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Le Sénégal oriental : Kedougou

Sénégal Kédougou notre restaurant préféré
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Le Sénégal oriental : Kédougou

Lundi 23 septembre

Neuf jours que nous ne vous avons pas laissé de nouvelles. Mais la semaine écoulée a été riche en péripéties.

Nous devions partir le lundi 16 dans l’Est du Sénégal, mais nous n’avons pas pu avoir de billet. Nous en avons profité pour améliorer le site et si vous regardez le guide vous verrez que plein de nouvelles fonctionnalités et publicités ont été installées.

Désormais Newsroads est un outil performant pour préparer et organiser vos vacances.

Toujours plus de conseils et d’informations, vous pouvez réserver directement vos billets d’avion ou votre chambre d’hôtel et préparer votre budget grâce à un convertisseur intégré avec plusieurs monnaies.

Pour préparer vos vacances sans rien oublier Newsroads vous propose d’acheter des fournitures indispensables, anti moustiques, moustiquaire, trousse à pharmacie, protection solaire, etc.

Pour revenir à notre semaine passée, nous avons rencontré Dédé, personnage haut en couleur qui mérite d’être connu.

C’est JP notre ami de Ngor qui nous l’a présenté lorsque nous sommes allés passer la journée de dimanche sur l’île.

Dédé a créé une association depuis 28 ans et travaille dans l’humanitaire. Il ramène des autobus et toute sorte de matériel. Il permet ainsi d’améliorer le quotidien de nombreuses personnes à Dakar et aux environs.

Il est déjà reparti en France pour constituer un nouveau convoi et redescendre sur le Sénégal d’ici trois mois.

Nous continuons la prospection pour nos projets et mardi comme de coutume nous sommes allés rendre visite à Marie-Louise et Lamine en compagnie de Jean-Pierre.

Ces visites sont toujours aussi fascinantes et les tranches de vie que nous racontent nos hôtes  nous laissent toujours pantois.

 

Avec eux tous les mardis nous revisitons  l’histoire du Sénégal que nous commençons à connaître assez bien.

 

Nous sommes donc partis mercredi soir pour Kédougou en bus climatisé le voyage a été long mais agréable.

Départ 21 heures pour 12 heures de trajet ; trois arrêts pipi ; avant de traverser le parc Niokolo koba au petit jour.

Nous étions placés juste derrière le chauffeur, ce qui nous a permis de voir des singes par dizaines traversant la route.

Bien sûr à chaque fois, le temps de sortir la tablette ou l’appareil photo, ils étaient tous barrés.

Ibrahima que nous avions connu il y a 10 jours au CVD, nous a reçu chez lui pendant ces quatre jours.

Nous avons passé des moments formidables en sa compagnie ainsi qu’avec son ami Omar un Américain de Détroit venu passer quelques jours au Sénégal.

Nous avons découvert la région et pu vivre des moments fabuleux, en particulier vendredi et samedi.

Kédougou se trouve à l’extrême Est du pays à 80 km du Mali et 50 km de la Guinée. Là-bas tout est très vert et luxuriant surtout en cette période d’hivernage.

Cette province est vallonnée, presque montagneuse, les pistes difficilement praticables.

Nous nous sommes régalés pendant deux jours. Le chauffeur d’Ibrahima était malade, je me suis donc proposé et c’est moi qui ai drivé ce petit monde en 4×4.

Vendredi 80 km de pistes aller, plus 80 km de pistes retour, dans un cadre incroyable, et des conditions dantesques.

3 km après avoir quitté la nationale qui mène au Mali nous avons vécu une situation assez pittoresque.

Imaginez une piste de latérite rouge avec des trous énormes des flaques d’eau immenses, entourée d’une végétation abondante d’un vert intense.

Au loin des voitures arrêtées, on se rapproche doucement et on descend du véhicule. Spectacle incroyable un camion citerne de 40 t, un autre chargé comme une mule et une 505 sont complètement embourbés jusqu’à la carrosserie.

Avec Sonia on n’en revient pas nous n’avions vu ça qu’à la télé auparavant. Des dizaines de voitures et de camions sont stoppés dans les deux sens et la situation paraît inextricable.

Trois militaires sont présents pour essayer d’organiser le dépannage.

Tout le monde est sur le pont certains coupent des branches, les autres essayent de désembourber la 505 cinq en la soulevant, mais rien n’y fait, elle est littéralement collée au sol par le mélange eau et latérite.

Beaucoup palabrent et gesticulent. La scène est haute en couleurs – c’est l’Afrique – On se demandent si l’on va pouvoir passer.

Il y a un passage entre la citerne et la 505, je pense pouvoir passer mais avant je demande l’avis d’un militaire qui me recommande de m’écarter au maximum de la citerne.

Après avoir disposé de nouvelles branches je m’avance lentement, puis décide d’y aller.

Sans mettre le 4×4 ni même le crabo je suis passé comme une lettre à la poste – merci Mitsubishi – nous avons continué encore plus de 70 km avant d’atteindre le village où nous étions attendus à la frontière malienne.

Le campement avant les chutes

Les six derniers kilomètres étaient incroyables, ce n’était plus le Paris-Dakar mais le Camel Trophy, les anciens s’en souviennent sûrement.

Enfin nous sommes arrivés à Léfako à 13h30 pour la cérémonie de circoncision à laquelle nous devions assister, après nous être arrêtés acheter du savon à Khossanto.

C’est un village de cases traditionnelles avec des toits en chaume et des murs en bambou et torchis, ils sont complètement isolés et coupés du monde.

Seul moyen de communication des motos chinoises arrivées par le Mali que la police s’empresse de confisqués quand les villageois s’aventurent en ville.

L’or que l’on trouve depuis quelques années dans la région a permis à quelques uns de construire des habitations et d’améliorer le quotidien.

Pour nous européens c’est presque le Moyen Âge ; les familles sont regroupées en Kunda, séparées par des clôtures en bambou tressé.

La Kunda du chef de village est la plus importante, de nombreuses cases entourent sa hutte.

Beaucoup d’enfants courent partout dans tous les sens au milieu des motos, des moutons, des ânes, des poules.

Nous entrons dans une cour ombragée, on dit bonjour à tout le monde, on aperçoit quelques dents en or – c’est marrant – certains sont allongés sur des paillasses en bambou, surélevées.

Au fond des hommes ont égorgé une vache pour la fête.

4 enfants de cette famille, ont été circoncis ce matin là, il y en a eu 34 dans tout le village.

On a vu plus de cent garçons se faire circoncire certaines années – Incroyable – Ils sont en blanc dans une pièce, allongés sans oser bouger. Ils ont entre 4 et 10 ans, ils ont chaud et mal. L’un d’entre eux se risquera vers 16 h à aller faire pipi.

Imaginez la scène ! 34 gamins à la queue leu leu pour se faire couper un bout, le dernier ne doit pas être fier après avoir entendu brailler ses collègues avant lui !!!

Lefako

Me concernant, je pense que je n’aurais pas aimé du tout …

D’autres sont en vert

On nous a amené un gros morceau de barbaque, sur un mini barbecue avec 3 petits malheureux bouts de charbon.

La Kounda du chef de village

Sonia a eu le temps de faire un tour de village avec Ibrahima et Nek, avec Omar (l’américain de Détroit) nous sommes restés à nous prélasser à l’ombre, sur des chaises en bois typiques, en observant ces gens vivant ensemble dans une grande précarité et un manque d’hygiène total.

À des années-lumière de ce que l’on peut vivre en Europe ou dans les pays occidentaux.

Ce qui me frappe surtout :

–       cette nonchalance permanente

–       cet immobilisme omni présent

font que le temps n’a pas d’emprise sur eux.

Mais tout se réveille quand arrivent les « grillots », ici – des femmes – font le tour du village en chantant et en dansant.

Ils ont sacrifié une vache

 

Bon appétit

 

 

 

 

 

Des prières pour l’abondance des cultures mais surtout depuis quelques temps pour l’abondance de l’or.

La fièvre a touché toute la région et les gens creusent partout.

Dans le village l’un d’entre eux a trouvé 1 kg d’or il n’y a pas si longtemps, sa vie a changé complètement.

Mais il reste là pour l’instant car il espère en trouver encore et encore.

Les 4 circoncis

Nous avons repris la route vers 17 heures afin de faire les 80 km de pistes avant que la nuit ne tombe.

Nous avons rejoint la nationale, pile poil au moment où le soleil se couchait. Sans encombre mais heureusement car je commençais vraiment à en avoir marre après 3h30 le matin, les heures de conduite de l’après-midi ont été difficiles.

Arrivé à Kédougou – 20h30 –

Une seule envie d’une bonne bière, une demi-heure de détente et une douche.

Puis nous avons passé la soirée à faire plus ample connaissance avec Oumar, Omar, et Ibrahima.

Nous avons passé une super soirée en abordant de nombreux sujets

– philosophie – histoire – réalité – culture – agriculture –

Il faisait bon et aucun moustique.

La nuit fût bonne également grâce à un bon ventilateur.

Ceux là sont en vert

La fièvre de l’or s’est emparée de l’est du Sénégal

 


Samedi 21

Dans un premier temps nous sommes allés sur mine artisanale, exploitée par un village ayant la concession de l’espace pour amener un générateur.

Waouw quand vous arrivé là vous restez scotché.

Ils travaillent comme au 19 eme c’est le far west regardez les photos c’est mieux.

Les chercheurs d’or du Sénégal première série

Puis après un passage éclair à la maison, nous avons pris la route opposée de la veille pour rejoindre les cascades de Dindé Felo.

En sortant de la ville il y a eu un contrôle routier. Ne pensant pas conduire pendant ces 4 jours j’ai laissé mon permis à Dakar dans Charly.

Donc léger problème, je me gare et nous allons munis de mon passeport pour sûrement négocier.

Un sergent chef balaise est assis dans son 4×4 pick up bleu marqué « gendarmerie »

Un sergent à ces côtés.

Bonjour, explications palabres, morale, mais il veut immobiliser le véhicule. Il me demande :

–       « Si cela arrive en France, que se passe-t-il ?

–       Monsieur nous avons un récépissé de contrôle et avons 48 h pour présenter le permis».

Le flic est un peu déstabilisé et dans le même temps je me rappelle que j’ai mon ordi dans la voiture, nos papiers y sont scannés.

« Attendez monsieur le policier je peux vous présenter mon permis sur l’ordi !

–       Vous allez me présenter un permis numérique ?

–       Hé oui !!! On innove, après le visa biométrique avec photo que l’on a découvert début juillet à Dakar, le permis numérique à Kédougou ».

Sans lui laisser le temps de dire ouf, je file cherche mon mac que Sonia avait déjà dans les mains, ayant entendu la conversation.

Le gars ne pouvait plus rien dire, et nous a laissé repartir sans pouvoir nous prendre 1000 Fcfa.

La route jusqu’aux cascades de Dindé Felo a été longue et très très très difficile.

Avec des flaques d’eau énormes que dis-je des flaques, des lacs au milieu de la piste la voiture est inondée jusqu’à moitié roue, et quand j’aborde la première marre avec l’accord d’Ibrahima des gerbes d’eau jaillissent sur les côtés.

Puis j’ai pris la mesure de la voiture et du terrain en abordant plus doucement les obstacles.

Je vous assure c’est impressionnant, nous avons croisé un « car rapide » au seul endroit où nous avons dû mettre le crabo.

Le fromager gardien du temple

Bien entendu tous les passagers étaient descendus du bus, nous les avons laissé passer et continué notre route.

Cette piste nous a mené tout droit à un endroit magique.

On a progressé lentement vers la montagne, beaucoup de verdure de végétation et de cultures.

Et toujours cette piste rouge collante au milieu.

On passe le poste frontière de la police sénégalaise, personne … on prend a droite en direction des cascades.

Si vous filer tout droit c’est la Guinée.

Encore quelques  km assez difficile et nous nous garons dans un petit établissement avec quatre bungalows.

Construit avec des matériaux locaux l’endroit est charmant.

On part direct pour les chutes. La petite montée est super sympa. Le parcours de 20 minutes, s’enfonce doucement dans la forêt

Des lianes, des arbres gigantesques, beaucoup d’ombre, de l’humilité, des cris de singes et d’autres bestioles accompagnent nos pas.

Avec ma doudou on est comme des gosses.

Tout simplement émerveillés.

100 m avant les chutes. Un géant d’Afrique se dresse immense et majestueux.

Il semble être le gardien de ce lieu sacré.

C’est un Fromager, il produit de grosses graines renfermant une matière entre le coton et le duvet d’oie.

Je suis sur que l’on pourrait utiliser cela dans le textile ou l’habillement.

Puis le bruit de l’eau se fait de plus en plus fort et en se donnant la main on découvre ensemble ce cadeau de la nature.

Immense

Une gigantesque cathédrale naturelle se dresse devant nous et crache un jet d’eau continuel.

Au pied, une grande marre que j’ai traversé pour rejoindre Sonia sous les cascades où elle était arrivée en longeant la paroi.

Moment génial que nous n’oublierons jamais.

Une eau pure et rafraîchissante dans cette ambiance chaude et humide.

Toutes les photos du site et la localisation ici

Vraiment nous avons super apprécié l’endroit. Ici c’est bien un endroit Newsroads où l’on a laissé notre trace puisqu’en revenant nous avons parlé de bio digestion en regardant des vidéos avec le gérant du campement.

Vraiment super campement, que le « campement le dogon du fouta » pour 4000 Fcfa vous y passez la nuit

Il était épaté et partant pour en faire un.

Nous sommes retournés sur Kédougou juste avant un super orage.

Le dos en compote après deux journées sur les pistes, nous nous sommes couchés à deux heures du matin après avoir refait le monde en compagnie de Oumar et Ibrahima.

Après une grosse averse tropicale nous sommes allés voir l’adjoint au maire

Sa réaction a été exactement la même que celle de toutes les autres personnes que nous avons rencontrés auparavant quand on leur montre les produits et les techniques que l’on veut développer.

Les chutes de Dinde Fello

Fermement décidé à adhérer à notre concept.

Inch’allah.

Nous avons pris un dernier repas avec nos amis, mais avant de reprendre le bus nous sommes passés par le fast-food du centre-ville, pour faire un coucou à Aziz et ses frères, qui essayent de bien travailler et de progresser.

Si vous passez par Kédougou un stop chez eux est obligatoire ils le méritent.

J’ai oublié de vous parler du campement Betik, là encore un endroit très sympa, au bord du fleuve Gambie, on y a pris un verre le premier soir au crépuscule. Ils ont des bungalows très confortables, et le site mérite le détour.

La vue de la terrasse du bar est un écran panoramique géant de cinéma naturel.

Le voyage retour, contrairement à l’aller qui s’était très bien passé, a été un peu moins agréable, puisque la clim était en panne, pour cela nous avons fait 100 bornes avec la porte latérale du milieu ouverte où nous avions choisi de nous asseoir, à certains moments on se croyait en moto sans casque. Je vous assure on a quand même rigolé un peu.

Mais le chauffeur a fermé cette aération géante avec la nuit par mesure de sécurité.

Et là ! Je vous dit pas comment on a eu chaud pendant tout le voyage.

En plus Doudou malade, des gens en colère, je vous rappelle que comme d’hab on est les seul « Toubab ».

Parce que même si Sonia est Martiniquaise, ici c’est une « Toubab » comme moi.

Donc une nuit d’enfer, arrivée Dakar 5h30 du matin, on s’est couché en arrivant.


Lundi 23

À 11 H quand j’émerge, les bio-digesteurs que j’avais confiés à Tyson, un employé du CVD sont en piteux état.

Il n’a rien fait, juste ramené un sac de fumier.

Depuis hier il me prétexte une rage de dent, qui est sûrement vrai mais pas depuis mercredi après midi.

Je les ai remis en route je pense que c’est bon et j’ai pris le temps de vous écrire et de vous raconter ces 4 jours superbes avec des gens charmants dans un très bel endroit.

La prochaine fois promit on passe au pays « Bassari » qui ne se trouve pas loin.

On vous prépare les photos

Gros bis

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