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La Casamance

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La Casamance

Lundi 21 octobre 2013

Les dauphin nous accueillent

Nous voilà de retour de Casamance, à nouveau au CVD pour préparer notre dernière semaine au Sénégal avant le retour à Paris de samedi prochain.

Aller retour en bateau – le « Aline Sitoé Diatta »

Nous avons appareillé mardi 17 à 20 heures comme prévu après avoir embarqué vers 17 heures. Le voyage s’est bien passé nous avions pris des places assises Sonia a pu s’allonger sur trois sièges et bibi a dormi par terre.

J’ai oublié de vous dire qu’avant de monter sur le bateau nous avons passé 6 check-points de contrôle, pour les bagages et les papiers.

Nous sommes restés sur le pont jusqu’à 23 heures, y  sommes remonter le matin quand le bateau a passé l’embouchure du fleuve Casamance.

Il faut remonter le fleuve 1h30 avant d’arriver à Ziguinchor, tout le long du parcours nous avons pu admirer la mangrove et les forêts de cocotiers palétuviers fromagers, mais la magie était surtout sur l’eau puisque nous avons été accueillis et accompagnés pendant de longues minutes par des dizaines de dauphins.

Si les hommes ont oublié la « Téranga » la nature la cultive, merci Messieurs les dauphins de nous avoir offert ce spectacle.

Appontement impeccable déchargement une heure mais le plus hallucinant c’est la récupération des bagages.

On nous parque dans une salle d’attente vaste mais où il fait une chaleur terrible même à 10 heures du matin.

Puis une personne nous explique que l’on va pouvoir récupérer nos bagages, mais il faudra le faire par cette petite porte au fond du hangar qui donne accès au sésame.

Bien sûr embouteillages bousculades et quand vous passez la porte tous les sacs, toutes les caisses, les cartons sont en vrac à même le sol.

Imaginez 300 personnes cherchant leurs paquets dans un espace de 15 m sur 15.

C’est folklorique et haut en couleurs.

Le souk pour récupérer les bagages

J’ai fait le tour pendant un quart d’heure en me demandant si j’allais retrouver mon sac qui se trouvait en fait à côté de la petite porte par laquelle on était rentré.

Nous sommes le mercredi 16 octobre, jour sacré pour tous les musulmans du Sénégal, c’est la Tabaski ou l’Aïd el-Kébir pour les africains du Nord.

Tout est fermé à Ziguinchor et les taxis sont rares.

Mathieu le jardinier de l’hôtel de la voile d’or à Dakar, nous a donné le numéro de téléphone de son frère, il tient un bar ici mais nous n’arrivons pas à le contacter.

Nous remontons la rue en face du débarcadère pour nous arrêter dans le seul établissement ouvert, nous rafraîchir et prendre des renseignements.

Plusieurs personnes connaissent Richard et son bar mais nous n’arrivons toujours pas à le joindre.

Un taxi nous confirme qu’il est bien à Ziguinchor dans le quartier de colobane sur la route du Cap skiring, et nous y conduit pour 500 F cfa.

A notre arrivée Richard n’est pas surpris puisque Mathieu lui a téléphoné hier et le matin même.

Par contre à nous, il nous avait filé un faux numéro d’où nos problèmes de communication.

Après nous avoir offert le verre de l’amitié Richard nous conduit chez doudou qui tient l’auberge « Aw bay », qui veut dire « qui est tu ?» en Diola. L’ethnie dominante ici et majoritairement catholique.

L’endroit est très humide mais charmant doudou est un des rares sénégalais à ne pas être marié à plus de 50 ans.

Accueillant et jovial il s’occupe de son établissement de six chambres, offre un confort sommaire mais où rien ne manque.

Chez Doudou

Quand nous arrivons il est occupé à découper le mouton pour la fête.

Nous avons passé le reste de l’après-midi à nous reposer et à préparer notre séjour en Casamance.

Il est très difficile de se balader pendant l’hivernage ici et nous n’avons que quatre jours.

Décidés à ne pas rester sur la capitale de la région, nous avons le choix entre deux endroits.

Le Cap skiring, site touristique ou le Club Med est installé, ou bien la pointe Saint Georges où sont installés Gigi et Clara, ils tiennent une maison d’hôtes, nous les avons connus au CVD.

Nous choisissons la deuxième solution pour son côté sauvage loin du tout où l’on peut retrouver des amis, plutôt que les plages et les toubabs, du cap.

Nous préférons également faire deux heures de pirogue plutôt que quatre heures de car rapide.

Doudou

La perspective de  voguer au milieu des dauphins, survolés par des milliers d’oiseaux de toutes espèces est quand même plus excitante, que de transpirer quatre heures durant dans un « bus machine à laver ».

Gigi nous a donné le numéro d’un piroguier  « Housman » que nous contactons, rendez-vous est pris pour un départ le jeudi 17 à 15 heures

Ce trajet en pirogue que ce soit à l’aller ou au retour fut un pur bonheur

Deux heures entourés de dauphins, de pélicans,  d’aigles pêcheurs, de cigognes, de flamands roses, d’aigrettes, de fous de bassan, de cormorans et j’en passe.

Seuls sur notre pirogue, au milieu de ce fleuve immense nous étions comme des gosses aventuriers

Au lieu dit  la pointe St Georges, Gigi et Clara nous attendaient et nous on fait partager deux jours savoureux dans leur petit paradis.

Ils ont une charmante petite maison et vivent dans un confort simple mais propice à la relaxation et à la méditation.

Pas d’eau courante mais un puits, les sanitaires extérieurs où l’on a pu se laver sous la pleine lune c’était génial.

Cigognes

Deux petits panneaux solaires, pour trois leds, une prise, un frigo à gaz, pas de ventilo mais des moustiquaires, et un groupe électrogène au cas où !!!

Sans oublier la pirogue essentielle ici, et indispensable à un ancien marin baroudeur comme Gigi.

 

Punchs, petits plats, balades, discussions nous avons passé de très bons moments en compagnie de nos amis.

C’est une adresse recommandée par Newsroads.

Pendant l’hivernage, il n’y a que la pirogue, mais durant la saison sèche vous pourrez les rejoindre par la route même si les neuf derniers kilomètres sont difficiles.

 

Avec Clara et Gigi

Clara vous fera goûter du moringa, l’arbre magique ou encore « never die ».

À la pointe on peut également observer les lamantins, un mirador a été installé et financé par l’Océanium de l’ancien ministre Ali Haïdar .

Mais il y a une petite polémique à ce sujet.

Je m’explique :

Les jeunes du village ont pris le pouvoir et la décision de faire payer l’accès au mirador 2000 Fr. CFA, et ils attendent au pied tous les jours que des toubabs daignent grimper pour l’observation des bestioles.

Il n’accepte même plus que l’on s’assied au pied de la tour sur la plage.

Tels des hyènes, que l’on entend d’ailleurs quelquefois la nuit dans le coin, ils scrutent et observent, avant de vous mettre le grappin dessus pour vous quémander 2000 Fr. CFA.

Infoutus de valoriser leur patrimoine en proposant par exemple une balade en pirogue pour une observation plus proche ou un simple laïus sur la vie des lamantins.

L’offre commerciale c’est

– non ! Tu regardes, tu payes !

Pour des animaux qui ne sont pas leurs propriétés, et un mirador qu’ils n’ont  ni payé ni construit.

Vive la Téranga ! Enfin !

Nous avons quitté nos amis samedi à 16 heures et rejoint le chef-lieu la nuit tombée après avoir contourné l’île aux oiseaux.

Encore un moment exceptionnel que nous offrait la nature.

Direction chez doudou on pose les sacs et on va se boire une canette, chez Richard, il organise une soirée ce soir la musique à fond.


Dimanche :

Déjà ! Le temps passe vite – le matin au petit déjeuner nous avant rencontrer Lucie.

Une allemande qui vient s’installer ici pour travailler dans le solaire nous avons beaucoup parlé et échangé. Doudou aussi s’est mêlé à la conversation et bien sur nous avons parlé de la Lluvia solida, de bio-digestion, des engrais à base d’algues etc

Nous avons fait deux adeptes de plus et comptons bien rester en contact.

Un taxi nous a ramené à la gare maritime, où nous avons déposé nos sacs à la consigne, avant de refaire un dernier tour du quartier pour quelques courses et photos.

Le marché de Ziginchor

Encore une fois nous avons été déçus et même choqués de voir dans quelles conditions, les gens acceptent et continuent de vivre ici.

Le marché central par exemple est une vraie porcherie, les produits présentés et vendus dans la crasse et la poussière et personne ne nettoie.

En face sur la rive du fleuve un monument dressé en mémoire de la catastrophe de 2002.

Le « Djoola » qui faisait la liaison entre Dakar et Ziguinchor a sombré dans la nuit du 26 septembre.

2000 victimes environ à cause de plusieurs négligences invraisemblables. Et aujourd’hui des ordures et détritus jonchent cet endroit symbolique.

Marie-Louise qui ne fête plus son anniversaire depuis le 26 septembre 2002, sera certainement outrée de voir les photos.

Nous avons eu le temps de déjeuner au perroquet avant d’embarquer. Nous y avons appris que Harry un anglais rencontré trois jours plus tôt, avez rejoint Gigi et Clara à la pointe sur nos conseils.

L’endroit est charmant et très recommandable vous pouvez y retrouver Housman le piroguier, y prendre pension on n’y dort et y mange très bien.

La cour intérieure du bâtiment est surveillée par deux immenses palmiers rôniers et un fromager surplombé de dizaines de nids d’oiseaux.

Cohabitent ainsi cigognes, cormorans, aigrettes.

Détails intéressants, les cigognes ne font pas du tout les mêmes nids qu’en Europe ou au Maghreb et sont très roses

Voila le monument pour la mémoire des victimes du naufrage

semblables à des flamands.

Voilà, nous sommes donc arrivés à Dakar ce matin vers 6 heures, après 15 heures de navigation et une nuit moins agréable qu’à l’aller.

Nous avons retrouvé le CVD, les bio-digesteurs out !!!

Sonia se repose, je vais mettre tout ça en ligne.

A plus !

 

Une expérience formidable à Dakar

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Une expérience formidable à Dakar

Mercredi 03 Juillet 2013

Hello comment allez vous ?

Certains sont déjà en vacances et peut être se sont inspirés de Newsroads, allez savoir !

Avec Bobo et Cheikh Gueye

Toujours est il que nous sommes revenus sur Dakar depuis lundi après midi après avoir vu la fille de l’ancien premier ministre du pays dont nous avons visité la ferme bio samedi.

La structure n’est pas terminée, est superbe et ils sont intéressés par l’eau solide.

 Nous, nous reverrons bientôt au CVD.

 Hier, nous avons passé la matinée à décortiquer les devis de transporteurs, et l’après midi nous sommes allés à l’Océanium, où l’on a vu le ministre, juste avant la réunion que nous avons eu avec ce cher inventeur Cheikh Gueye, et Bobo notre soudeur.

En heure ils avaient pigé ce que je voulais et nous avons filé vers 16 h au leroy merlin à ciel ouvert de Dakar.

 Nous avons décidé de faire 2 prototypes de bio digesteurs qu’avec de la recup.

 Et nous voilà à Colobane dans le quartier des quincaillers et ferrailleurs de Dakar, endroit incroyable où l’on peut tout trouver si l’on cherche un peu.

 Heureusement que Gueye et Bobo sont là parce que ici les « toubab » ne viennent pas et ils ne parlent que Wolof.

Comme ça pas d’arnaque !!! Mais il sont tous excités, « – Tu parles ma Doudou a 20 cm de tissu sur le cul »

Donc vous pouvez imaginer il y a un peu de tumulte à notre arrivée, mais tout se calme rapidement et nous trouvons tout le matériel

A Colobane le Leroy Merlin local

nécessaire.

 A 17h30 tout est rangé dans l’atelier de Bobo.

 On se quitte en se donnant rdv demain matin.

Pas évident de trouver ce que l’on veut

A 8h30 aujourd’hui on a reçu un sms de Bobo qui était déjà sur le morceau.

Quand nous sommes partis à 11h en ville pour réserver un container chez CMA CGM

Ils avaient pratiquement terminé un des prototypes, et confectionné des supports pour les brûleurs que nous avons achetés hier soir à Colobane.

Nous avons acheté 2 nouveaux robinets et du tuyau supplémentaire.

Nous avons dépensé en tout et pour tout, 40000 Fcfa, soit 60 €  pour le matériel de 2 bio digesteurs.

C’est à dire rien !

Si dans le projet que l’on met en place nous pouvons récupérer du matériel avec la fondation total, on pourra produire pour pas cher et de nombreuses personnes auront accès à ce nouveau mode de cuisson.

Des arbres sauvés, une énergie gratuite, finis les maladies respiratoires dues aux fumées du charbon de bois, assainissement et production d’engrais.

Mais on y arrive

Voilà ce que peut apporter le bio digesteur.

 Pas mal ! Non ?

Donc on continue à bosser, demain je propose un devis définitif pour la livraison d’un container de « lluvia solida » au ministre de l’écologie et on attend sa réponse pour tout lancer.

Voilà, on se régale et on n’a pas beaucoup de temps pour vous écrire.

Les bio digesteur

Mais comme on dit au Sénégal « Mangifi » « on est là »

N’oubliez pas si vous voulez des vacances qui sortent de l’ordinaire en Espagne, au Maroc ou au Sénégal consultez le guide www.newsroads.com

Gros bisous à tous


Dimanche 07 Juillet 2013

Bonjour depuis Mercredi, nos journées étaient concentrées sur 3 choses, la fabrication des bio digesteurs, la recherche de transporteur, et les négociations pour l’achat de la lluvia solida.

Mais tout avance doucement !

Demain lundi je pense que nous serons en mesure de terminer les 2 prototypes.

 Vendredi Sheikh Gueye n’a pas pu se déplacer, et hier Bobo était sur un chantier.

Aujourd’hui repos, donc demain finitions pour les présenter mardi à Mr Haïdar et les mettre en service dès Mercredi.

Nous allons faire une vidéo et mettre tout ça en ligne.

 J’ai aussi fait des essais et pour le guide www.newsroads.com à chaque adresse que nous validerons sera associé un plan d’accès google maps avec photos.

 Il va falloir que le guide avance plus vite également puisque je n’ai pas le temps d’alimenter les différentes rubriques qui ne sont pas terminées pour la France, l’Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, avant d’en commencer de nouvelles.

 Nous cherchons un ou plusieurs pigiste, rédacteur, passionnés de géographie et de voyages capable d’alimenter le site, sur la base et l’esprit de ce qui a déjà été fait.

Une expérience dans une rédaction de guide touristique papier est souhaitée.

La Somone

Mais si vous connaissez des retraités passionnés, à l’aise avec les outils informatiques et qui veulent gagner 3 sous en nous aidant, on est preneur.

Il suffit de faire les textes sur word et de me les envoyer par mails.

 Je voudrais revenir un peu en arrière, car j’ai zappé la sortie que nous avons faite, dimanche dernier quand nous étions à Bandia.

 En effet nous sommes repartis à la Somone, où nous étions allés en février avec Bertrand et Lenka (pour ceux qui n’ont pas suivi nos aventures, voir le passage en Mauritanie et l’arrivée au Sénégal fin janvier).

 Nous avons passé la journée sur la lagune au « Rasta Paradise ».

 Une cabane, isolée il y a 20 ans, il transportait les bidons d’eau sur la tête pour traverser la lagune, maintenant son établissement a bien grandi mais l’état d’esprit est toujours le même.

 Avec Bob Marley et le Che, comme modèles, du reggae et « des cigarettes qui rigolent » notre pionnier a fait des émules.

 Et ils sont quelques uns maintenant à exploiter des gargotes.

Mais le « Rasta Paradise » reste un lieu à part, où vous pourrez passé une journée formidable si vous passez dans le coin. (voir plan).

 Baignade, repas, visite mangrove, pêche, farniente, on peut faire plein de choses et aussi ne rien faire, c’est génial, endroit recommandé par www.news-roads.com

 Il y a Paco Georges et les autres, d’ailleurs Georges est guide et organise des tours appelez le 00 221 77 540 65 94.

 Voir le plan d’accès ici

Les photos ici

Rasta Paradise

 Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre, sur l’ensemble des pages du site.

N’oubliez pas non plus de vous inscrire pour devenir membres et participer à l’aventure News-roads et former la plus grande communauté d’amoureux de la planète.

 Pour voir toutes nos vidéos et apprendre à naviguer sur Newsroads cliquez sur le lien suivant :

 Palylist vidéo de Newsroads sur You Tube

 Tous les membres recevront aujourd’hui la « Newsletter ».

On vous embrasse en vous souhaitant un bon dimanche.

 On reprend contact dès que possible

Bisous


Samedi 13 Juillet 2013

Voilà bien longtemps que nous ne vous avons pas donné de nouvelles.

Cette semaine nous avons bien eu rendez vous à l’Océanium, avec Mr Haïdar pour lui présenter les prototypes que nous avons fabriqués, et pour connaître sa décision sur la « lluvia solida » .

Pour les bio digesteurs il attend maintenant leur fonctionnement et pour le produit. Il en veut mais c’est très cher pour eux, donc il en prendra sûrement mais moins que prévu.

La plage face à l’île de N’gor

 Depuis, notre attention et celle des gens qui gravitent au CVD, sont portées sur nos prototypes.

Déjà ils sont rouges donc attirent l’attention  et ceux qui me connaissent et me voient remplir les fût chaque jour depuis mercredi avec des excréments, des déchets de cuisine et des fruits pourris, se posent beaucoup de questions.

 Mais que fait le « toubab » ?

Alors je répète, encore et encore et quand ils sont sceptiques, je leur montre des vidéos.

Ils sont scotchés !!! Et vraiment intrigués.

Ils attendent tous avec impatience la première flamme.

Certains ni croient pas du tout.

Mais bon on verra bien dans 25 jours.

En attendant, tous les jours j’alimente mes fûts, avec du crottin de cheval que je suis allé chercher avec Bobo, au « Cercle de l’étrier », un club équestre juste à côté du CVD.

Tous les jours pendant 6 jours je verse 5 kg de matière et autant d’eau je vérifierai le niveau en milieu de la semaine prochaine, pour en rajouter le cas échéant.

On y ajoute également les épluchures et les fruits pourris qui produisent pas mal de méthane.

Maintenant on attend et on vous tient au jus comme d’hab.

Hier nous sommes allé nous balader sur la partie nord de la presqu’île de Dakar, qui en fait s’appelle la presqu’île du Cap vert.

Nous avons marché de l’hôtel « le virage » et son spot de surf, jusqu’à la plage de N’gor en face de l’île de N’gor.

Nous avons bu un canon à « La maison Abaka » qui fait aussi hôtel et club de plongée.

C’est bien un coin à touristes, la bière gazelle et le jus de bissap qu’on s’est enfilés coutent 4000 Fcfa alors qu’au CVD on en a pour 1500, voyez la différence.

Le coin est assez sympa avec des plages privées et publiques assez propres et des vagues.

Mais le spot n’est pas vraiment à la hauteur de ce que les gens prétendent.

On verra lundi sur l’île en face, il y en a un aussi avec la maison du surf et tout ! Et tout !

Parce que lundi on va sur N’gor pour y passer une nuit, tout le monde nous dit que c’est génial, donc on va aller voir.

On vous racontera ça.

D’ailleurs en arrivant lundi on doit appeler un dénommé Jean pierre avec qui l’on doit passé un moment et déjeuner.

Nous l’avons connu sur le parking devant l’embarcadère pour l’île. Il vend sa « Méharie », pour ceux qui ne connaissent pas c’est une voiture idéale pour ici

Mais il en veut trop cher.

Et on verra lundi si on peut négocier. Sinon aujourd’hui on m’a proposé un scooter,  on va se concerter avec ma doudou et on décidera.

L’île de N’gor

On a aussi décidé que dans 10 jours on prend le bateau et on part en routard pour la Casamance.

Une semaine et on remonte en transport, à l’aventure. On aura plein de trucs à vous raconter.

Depuis mercredi nous avons également déposé 2 vidéos sur la chaine You tube, un nouveau volet des « Rencontres de Newsroads, la vie autre part »

TOUT AU FÉMININ POUR LA PREMIÈRE FOIS

ICI

J’ai également bossé sur le guide Sénégal pour les mises à jours rubriques : conseils pratiques et transports.

Il y a désormais des liens sur les bateaux qui circulent au Sénégal, et infos dernière minute concernant les visas biométriques obligatoires pour les Européens depuis le 1er juillet.

Voilà, je crois vous avoir tout dit.

Pour traverser

Il est 21h, Gilles le cuisto du CVD nous a vendu 2 filets de bœuf qu’on va se faire avec la bonne ratatouille de ma dulcinée.

Avec une tarte maison !!! La vie est belle, d’autant que demain on se fait une journée voile avec Bernard le directeur du CVD et un autre couple.

Bonnes vacances, pour ceux qui sont en congés pour les autres, le bon temps approche.

Au fait juste en passant, il  y a un nouveau logo sur nos tee shirt ce serait sympa que certains en commandent.

Et dernière chose, des internautes nous suivent en Angleterre depuis le début.

Ils se connectent tous les jours depuis une ville  qui s’appelle Weybridge. Nous avons connu l’an dernier pendant les JO un couple formidable à Brighton, nous aimerions savoir si ceux sont Jeff et sa femme qui nous observent ou d’autres fidèles, mais qui devraient se manifester en s’inscrivant comme membres de newsroads, on saurait enfin qui se cache à Weybridge.

Merci à tous à bientôt.

Il y a des rencontres qui marquent

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Il y a des rencontres qui marquent

Anecdote :

Nous voulions prendre une chambre, pour nous reposer, mais tout est complet car une équipe de Canadiens tourne un filme dans le coin.
L’histoire d’un journaliste qui fût emprisonné en Mauritanie, et justement le soir, nous rencontrons Mohamed, un des acteurs qui joue son propre rôle.

C’est un Sahraoui. Il vient du Sahara occidental et a connu le dit journaliste en prison.

Histoire fabuleuse, d’un homme atypique. Très cultivé, athée, il fume et boit de la bière, et nous passons la soirée avec lui, Sylvain et Éric le proprio, à refaire le monde.

La température est tombée un peu quand nous passons à table vers 22h mais il fait tout de même 36°. Nous avons le wifi et essayons de bosser un peu après le repas mais la fatigue nous gagne et nous nous couchons à 23h, les ventilos à fond dans le camion. Mais il fait tellement chaud que dans la nuit je sors pour m’installer dehors sur les coussins du camion avec un ventilateur. Je respire un peu mieux.

Ma doudou qui se demande ce qui m’arrive, préfère rester dans Charly. C’est le chant de la mosquée à 5h30 qui me réveillera et me ramènera à l’intérieur.
Ce matin il fait un peu moins chaud et nous profitons de l’ombre de la cour intérieure de l’auberge du Kétrour pour vous écrire et rattraper notre retard pour vous donner des news. Avec Eric nous allons aujourd’hui rencontrer les responsables de la coopération Luxembourgeoise qui s’est impliquée ici dans le ramassage et le tri des déchets ainsi que dans le bio gaz. Nous vous raconterons tout ça plus tard, à bientôt.

 


Mercredi 12 Juin 2013

Cet homme a rencontré le Che

Nous avons quitté Podor vers 13 h sous un soleil de plomb et nous avons regagné Richard Toll car nous passerons les 2 prochaines nuits au village de Guidakhar, où nous devons vérifier les semis que nous avons plantés la semaine passée et avancer sur la construction d’un bio digesteur familial.

Même si nous avons plus de 30°, l’air est plus supportable ici qu’à l’Est. Nous allons quand même revenir sur la journée d’hier, car après avoir bien bossé sur le net, nous sommes partis nous balader le long du fleuve pour trouver un endroit où faire un « plouf ». Et là nous avons fait une rencontre aussi inattendue qu’improbable.

Bien sur il faisait super chaud vers 16 h et nous regardions tous les petits chemins qui menaient à l’eau mais il y avait du monde partout car le fleuve ici est source de fraicheur évidemment mais sert aussi de baignoire, de lave vaisselle, de lave linge, et de station de lavage pour les véhicules ou animaux. Donc il est assez difficile de trouver un coin tranquille.
Et à un moment juste derrière quelques arbres on a vu un portail surmonté d’une pancarte, marquée

– jardin potager –

suivi d’un sigle illisible. Fidèle à notre habitude on passe la tête pour faire coucou, un gars se repose sous un abri en bois et roseau. Dès qu’il

Un prisonnier dans le potager

nous entend, il se lève et nous dit

d’entrer en Français avec un grand sourire. En fait ils sont 3 mecs à s’occuper d’un grand jardin au bord du fleuve, et ont de superbes légumes.
Un est entre les sillons à s’occuper sans trop forcer et le troisième prépare le thé. Ils nous proposent de partager un moment avec eux et comme j’ai chaud, le premier qui se relaxait remplit un seau pour que je puisse me rafraichir. Il m’explique que le bord du fleuve est très vaseux et qu’il vaut mieux se mouiller comme cela. Ils sont tous très sympas, et semblent apprécier notre visite impromptue. En fait ceux sont des prisonniers de la maison d’arrêt qui se trouve 200 m plus loin.
Ils nous précisent qu’ils sont « détenus de confiance », et incarcérés pour des petits délits, en fait les 3 se sont fait attraper avec de la « Ganja ». Ils sont là seuls l’un d’eux à vécu en France et en Allemagne, et leur bonne conduite leur donne la possibilité d’être à l’extérieur. Pas de gardien, et ils semblent libres comme l’air.
Il y a

Ousam, Massaer, et Mamadou

Et ils sont contents de pouvoir parler de tout et de rien, et nous racontent leur vie, c’est un moment d’échange génial.
Au bout d’un moment un homme arrive avec deux jeunes gars, il n’est même pas surpris de nous voir là et avec un large sourire, se présente :

–  » Brigadier chef, Cheikh Diaene Dramé, surveillant de prison. « 

Avec le surveillant chef

Il n’a pas d’uniforme et porte un boubou. Il donne des ordres à un de nos 3 compères et s’assied avec nous, pour discuter de son rôle et de ses détenus. L’ambiance est détendue et après le deuxième thé ils nous proposent de manger du maïs grillé, ce qui enchante ma doudou. Nous sommes restés avec eux pendant plus de 2 heures, et ce fût une des plus belles rencontres que nous ayons faite.

Quand nous les avons quittés après avoir laissé nos coordonnées, le gardien qui nous raccompagnait nous a même invités chez lui mais nous avions prévu de diner à l’auberge du Kétrour.
Le soir nous avons mangé avec le proprio, une réalisatrice Canadienne et une dame de Haïti dans la cour de l’hôtel. Ce matin avant de partir nous sommes passés les voir à nouveau pour prendre des clichés, mais nous n’avons pas pu les interviewer, sans autorisation du directeur de la prison.
La pénitencière française pourrait s’inspirer largement de ce programme intelligent et efficace. Dernière chose cette nuit la température avait baissée, mais nous avons eu une tempête de sable incroyable pendant 2 heures, ma chérie n’a rein entendu.
Elle était juste étonnée ce matin au levé de voir l’état de Charly.

Gros bisous à tous

Nos prisonniers font du thé

 


Samedi 15 juin 2013

Après Podor et ses températures extrêmes, mercredi dans l’après midi nous sommes passés par le village de Guidakhar pour voir où en

On a mis l’ambiance

étaient les plantations avec le produit la « lluvia solida ».

Le bissap, et les navets avaient bien germés, mais la salade avait quelques difficultés.

Nous avons cependant noté une grande différence quand on utilise le produit. Surtout si l’on couvre et protège les semis, la terre conserve l’humidité. Et ici c’est primordial.

La préparation du couscous

Donc affaire à suivre. Zal et Maouloud se penchent désormais sur la construction d’un bio digesteur.
Après 15 jours de route de sable et de chaleur nous avions décidé de nous poser, et plutôt que de faire une étape à Saint louis où nous étions début février, on a tracé direct jusqu’à M’boro chez notre ami Nicolas (campement des Niayes) 370 km d’un coup en 5 h et demi et des douaniers et policiers en pagaille sur la route.

On a pris un bungalow, et pour nous c’est Versailles.

En plus Nicolas fête aujourd’hui ses 40 ans et il nous gâte avec ses petits plats et le reste !!!

Nico et Baba

Depuis quelque temps Charly faisait un bruit bizarre en marche arrière et quand je rétrogradais. Pour moi c’était la transmission ou la boite mais il y avait urgence à regarder ça.

Stéphane le pépiniériste avec qui nous allons aussi bosser (nous l’avions rencontré à Dakar), me conseille un mécano, d’autant qu’un flic sur la route m’a pris 5000 Fcfa pour défaut de feux stop.

Donc il y a du boulot !

Hier à 16 h Daouda Faïd était sur le parking du campement avec son apprenti.

Après 10 mn, il me dit que ce n’est pas grave mais qu’il faut déplacer le camion à son atelier.

Nos mécanos

L’arbre de transmission est complétement desserré et manque de graisse. Il m’assure que je serai de retour pour 18 h. On ne parle pas de prix nous verrons bien, de toute façon il faut réparer.

5 minutes après nous sommes rendu à son atelier. Enfin, sa cabane, qui est une ancienne baraque de boulanger où il stocke ses outils.

L’endroit ressemble à une mine de charbon.

A la sortie de la ville au bout d’une impasse, une cour où sont installés plusieurs mécanos.

De la poussière noire collante partout, le sable est couvert d’huile de vidange et tous les gars travaillent là en plein soleil dans des conditions extrêmes.

Si j’en doutais encore, voilà nous sommes bien en Afrique, et ce n’est pas un film.

Je suis resté là 2 h à observer ce que l’on faisait à Charly, mais aussi tout ce qui se passait autour de moi, en discutant avec Oussma, un

Charly attend qu’on s’occupe de lui

vendeur de pièces détachées, fournisseur de tous les mécanos.

A peine arrivé dans l’enceinte, 3 gars se sont mis sous le camion et ont démonté entièrement l’arbre de transmission.
Je flippais un peu pour Charly même si mon interlocuteur me rassurait.

Une fois le tout démonté, Daouda m’a montré les pièces, qui étaient en parfait état, et est parti avec ses apprentis pour les faire graisser à la station.

Sous Charly

Ils sont revenus 20 mn après tout était nickel. Pendant ce temps un mec est passé avec un tournevis et 2 fils électriques dans la bouche pour tester mes feux stop.

En un quart d’heure il avait tout réparé.

Dans la foulée, les mécanos, sont réapparu avec mon arbre graissé, et ont tout remonté.

Charly ne fait plus de bruit, et à 18h30 j’étais revenu au campement.

En un peu plus de 2 h tout était réglé et cela m’a couté 15 000 Fcfa, soit 23 € ( graissage, démontage

Bientôt fini

et remontage de l’arbre et vérif électrique).

Bravo les gars et merci.

Demain j’irais les voir à nouveau pour prendre des photos du lieu afin que vous vous rendiez compte.

Tout va bien pour nous, il est midi et demi, et la fête va commencer.

Bon anniversaire à mon pot Denis qui a fêté ses 50 ans hier ainsi qu’au « Che » qui aurait eu 85 ans hier également.

« HASTA LA VICTORIA SIEMPRE »

Hasta luego amigos.

 


Lundi 17 Juin 2013

La pépinière des Brigades vertes

Comme d’hab il fait beau et hier soir nous avons vu aux infos que la chaleur arrivait en France, vous pourriez nous dire merci quand même parce qu’on a tout fait pour vous envoyer du soleil !!!

Notre WE ….

Samedi l’anniversaire de Nico a été très festif, et a duré tard dans la nuit, chacun a fait son petit numéro en chanson avec djembé et le reste.

Dimanche tout le monde s’est levé tard, pur notre part après le petit déj vers 11h nous sommes partis sur la pépinière de Stéphane Fall.

Avec son association les « Brigades vertes » ils font pousser 150 essences différentes et reboisent des écoles dans tout le Sénégal.

Désormais News-roads est partenaire de cette assos qui nous a permit de planté notre premier arbre en Afrique.

Un palmier Egyptien, qui portera le nom de Sonia. Comme nous l’avions prévu au début du périple, nous envisageons de planter un

On plante notre premier arbre

arbre dans chaque pays traversé, pour compenser notre empreinte carbone.

Depuis le début des années 2000 les brigades vertes sont actives au Sénégal et apportent verdure et fraicheur dans les courts d’écoles qui en ont bien besoins. Ils contribuent également au reboisement du continent, ravagé par la déforestation.

Pas seulement industrielle mais la population également utilise énormément de charbon de bois pour cuisiner. Il y a urgence à se pencher sur ce problème et la bio digestion serait une vrai alternative, qui améliorerait également la santé publique (utilisation des déchets organiques et plus de fumées toxiques), et fournirait aux paysans des engrais naturels.

Nous en parlons autant que faire se peut et de nombreuses personnes y sont sensibles.

Nous avons donc passé l’après midi d’hier en compagnie de Stéph et Andréa sa compagne qui nous ont expliqué le fondement et le fonctionnement de leur structure. Ils ont également des contacts intéressants et sont aussi impliqués pour le développement de la « lluvia solida ».

Sonia cest le nom que nous avons donné à ce palmier Égyptien

Ils nous ont donné plusieurs variétés de graines que nous essayerons de semer au fil de notre voyage. Dés que cela sera possible en retour nous lui enverrons des semences glanées, au siège des Brigades vertes à Clichy. Si tout cela vous intéresse, n’hésitez pas à les contacter.

Dans la soirées nous sommes rentrés au campement ou avec Nico, Raymond et Omar nous avons visionné les photos et vidéos de la veille, et le soir notre notre hôte nous a fait le sud ouest au Sénégal puisque nous avons dégusté un confit de canard délicieux.

Nous avons discuté ensemble jusqu’à minuit, Nicolas nous a raconté ses 17 ans d’Afrique qui ne furent pas une sinécure.

Tranche de vie hallucinante, fruit d’un pur hasard et besoins de découverte et d’espace.

Sonia vient de rentrée de son footing et prend son petit déj, nous avons prévu de rentrer sur Dakar dans l’après midi. En faisant peut être un crochet par Thiès pour faire un coucou à Éric l’aubergiste de Podor ; qui devrait être dans le coin.

On vous fait de gros bisous


Jeudi 20 Juin 2013

Bonjour, depuis mardi après midi nous sommes rentrés sur Dakar, à notre place habituelle au CVD.

Nous avons pris la route mardi matin, après un petit déj au campement des Niayes chez Nico, et un au revoir plein d’émotion.

Avant de quitter M’boro nous, nous sommes arrêtés prendre quelques photos chez Daouda le mécano, il était ravi, et en a profité pour encore resserrer quelques boulons.

Depuis 2 jours on s’est consacré au site, à la chaine You tube où vous avez désormais des « Play list » classées, avec :

– les tutoriels pour naviguer sur www.news-roads.com

– les rencontres News-roads, la vie autre part, on pose 5 questions simples aux personnes que l’on rencontre.
– les itinéraires du Maroc
– les insolites
– les infos Newsroads

31 vidéos à votre dispo.

Tom notre ami est de retour en Hollande mais a laissé son « unimog » Mercedes en Espagne.

Nous regardons les infos et grâce à Skype on a pu voir les désastres de la météo en France. Ici il fait chaud mais supportable avec la

La place de l’indépendance

proximité de l’océan.

C’est officiel il faudra un visa à partir du mois de juillet pour entrer au Sénégal. Les conditions ne sont pas encore claires et définitives, mais sur le site de l’ambassade de France à Dakar il est mentionné que les tours opérator seront exonérés au moins jusqu’en 2014.

A suivre !!! …

D’autre part, nous avons eu confirmation pour un rendez-vous très important, samedi matin à l’Océanium.

Le ministre de l’écologie et de l’environnement du Sénégal, Mr Haïdar El Ali nous reçoit pour qu’on lui présente la « Lluvia solida », et nos projets sur le bio gaz.

Il a été sensible à notre démarche, du coup cette nuit je n’ai pas pu dormir et je n’ai pas arrêté de gamberger.

Il occupe également un poste à l’ « Union Économique des états de l’Afrique de l’Ouest ».

S’il croit au produit cela peut être un débouché énorme pour la « Luvia solida » et un immense progrès pour l’Afrique.

C’est une chance inespérée, et je vais tout faire pour lui prouver que l’avenir passe aussi par ce produit fantastique et le développement de la bio digestion.

Ce matin nous sommes allés nous balader en ville, la place de l’indépendance, l’Ambassade de France, le Palais présidentiel, la corniche Est jusqu’à l’Océanium.

Pour les infos sur les visa sur le Mali ou l’investissement au Sénégal, aucune réponse.

On ne peut passer le poste de sécurité que si les agents qui n’entravent rien à ce que vous leur demandez, appuient sur le bouton pour ouvrir la grille.

J’ai posé 3 questions :

– 1 – Le visa va être obligatoire au mois de juillet, comment cela se passe pour les gens qui sont entrés avant ?

« Pour les visa Mr c’est à 20 m plus haut sur la gauche », – mais on n’est reçu que si l’on a fait une demande de visa !!!!!!!!!

Yassa poulet et flag

– 2 – Pour les investisseurs peut-on voir un représentant de la cellule développement ?

« La cellule n’existe plus Mr ».

– 3 – Nous voulons aller au Mali, y a-t-il des conditions particulières pour les ressortissant Français ?

« Il faut regarder sur le site internet de l’Ambassade Mr ».

Voilà la représentation Française au Sénégal.

Sonia n’a pas pu venir avec moi jusqu’au poste de sécurité parce qu’il y avait un premier barrage au bout de la rue où nous devions laisser l’appareil photo.

Ils rigolent eux !!!

On va laissé un truc a 2000 € dans une caisse en bois sur une table dans la rue à la vue de tout le monde et en pleine poussière. Pendant que nos chers représentants entrent et sortent en goguette en 4X4 flambants neufs ou scooters.

Si tu n’es pas « fils de » ou « ami de », tu n’as pas accès.

J’ai pu le vérifier plusieurs fois lors de voyages précédents, et aujourd’hui Dakar n’a pas fait exception à la règle.

La connexion aujourd’hui ne fonctionne pas bien, je ne sais pas si vous pourrez nous lire ce soir.

Nous on continue d’autant qu’il faut aussi préparer notre futur déplacement à Bandia à nouveau et en Casamance.

A bientôt


Dimanche 23 Juin 2013

L’Océanium

Bonjour nous avons passé ces derniers jours à nous balader et visiter Dakar.

Depuis que nous sommes arrivés, nous ne connaissions que la partie sud-est de la ville.
Donc à partir du centre ville, place de l’indépendance, nous avons élargi notre rayon depuis 3 jours, à pied et avec Charly.

Le centre ville n’est pas immense mais pour les quartiers limitrophes, il faut prendre un véhicule parce qu’il fait vite très chaud en fin de matinée.

A partir du palais présidentiel en suivant la corniche ouest, vous traversez les quartiers huppés de la capitale, où sont installées toutes les Ambassades, ministères et la bourgeoisie Sénégalaise.

Juste avant la pointe des Almadies, on peut visiter et découvrir un beau point de vue en montant sur la statue monumentale édifiée par l’ancien Président Wade.

Elle avait suscité la controverse et la colère du peuple qui considérait que les milliards de Fcfa, investis dans cette œuvre auraient pu être mieux utilisés dans la santé, l’éducation ou les infrastructures !!!

Elle était sensée représenter la renaissance de l’Afrique, mais elle fait plus penser aux années noires du stalinisme ou de la Corée du nord.

Il y a et il y aura toujours des mégalos !!! …

La partie ouest et nord de la péninsule est quand même plus agréable et moins sale que le sud et ses zones industrielles autour du port.

L’oeuvre commandée par WADE

Les taxis aussi dans ces quartiers son plus « clean » que dans le reste de la capitale.

La pointe des Almadies jusqu’à l’aéroport, abrite aussi tous les grands complexes hôteliers, les bars, les boites où s’éclatent les toubabs, les touristes, et les Sénégalais friqués.

Mais le plus important hier était l’entretien que nous a accordé, Haïdar El Ali le ministre de l’écologie du pays.

C’est homme, Libanais d’origine, a consacré toute sa vie à l’environnement.

Depuis des années il a reboisé toute une partie du Siné Saloum, et planté quelque 100 millions de palétuviers.

La mangrove renait grâce aux actions qu’il a impulsées, la nature reprend ses droits et le tissus socio-économique avec puisque coquillages et poissons prolifèrent de nouveau dans la zone.

Un peu Stalinien Non ?

Mais notre rendez vous était axé sur 2 points, la « lluvia solida » que Stéphane (le pépiniéristes des brigades vertes lui avait déjà présenté) et le développement de la bio digestion avec le projet de bio digesteur individuel à partir de fûts de pétrole ou de plastiques recyclés.

Il a été passionné par les 2 sujets et mesure parfaitement les potentiels et intérêts de chacun.

L’eau solide peut lui permettre d’avancer sur des projets en cours et d’en entreprendre d’autres, mais elle a un coût.

La rentabilité à long terme est indéniable.

Je lui ai fait comprendre que mon investissement dépendait de son engagement, et sa disposition à acheter du produit.

Le projet bio gaz sera financer par une partie du produit « lluvia solida ».

Nous désirons créer une succursale de News-roads, qui vendra et distribuera l’eau solide fabriquera des bio

Le bateau de l’Océanium

digesteurs, et développera le concept de développement durable.

L’entretien a été convivial et chaleureux, Mr Haïdar a convoqué une réunion en direct avec 3 autres acteurs pour mardi 25 à 17 h à l’Océanium.

A nous de jouer et de tout faire pour avancer. Mais il est toujours mieux de parler directement au Bon Dieu, que de passer par les

« sous fifres » !

Déjà, je ne dormais pas beaucoup depuis 3 jours. Et je n’arrêtais pas de gamberger.

Beaucoup de choses sont en jeu, y compris l’avenir de News-roads, ses projets et son engagement.

Et rencontrer un ministre ce n’est pas si courant que ça, de nos jours !!!

En France depuis 2 ans j’ai écris à tous les députés, les sénateurs et les ministres, sur tous les sujets, personnes vous m’entendez bien, personne n’a répondu.

Première avec Mr Haïdar

Et là boum ! On voit Stéphane, – « Je connais Haïdar c’est un mec bien tu verras il te recevra. »
Téléphone et 5 jours après on se voit sans aucun protocole ou fioriture.

C’était franc et courtois mais passionné et sain.

Mr Haïdar est un homme convaincu et de terrain.

Il n’a pas attendu d’être ministre pour agir. Il n’est pas carriériste, ou professionnel de la politique, et nous a mis tout de suite à l’aise.

Donc on vous tient au jus pour la suite, mardi étape n°2.

Ce matin, Nous avons vu avec Ngagne, le cordonnier que nous avons interviewé, et que vous pouvez voir sur you tube, et il m’a isolé tout le coffre supérieur de Charly en prévision de la saison des pluies.

C’est nikel et mercredi on continue sur les portes arrières et latérales après on fait le pare brise.

C’est après midi c’est avec Bobo le soudeur chaudronnier (qui avait fait un boulot fabuleux sur le camion de Tom) que nous allons avancer sur un prototype de bio digesteur individuel.

On ne rencontre pas tous les jours un ministre

Voilà le programme du jour, il fait toujours beau et chaud, et nous sommes très heureux et motivés.

Demain révision moteur Charly, consolidation placard arrière et pose d’une lampe led pour ma doudou.

On vous embrasse.

 


Mercredi 26 Juin 2013

Bobo notre soudeur

Depuis samedi, il y a eu plein d’émotions de bouleversements

Et du boulot !!!

Ha je vous vois rigoler :

– « Regarde le celui là, il est au soleil cool, se balade pendant que nous on en chie !!!! »

Je vous assure on bosse beaucoup et des projets se concrétisent lentement.

Donc le deuxième entretien avec le ministre c’est très bien passé dans la continuité du premier.

Nous avons approfondi plusieurs sujets, et Mr Haïdar est convaincu que la « lluvia solida » est un produit d’avenir.

De mon côté je me suis engagé à investir dans le développement durable au Sénégal, en créant une succursale de Newsroads qui importera, vendra et distribuera le produit « lluvia solida », et développera différentes techniques et projets liés directement au développement durable.

Avec la création d’un atelier de production de fours solaires ou à granules, de bio digesteurs familiaux etc…

Vendus également par la succursale, tous les produits sortiront de nos ateliers avec un maximum de matériel recyclé ou à recycler.

Alors nous allons sûrement rester au Sénégal jusqu’au mois d’octobre histoire de passer l’hivernage (la saison des pluies) sans trop de problème.

Ainsi nous allons prendre le temps de finaliser le premier contrat avec le ministre, et de structurer le projet de succursale les 4 prochains

Seconde réunion

mois.

Nous allons également en profiter pour continuer à présenter la «lluvia solida »,

Il y a aussi des projets en cours avec la réserve de Bandia enfin, on ne va pas chômer avant de quitter le pays.

Mais c’est génial et super excitant !!!!

Sauf que je ne dors pas la nuit et que je gamberge toujours mais l’adrénaline c’est top !!!

Ma doudou est en pleine forme et constate que son mec même si l’on peut penser qu’il est un peu allumé, n’est pas un trou du cul comme dirait GÉGÉ « le barman, maître d’hôtel » du CVD.

A rencontrer à tout prix !!! Le personnage est immense et c’est un livre ouvert il a autant de tchatche que Sonia et moi réunis, c’est pas peu dire.

Demain Nico (de M’boro), vient sur Dakar…

Vendredi on part à Bandia jusqu’à lundi ou mardi matin et mardi après midi on a notre première réunion de travail sur le projet avec le soudeur Bobo et un inventeur Sénégalais que nous a présenté le ministre, Cheikh Gueye.

Le ministre Ali Haïdar

But du jeu concevoir un bio digesteur, familial de 100 l environ, facile à construire et à utiliser. Nous présenterons un premier prototype rapidement.

Les transactions continuent avec l’intention de conclure rapidement
Ne vous inquiétez pas pour les aventures futures, il y en aura plein et pas seulement au Sénégal, La Gambie et la Guinée ne sont qu’à un jour de voiture, comme la Casamance, alors je vous promets que l’on va quand même bouger dans les 4 prochains mois

Le tour du monde continue mais à notre rythme.

A+

PS: Me olvidaba, Obama trata de Senegal esta noche a las 18h hasta las 19h, tiene que ir a dormir a Goree y Pulmann centro.

Esta mañana en el Dakar no hay un gato, policías por todas partes, y que habían limpiado la ciudad estaba casi limpio! …


Vendredi 28 Juin 2013

Bonsoir il est 20h35 la soupe est sur le feu est nous avons quitter la capitale pour nous retrouver à nouveau dans la brousse de Bandia au calme et au milieu des animaux.

Il fait nuit noire et les bruits insolites et bizarres nous interpellent.

C’est génial, on adore se retrouver là avec ma Doudou

La place de l’indépendance