins chaud que la nuit dernière.
Demain on remonte encore au nord direction le Zébra Bar environ 200 km

Bisous A+

1

 


Dimanche 02 Juin 2013

Le voleur de mangue

Zebra Bar

Nous sommes partis ce matin du campement des Niayes, vers 10h, Raymond et Alain sont venus nous dire au revoir. Nous reverrons ce petit monde dans quelques jours lorsque nous reviendrons dans le sud, sauf Alain qui a terminé sa mission sur le chantier de la centrale qu’il nous a fait visiter.
Mais la bonne nouvelle c’est qu’il enchaine sur une autre centrale en construction au Mali où l’attend sa copine Viviane que nous avions connu 3 mois plus tôt.
Quand nous passerons à Bamako, ils pourront nous guider un peu.

De M’boro nous avons rattraper la nationale à Tivaouane, après avoir pris de la monnaie au distributeur et fait le plein de Charly.

Il a fait très chaud sur la route et un flic a pris Sonia en flag sans ceinture, ce qui veut dire et vous l’avez déjà compris qu’on a été obligé de lui lâché 10000 F cfa (15€) sinon c’était un peu plus cher.

Plus loin à un autre contrôle Tom c’est fait alpaguer aussi, mais il est passé à l’as.

Le Bar du Zebra Bar

 

Nous nous sommes arrêtés dans uns petite ville vers 14h pour manger un morceau et prendre le frais pendant une heure.

34 km avant Saint Louis nous avons bifurqué sur la gauche pour prendre une piste (13km pas trop défoncée) en direction du « Zebra Bar ».

Le site est exceptionnel. Ils sont perdus au bord du fleuve Sénégal et pas loin de l’océan en plein dans le parc national de la langue de barbarie.

Nous sommes seuls et avons discuté avec le proprio, qui est un suisse de Zurich après le repas du

Le mirador

soir.

Il est arrivé ici il y a 17 ans et a tout construit de ses mains avec beaucoup d’idées originales, et de la recup.

Au dessus du bar il a même érigé un immense mirador qui offre un point de vue fabuleux.

Nous n’avons pas de wifi et je ne sais pas quand je pourrais vous transmettre tout ça.

Maintenant il n’est pas tard, nous sommes un peu fatigué de la route et les moustiques arrivent alors nous allons profitez des quelques degrés en moins de la nuit pour nous reposer. On a juste 25° et ma doudou a mis un gilet ce soir.

Demain on retrouve notre village Guidakhar pour de nouvelles aventures.

Gros bisous à tous.


Lundi 03 juin 2013

A Guidakhar

 

Nous quittons le ZEBRA Bar vers 10h après avoir réglé la note. Ce camping est vraiment bien mais beaucoup plus cher que les autres, normal, en plus en arrivant vous devez payer également 2000 Fcfa pour l’entrée du parc car le campement est en plein parc national, mais le ticket est heureusement valable pendant un mois.

Anecdote : Sonia ce matin, déjeunait dans le camion, nous étions à la réception pour la note, un animal monte sur le siège passager, elle s’approche en pensant à un chien, (il y en a plusieurs sur le site, « – Allez vas couché ! »
Mais ce n’est pas un chien, c’est un gros singe rouge, un matas. Il avait vu une mangue sur le tableau de bord, il a eu aussi peur quelle quand elle a crié et à détaler à toutes vitesse, pour se régaler un peu plus loin.

Nous passons par la périphérie de Saint Louis, qui est toujours aussi sale, et prenons la direction de Rosso et Richard Toll.

Il fait chaud la route est bonne, Tom est devant. Nous arrivons à Richard Toll vers 13h, où nous nous arrêtons pour déjeuner à l’entrée de la

Les enfants du village

ville, au burger city.

Pas de burger mais un plat Sénégalais qui change tous les jours aujourd’hui il y a Ti bou dien et du bœuf.

On se détend pendant une heure avant de rejoindre Guidakhar, on en profite également pour regarder nos mails puisqu’il y a le wifi.

Les patrons sont français, ils ont ouvert une boulangerie à Saint Louis il y a dix ans et ici le commerce marche depuis 3 ans.

Nous leur promettons de passer à nouveau, ils sont sympas et nous pourrons nous connecter.

Maouloud nous attend à l’entrée du village, ils sont tous impatients de nous retrouver.

Nous nous posons à côté de la grande mosquée mais Maouloud préfère que nous stationnions derrière chez lui.

Les villageois sont heureux de nous revoir et sont encore plus impressionnés par le camion de Tom.

Tout le monde est autour de nous et certains nous avouent qu’ils avaient peur que l’on ne revienne pas. Ils sont soulagés maintenant.

 

LE VILLAGE ET SES HABITANTS ICI

Évidemment, à peine arrivés il faut manger car la maman de Maouloud nous a préparé un riz au poisson. Nous n’avons pas faim car il fait chaud et nous avons déjeuné il y a une heure, mais nous faisons honneur à notre hôte.

Puis le thé traditionnel, bien sur en 3 fois : amer, doux et sucré (voir l’étape précédente du mois de janvier à Guidakhar).

Vers 17h nous prenons la direction des champs qui sont complétement transformés par rapport à notre passage précédent.

La campagne est verte car ils ont bientôt terminé la première culture du riz, la seconde commencera dans quelques semaines avec la saison des pluies.

Une partie des champs sera libérée après la récolte de l’oignon, qui bat son plein.

La balade a duré jusqu’à 20h et nous rentrons au village au soleil couché.

Ils sont toujours très fiers de nous montrer le fruit de leur travail. Demain nous ferons les premiers essais avec le produit miracle.

Mais pour l’instant les petits et les grands savent que les « toubabs » vont faire le cinéma tout le monde attend en piétinant et gesticulant autour de nous. C’est un vrai poulailler qui fait un vacarme assourdissant.

La nuit est maintenant tombée, Tom est fatigué et veut se coucher, mais avant il me prête 2 rallonges que l’on branche à son camion, Maouloud s’occupe de trouver une table et un drap blanc (qui sera jaune finalement), tandis que Zal, l’électricien de service, doit nous ramener son ampli et des enceintes comme la fois d’avant.

Tout est prêt, et après quelques réglages délicats, le son crache et on peut regarder « La vengeance dans la peau ». Ils adorent les films d’action.

Il y a du monde et l’auditoire est attentif. Mais il est déjà très tard et les petits ont école demain. Les mamans viennent chercher leurs enfants non sans mal !!!

Il est plus de 23h quand la projection se termine et ceux qui sont restés jusqu’au bout sont ravis.

Pendant la séance, Sonia était aux manettes et moi j’ai organisé une réunion avec les plus jeunes agriculteurs pour leur présenter le produit.

Ils sont 5 à m’écouter en regardant l’eau se transformer en gel.

Zal, Maouloud, Elhadji, Pape, et Samba ont les yeux écarquillés et ont du mal à croire se qu’ils voient et ce qu’ils entendent.

Après une heure de discussion nous avons pris la décision de faire des semis avec des salades, des navets, et du bissap (la boisson nationale voir page guide Sénégal, rubrique hébergement -restauration), dès le lendemain après avoir était chercher des graines à la ville.
J’irai leur chercher en camion avec ma doudou demain matin, Zal nous accompagnera.

Mardi, Sonia se lève avant moi et je l’entends discuter avec Tom à côté de Charly.

Notre Hollandais préféré, à décider de nous quitter. Il n’est pas très à l‘aise ici, et il devait de tout façon passer la frontière pour la Mauritanie le 5. Il aura avancé son départ d’une journée.

Il nous quitte vers 10h et c’est vraiment le cœur serré, que nous regardons s’éloigner, MÉGATRON.

Nous nous reverrons ! C’est promis car Tom est un homme merveilleux, c’est notre Papa de voyage, et avec lui nous avons vécu de grands

Préparation de la pluie solide

moments pleins d’émotions.

A bientôt TOM – ON T’AIME TRÈS FORT.

C’était très « joli » avec toi.

Il rentre en Hollande et durant les 8 prochains mois préparera son voyage jusqu’en Thaïlande par la route de la soie.

J’accuse le coup mais il faut passer à autre chose et en premier lieu, aller en ville chercher les graines.

Les pépinières

Nous sommes de retour vers 13h après avoir fait une très belle rencontre que je vous narrerai demain.

Pour l’instant, c’est l’avenir de nos cultivateurs dont nous allons nous occuper.

Pour faire nos semis nous avons choisi un petit espace abrité derrière chez Zal.

Nos agriculteurs sont là, plus quelques curieux qui ont entendu parler de la chose.

En 1 heure tout est fait et ils sont épatés par le produit et ses propriétés. Ils ont bien compris que cela peut très important pour eux.

Ils ont également assimilé la procédure pour l’utiliser, et se sont très bien débrouiller même si leur façon de faire paraît archaïque de temps en temps, mais ces jeunes sont ouverts d’esprits, veulent se prendre en charge et progresser. C’est génial !

Je leur ai laissé du produit pour qu’ils fassent d’autres tests. Pendant les 6 prochains mois.

Les moules des gamelles

Ils vont s’organiser en association et je les « tane » pour leur faire comprendre qu’ils doivent prendre leur destin en main.
Du coup, ils ont un projet de construction de charrue qui sera un outil formidable et plus efficace que les houes du moyen âge dont ils se servent.

Avant de quitter les lieux, un petit coin charmant mais jonché d’ordures en tout genre, un petit coup de morale et je profite d’avoir de la main d’œuvre et des râteaux pour commencer à nettoyer.

Ils sont sciés et me voyant commencer à nettoyer, s’y mettent tous et en 15 mn on a nettoyé la moitié du jardin.

« – Vous voyez si vous vous y mettez tout le village pourrait être propre très vite ».

Ils m’écoutent tous, sont scotchés, et se demandent qui s’est ce blanc qui n’arrête pas de bouger et de parler. En plus il ramène des produits magiques, certains pensent que je suis un peu marabout !!!

Je leur assure qu’il n’y a pas de magie là dedans et que seul le travail les sauvera et s’ils se groupent ils seront encore plus forts.

L’aluminium fond avant d’être coulé

Il est maintenant l’heure de manger et de se reposer un peu chez Maouloud.

En fin d’après midi, nous amenons Zal et Maouloud pour prendre un verre et diner en ville.

Direction le « burger city », où nous profitons de la connexion wifi pour mettre un peu le site à jour, envoyer des mails et contacter la famille.

Quand nous rentrons au village, il est 23h30, il fait nuit noire bien sur et dans le village sans électricité, tout le monde dort depuis longtemps.

Il fait bon et une petite brise agréable nous effleure, même dans Charly sans ventilateur nous n’avons pas eu trop chaud.

Ce matin réveil 8h30, ma chéri d’amour part courir et j’en profite pour faire une balade jusqu’au champs.

Les forgerons à l’oeuvre

A mon retour c’est une douzaine de gamin qui m’accompagne jusqu’au camion, Zal et d’autres ne tardent pas à nous rejoindre.

C’est un gros comité d’accueil, qui applaudit ma doudou à son retour du jogging, et du coup, tous les gosses singent Sonia pendant qu’elle s’étire.

Au final tout le monde est content rigole et applaudi.

Vers 11h nous repartons en ville pour passer un moment avec une famille exceptionnelle.
De père en fils ils sont forgerons et soudeurs, nous avons rendez vous dans leur atelier, enfin, leur abri, où après recup, ils font fondre tout l’aluminium qu’ils trouvent, et fabriquent des objets décoratifs, et des faitouts et marmites.

Avec de vieux ustensiles, ils fabriquent des moules en terre et coulent l’alu liquide par des orifices et en 5 minutes sortent une cocote, qu’il faudra simplement limer.

Le plus long est de trouver l’alu et la fabrication des moules éphémère en terre.

Ceux sont 3 frères, artistes minutieux et organisés qui avec des moyens d’un autre âge font des merveilles sous le regard de leur papa.

Merci à eux de nous avoir laissé les filmer pour vous proposer une vidéo rapidement.

Bravo à Ndiaga, le papa, Allé, l’ainé, Balla le cadet, et Omar le dernier.

De retour au village, on a construit un four solaire avec des boites à chaussure et du papier collant miroir.

Une famille exceptionnelle de forgerons ICI

A 14H30 il a été installé et 3h plus tard l’eau est à 60°, ils n’en reviennent pas.

Entre temps on est allé voir les pépinières d’hier et surprise le sol est encore humide.

Ce soir deuxième séance de cinéma avec l’épisode 2 de la trilogie de Mat Damon.

Et promis on vous met tout ça sur internet demain.

 


Samedi 8 juin 2013

Préparation d’un mariage

Depuis 2 jours il fait très chaud, le vent souffle mais ne rafraîchit pas bien au contraire, il assèche tout. On boit beaucoup.

Dans les champs les paysans ont commencé à moissonner le riz et Sonia s’est même essayée à la coupe avec une faucille. Le travail est pénible sous le soleil brûlant.

Les hommes coupent et les femmes dans un deuxième temps font des ballots qu’elles transportent jusqu’aux charrettes.

Une batteuse séparera les grains des tiges qui serviront à nourrir les animaux.

Quand les parcelles sont récoltées les Peuls viennent avec leurs troupeaux de chèvres et de vaches pour « nettoyer » les champs », l’avantage de la méthode, les bêtes mangent les restes jusqu’ aux racines et déposent aussi leurs excréments qui fertiliseront les champs.

Les plantations que nous avons réalisées avec le produit Mexicain commencent à germer mais il va falloir les couvrir avec des roseaux pour que le soleil ne brûle

pas les plans.
Un des carré que nous avions semé était à l’ombre et l’on a pu constater que le produit est beaucoup plus efficace..

Avant hier soir nous sommes allés en ville, et hier soir c’était soirée cinéma.

On leur a projeté les photos que Sonia avait prises depuis lundi, et après ils ont eu droit à « Jason Bourne », épisode 2 de la trilogie.

C’est pas son Bébé

On a terminé vers 23h30, les enfants étaient heureux et ont pu rester jusqu’à la fin puisqu’ils n’avaient pas école ce matin.

Depuis le début nous prenions la douche à l’extérieur sur le côté du camion mais hier je suis allé avec Maouloud me baigner au canal principal et c’était génial.

Aujourd’hui c’est la fête au village car il y a un mariage. Tout le monde est sur son 31 et le repas traditionnel servi est un riz blanc au bœuf « thiebou yap ».

De nombreuses femmes sont réquisitionnées pour cuisiner dans de grands chaudrons sur une des placettes du village. Les hommes d’un côté et les femmes de l’autre attendent à l’ombre des quelques arbres ou des tentes de fortunes installées pour l’occasion.

Le mélange se fera au moment de la danse.

La cérémonie religieuse a déjà eu lieu le mois dernier et là c’est la « teuf » avec plus de 300 invités.

Groupe électrogène, pour le jus et la musique à fond.

Nous avons déjà fait 3 interviews de notre nouvelle rubrique : « Les rencontres de News-roads, la vie autre part »

Ce soir nous en ferons 2 supplémentaires dont celui d’une femme.

Nous avons décidé de quitter le village demain pour partir plus à l’est en 2 étapes et nous reviendrons sûrement mercredi pour voir si les jeunes ont réussi à

rassembler tout ce qu’il faut pour créer un bio digesteur.

On vous embrasse
A bientôt.

 


Mardi 11 juin 2013

Aéré lao la gérante de la station service où on a dormi

Depuis samedi nous étouffons sous la chaleur, dimanche nous avons pris la route vers l’est, et plus nous avançons plus il fait chaud.

Sur la nationale 2, on roule les vitres ouvertes et même le vent est brulant, nos réserves d’eau également.

Nous sommes partis vers 15h de Richard toll pour nous poser 170 km plus loin à Aéré Lao, un tout petit bled.

Au départ, nous avions prévu de nous arrêter à Podor mais le gps n’est pas complet et nous n’avons pas trouvé la bifurcation alors nous avons continué jusqu’à la tombée de la nuit.

La route est défoncée et il nous a fallu 5h pour parcourir la distance.
Bonjour la moyenne.

Nous avons passé la nuit, dans une station service à la sortie de la ville ou nous avons partagé un moment avec la gérante et son beau frère.

Aminata et Amadou parlent très bien le Français et sont ravis d’échanger.

Elle est très cultivée et gère sa boutique et sa station sur informatique comme une vrai pro.

Les femmes ici aussi peuvent s’épanouir.

Nous les avons quittés hier matin pour revenir sur nos pas car la route est trop mauvaise pour continuer vers l’intérieur.

Il est 11h du mat lundi quand nous reprenons la route et il fait 38 °. Notre frigo qui fonctionnait bien au gaz jusque là ne supporte plus la chaleur et je suis obligé de l’arrêter.

Nous sommes bien décidé à trouver la ville de Podor qui est un ancien comptoir colonial sur le fleuve Sénégal.

Donc à Ndioume, nous nous collons au cul d’un camionneur qui nous a indiqué le chemin et cette fois ci, nous ne manquons pas l’embranchement ; nous prenons la bonne route sur notre droite, à Taredji. Il nous reste 15 km à faire sur la route qui n’en est plus une, même si, – Oh Miracle – nous rencontrons quelques ouvriers qui bouchent les trous avec des moyens dérisoires. La tache est immense et les travaux ne seront pas terminés de si tôt.

Son beau frère

Arrivée à Podor à 13h en plein « cagniar », le thermomètre affiche 41 °.

La ville est déserte, et tout le monde est à l’ombre, nous sommes les 2 seuls pèlerins à nous balader.

Le bord du fleuve est aménagé, un fort, des quais et de grandes maisons coloniales de commerçants bordent le fleuve.

Nous garons Charly sous un arbre, sur une placette, devant une ancienne bâtisse transformée en auberge ; l’auberge du Kétrour qui est le vrai nom de l’ethnie des toucouleurs. Juste à côté une mission catholique et une autre pension.

Nous sommes assoiffés et la faim nous tenaille.

L’endroit est charmant et on constate que des efforts sont faits pour restaurer et entretenir le site.

Charly à Podor devant l’Auberge du Kétrour

L’auberge du Kétrour est tenue par un Français.

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  • guidakhar

En route vers Dakar

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En route vers Dakar

Samedi 02 février 2013

Hello nous voilà à Mboro, un village situé sur la côte, à une centaine de Km au nord de Dakar par la route.

Transports Saint-Louis

Mais avant de parler d’ici nous allons revenir sur les jours précédents, Saint louis et le village de Guidakhar où nous avons eu le plaisir de rester pendant 2 jours et demi.

SAINT-LOUIS ICI

Saint Louis est la grande ville du nord du Sénégal, elle se situe à l’embouchure du fleuve Sénégal et à la frontière avec la Mauritanie. La ville vit essentiellement de pêche, et du tourisme.

Mais les touristes se font rares et la ville et dans un état lamentable. Le centre ville est tel que les colons l’avaient laissé après leur départ au début des années soixante. Les bâtiments ont manqué d’entretien pendant des années, et tiennent debout parce que c’est la mode. Ils gardent quand même un super charme, mais ….

Comme partout où l’on est passé jusqu’à présent, le gros problème c’est les déchets et l’hygiène. Le fleuve, ses berges, la plage sont des décharges publiques où les gens vivent et les enfants jouent pieds nus dans les ordures. Les routes d’accès sont correctes mais les petites rues sont défoncés et pour circuler, rien de tel que les transports en commun.

Vous avez le choix :

– les taxis officiels, jaunes et noirs qui en sont déjà à leur troisième vie.

– les taxis clandestins qui restent en général dans le quartier des pêcheurs « guet ndar » sans passer le pont qui mène au centre ville. Si vous avez 40 ans ces voitures ne roulaient déjà plus en France. La particularité de ces taxis, c’est qu’ils sont plusieurs à utiliser la même voiture, et donc pour l’essence, ils ne remplissent pas le réservoir mais utilise un bidon pour remplir une bouteille placée sous le capot qui leur servira uniquement pour faire la course que vous avez demandé. Ils savent ainsi combien ils consomment sans

Saint-Louis

gaspiller.

– Les mini-bus collectifs qui eux aussi n’ont plus d’âge et dans lesquels vous serez en immersion totale !!!

Dans tous les cas, négociez le prix avant de monter et si vous négociez l’aller retour, le chauffeur vous demandera de l’argent s’il vous attend sur place. Nous sommes restés quelques jours, au camping Océan pour nous relaxer, récupérer du périple Mauritanien, et mettre à jour le site.

Nous avons parcouru la ville, pour faire des courses au marché du centre ville haut en couleurs. La partie fruits et légumes se trouve en plein air, mais pour tout ce qui est vêtement, bric à brac et viande c’est un espace couvert et plus que glauque.

Nous avons emmené notre ami Tom (le hollandais) qui n’avait jamais assisté à un tel spectacle. Nous avons acheté quelques côtelettes de chèvre, et du bœuf. Il faut avoir le cœur bien accrocher pour parcourir les quelques étals de boucherie où la viande en plein air est fraîche et vient d’être abattue.

Le camping Océan et les barques de Saint Louis

On peut voir les muscles se contracter sur les cuisseaux suspendus, c’est impressionnant, mais pour cela il vous faudra circuler entre les chèvres et les gens qui mangent à plusieurs à même le sol dans un plat commun. Mais le soir on s’est régalé autour d’un barbecue sauvage tel les cow-boys en nous remémorant toutes les images de la journée.

Parmi les scènes de vie les plus spectaculaires nous avons assisté à la sortie et l’arrivée des pêcheurs, la préparation des filets, la construction des bateaux ou la vente du poisson. Les couleurs et les rythmes sont partout présent en Afrique et dans les quartiers populaires des fêtes sont organisées jusqu’au bout de la nuit.

Mais Saint louis n’était pas pour nous le centre d’intérêt principal dans le nord du Sénégal. Un après midi nous avons connu Elhadji qui vendait quelques babioles sur la plage et quand nous lui avons dit que nous n’étions pas intéressé par ce qu’il vendait, nous avons discuté d’un tas d’autres choses et au bout de 2 heures, il nous a convaincu de venir voir son village et d’y passer quelques jours. Nous l’avons revu plusieurs fois il est membre de newsroads et mercredi à 12 h nous voilà parti pour Guidakhar, autant dire l’inconnu pour nous.

 

Les barques de Saint-Louis

Mercredi 30 à 11h Elhadji nous appelle et nous ne sommes pas prêts. Il nous rejoint au camping que nous quittons une heure plus tard vers midi.

Paysage du nord du Sénégal sur la route de Richard Toll

En chemin il nous fait une description de son village et nous montre quelques photos. Il parle très bien le français et nous avons hâte d’arriver. Il est 15h30 quand nous faisons une halte à Richard Toll la grande ville avant Guidakhar. Nous y avons rendez vous avec son cousin Maouloud et Elhadji tient à passer voir son gourou (ils en ont tous un !!!), qu’il nous présente. Un vieux monsieur assis dans une arrière court délabrée, et donne sa bénédiction à qui veut bien la recevoir. Vous savez sûrement ce que je pense de tout ça mais bon ….

C’était ma B A du jour. Après ce bref arrêt nous nous retrouvons pour 8 km de piste, tout va bien et il fait chaud mais le moral est bon et nous sommes très impatients. Nous arrivons au village vers 16h et tout est calme.

 

Bien sur pas de goudron et des rues qui n’en sont pas. Même si le village paraît assez propre, les passages sont défoncés et Charly se demande comment il va passer entre les cases, et après quelques manœuvres il a trouvé sa place, ne bougera plus jusqu’au départ et sera une des attractions du villages, après Olivier et Sonia bien sur. Nous sommes reçus dans un premier temps dans la famille de Elhadji pour le thé qui ici se boit en 3 fois (le premier est amer comme la terre, le second est sucré comme la vie et le troisième est doux comme l’amour).

Puis avant la nuit nous sommes partis avec nos hôtes faire le tour du propriétaire et des champs où Maouloud et son oncle Pape Diop cultivent comme ils peuvent les produits de base. Choux, oignons et riz pendant la saison des pluies puisque vous savez tous que le riz nécessite beaucoup d’eau.

Le problème n’est pas centré sur l’eau ici, étant situés au bord du fleuve Sénégal, il n’en manque pas mais plutôt sur sa gestion et

Séance cinéma à Guidakhar

son utilisation. Quand vous arrosé une parcelle, deux jours après le sol est sec comme s’il n’y avait jamais plut et les pertes sont immenses. Après cette balade instructive, nous sommes revenu sur le village pour discuter de ce que l’on pourrait mettre en place pour améliorer un peu tout ça.

Nous avons donc décidé de tester le produit que je présente sur la page développement durable « la lluvia solida », je leur ai aussi proposé de s’unir pour fabriquer une charrue pour labourer avec autre chose qu’une houe. Parce qu’ici tout se fait à la main et on se croit vraiment au moyen âge. Il n’y a pas d’outils mécaniques, pas de tracteur, pas d’électricité et l’eau n’arrive qu’à des robinets de quartier et chacun va chercher des bidons à 15 Francs CFA (soit 3 centimes d’€).

 

PHOTOS DU VILLAGE DE GUIDAKHAR SÉRIE 1

 

Première initiative et première chose que je voulais réaliser depuis des lustres, après un repas préparé par la maman de Maouloud

 

(poisson et riz), nous avons organisé un cinéma en plein air.

Travail des champs

C’était fantastique cette séance improvisée. La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre et en quelques minutes une centaine de personnes se bousculaient devant le drap tendu sur un mur. Nous avons commencé par le film documentaire Océans pour les enfants mais après une heure de projection, tous voulaient de l’action. Alors on a mis le film « Transporteur » qui les a enchanté. A la fin en 2 mn tout le monde a disparu, et nous sommes restés là Sonia et moi sous le ciel Africain.

Le village s’est endormi et les bruits d’animaux ont envahi l’espace, sous les étoiles. Nous nous sommes endormis en pensant à cette journée unique et extraordinaire.

Le lendemain après un bon café et bonne toilette de chat, nous avons visité le village en compagnie de Elhadji, Maouloud et son oncle

Pape diop en commençant par l’école.

6 classes de la maternelle au CM2 (même cursus qu’en France) et pour le collège les élèves doivent aller à l’extérieur du village. 3 classes étaient en sport et les autres en cours. Quand nous sommes arrivés à hauteur des bâtiments il y a eu comme une tornade et ils étaient tous excités et nous tournaient autour comme des mouches, nous étions vraiment l’attraction et les profs ont eu du mal à ramener le calme.

Puis nous nous sommes dirigé vers le dispensaire médical et la maternité. Cet équipement neuf a été financé par une organisation internationale est géré par le comité de santé municipal et une infirmière est à disposition en permanence.

 

Après un entretien avec celle ci nous en savions plus sur le fonctionnement du centre et la santé des gens du village. Elle nous a

Avant le repas Sonia avec Mahouloud et El Hadji

confirmé que les pathologies les plus importantes, étaient des dermatoses, les problèmes respiratoires et les diarrhées chroniques.

Plus de la moitié des enfants en sont atteints et il est impossible d’éradiquer pour l’instant le phénomène vu que l’eau que boivent les enfants n’est pas potable.

 

Après ces visites et informations précises, nous avons décidé avec Sonia, d’initier 2 actions simples qui pourront aider ce village.

PHOTOS DU VILLAGE DE GUIDAKHAR SÉRIE 2

Au niveau de l’agriculture nous allons, dès notre retour en avril tester le produit de Sergio Rico sur une petite parcelle entretenue par Maouloud et son oncle Pape Diaw

Pour la santé, grâce à la méthanisation (production de gaz par fermentation des matières organiques), nous allons produire de l’eau chaude, que la population pourra boire sans danger après refroidissement, elle qui servira également pour se laver.

 

Grâce aux documents et aux fiches techniques que j’ai distribuées, ils vont tenter de créer un biodigesteur, et au mois d’avril, la construction d’une installation à partir des toilettes de l’école, permettra de chauffer l’eau.

De plus nous allons essayé de remettre en route une éolienne qui pompait l’eau, pour produire de l’électricité, et de construire une charrue.

 

Les bords du fleuve Sénégal

 

En fin de matinée nous avons fait nos propositions au chef de village qui en a été enchanté. Et grâce à son appui nous avons pu les réitérer devant une grande partie de la  population vers 18h après une réunion de parents d’élèves.

 

Impressionnant : dans la rue principale, les hommes d’un côté, assis sur des chaises en demi-cercle, les femmes, elles, fermaient le cercle, assisent sur des paillasses.

Tout ce petit monde sur son 31, avec des tuniques et des « boubou » chatoyants.

Le chef du village

Sonia a fait une petite introduction et ensuite j’ai fait mon spitch.

Ils étaient attentifs, et paraissaient sceptiques au début, mais à la fin tout le monde semblait conquis.

 

Nous en avons profité, pour distribuer les fournitures, jouets et médicaments que nous avions dans notre besace.

 

Ce moment était très émouvant et le directeur de l’école nous a chaleureusement remercié.

 

Puis pour terminer la soirée en beauté, nous avons fait une nouvelle projection.

Nous avons d’abord visionné les photos que Sonia avait faites du village et des habitants. D’après les cris et les rires que nous avons perçu, cela leur a plu énormément.

 

Puis le transporteur 2 devant une assistance encore plus importante que la veille.

 

Ce petit monde c’est évaporé en quelques secondes à l’apparition du générique et comme le soir précédent nous sommes resté ma

Les enfants du village

Doudou et moi, sur cette placette à côté de Charly, pour une longue étreinte sous la lune.

 

Nous étions les plus heureux du monde.

 

Le lendemain, le départ a été difficile, mais après un dernier thé et la visite du doyen du village, nous avons quitté Guidakhar au milieu des enfants qui n’étaient pas en classe ce jour là.

 

Maouloud et El hadji nous ont accompagnés, nous avons revu son marabout et pris la route de Dakar.

Nous avons laissé nos passagers à Saint louis, et roulé tranquillement jusqu’à Mboro sans encombre, malgré les contrôles de police et

 

de douane, qui ont couté des bakchichs importants à d’autres voyageurs.

 

Voilà pour ces derniers jours chargés d’émotions, aujourd’hui nous nous reposons à Mboro au campement des Niayes, chez Nicolas et Aminata, un endroit créé il y a peu, qui mérite le détour et sera bientôt agrémenté d’une ferme bio.

 

Bravo à Nicolas pour son travail et sa démarche

Le camping de Niayes et les amis

 

AVIS À TOUS LES VOYAGEURS : UNE BONNE NOUVELLE ADRESSE

La piscine du campement des Niayes

 

 

Dimanche nous avons pris du bon temps et la journée a été consacrée à la détente.

LES PHOTOS DU BARBEUK

Les grillades

Les acteurs :

  • vos serviteurs : Sonia et Olivier
  • Raymond, l’ancien gérant du camping océan à Saint Louis, que l’on a retrouvé ici, il est maintenant à la retraite.
  • Alain un ingénieur qui bosse dans le secteur minier aux alentours, sa copine, Viviane une Ivoirienne, et Claire une amie Malienne
  • Sokhna, la fille de Nicolas.

 

Raymond a essayé de pécher pendant que je m’occupais du feu, et Alain des glaçons pour l’apéro. Les filles se sont laissées aller. Vous

 

l’avez compris nous avons fait un grand barbeuk sur une plage de sable blanc, déserte et immense. Le 4X4 d’Alain même si l’on a dû pousser un peu nous a permis de nous installer au bord de l’eau.

Les filles sur la plage

En fin d’après midi Nicolas, Yann son ami d’enfance et leurs enfants nous ont rejoint.

 

La journée a été très agréable, surtout en pensant au temps qu’il fait en France !!!!

 

LES PHOTOS DE MBORO ICI

 


Lundi 04 février 2013

 

Nous voilà sur le départ pour Dakar, Sonia est en train de me tresser les cheveux et après 3 jours de détente dans ce campement très sympa, nous allons poursuivre notre avancée.

Ce mini séjour, à Mboro, a été pour nous très intéressant, à plusieurs titres.

D’abord, il nous a permis de connaître une toute nouvelle destination au Sénégal, et cette adresse fait partie des nouvelles routes puisque le camp de Nicolas n’est répertorié dans aucun guide.

Puis nous avons rencontré des gens supers qui vivent en Afrique depuis pas mal d’années et qui pour nous sont une mine d’infos.

Que ce soit Raymond,  ou Alain et sa copine de Côte d’ivoire, nous avons pu grâce à eux approfondir nos connaissances et affiner

Sonia et les enfants sur la plage

notre approche du pays et de ses habitants.

Particularité d’Alain, il a mon âge et nous nous sommes rendu compte que nous avions joué l’un contre l’autre au rugby il y a trente ans en région parisienne. Cela nous a rapproché encore plus et nos échanges étaient empreints de nostalgie.

Donc vers 15 h nous avons démarré sous une chaleur écrasante. La route est bonne et contrairement à ce que nous ont décrit la plupart des personnes qui ont fait cette route, nous n’avons pas eu trop de contrôles routiers (2 seulement) et une seule tentative de racket ou bakchich mais nous n’avons rien donné. Un policier a tenté le coup en me disant que les pneus attachés à l’arrière de Charly en hauteur étaient une infraction au code de la route – spontanément je lui ai dit non car ils ne sont pas plus larges que mes rétros, que le matin j’avais fait vérifier mon camion à la préfecture de Saint Louis et que tout était correct (ce qui n’était pas vrai évidemment !!!) – alors le flic n’a pas insisté et m’a dit de circuler.

Sur la route on est souvent surpris par le chargement des véhicules

Certains demandent des petits cadeaux – nous leur rétorquons que nous n’avons pas de cadeau – que nous faisons le tour du monde pour aider les populations et ils n’insistent pas.

Depuis que nous sommes partis de Paris si l’on fait le bilan sur la route, en 9000 km nous avons eu de très nombreux contrôles, 2 amendes et un bakchich de 100 drh (10€) au Maroc. Nous nous sommes très bien débrouillés de ce côté là. Pourvu que ça dure !!!

Revenons à notre journée de lundi ; une seule grande ville entre Mboro et Dakar, Thies, mais il y a une rocade et on évite le centre.

Plus on descend vers le sud plus on voit de végétation, et même si le désert n’est plus là, il y a encore beaucoup de sable et de poussière, et la savane est très sèche. Il n’a pas plut ici depuis le mois de septembre.

Nous avons vu nos premiers baobabs et nos premiers singes. Ils étaient à la sortie de Thies en rang d’oignons sur le bord de la route en train de manger des fruits.

 

À 30 km de Dakar il y a une autoroute d’accès, mais comme je n’aime pas payer pour rouler je ne l’ai pas prise et nous avons continué sur la nationale pour passer par Rusfique, une grande ville qui touche la capitale. Mais ce fût une erreur.

Nous sommes tombés dans des embouteillages monstres. On se serait cru sur le périph à Panam en plein été. La différence c’est que

Les transports en commun sont impressionnant

si vous le désirez, vous pouvez faire vos courses en voiture. Des centaines de vendeurs à la sauvette vous vendent de tout. Du dentifrice, au balai brosse, en passant par les bonbons, les cacahuètes, les tee-shirts et même des guirlandes ou des fleurs artificielles.

Si vous avez oublié de faire les courses avant de rentrer chez vous il y a tout ce qu’il faut sur le trottoir, un vrai marché très animé.

Notre premier Boabab au nord de Thiès

Heureusement pour les derniers km nous avons pu récupérer l’autoroute, à 5 km de Dakar, et vu que l’heure tournait je l’ai prise. Mais, là aussi c’est folklo. Les bus s’arrêtent pour prendre et laisser descendre des passagers, les lignes au sol sont tracées n’importe comment !!! Un vrai spectacle. Nos flics s’arracheraient les cheveux ici.

Nous n’avons pas eu trop de difficultés à trouver l’adresse que nous avait donné Tom (notre Hollandais préféré), mais à l’arrivée pour nous, l’endroit n’était pas génial même si «  la voile d’or » (c’est l’hôtel camping où nous sommes) possède une superbe plage.

En fait tout est délabré et pour le camping ils ne possèdent qu’un parking intérieur où ils disposent les camping-cars de passage. De plus l’accueil n’a pas était chaleureux et le prix est assez cher pour la prestation.

Alain et Raymond à Mboro nous avaient donné une autre adresse que nous rejoindrons dès que possible.

Pour l’heure, la douche est primordiale, avant de parler du programme de demain.

La façade de la gare de Dakar