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Category Archives: Tour du monde

Tour de chauffe 2

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Le tour de chauffe 2 :

Sète :

2 jours de soleil, de plages, de balades, bons repas dans une ville agréable qui évolue assez bien.

Le coeur de la ville n’a pas trop changé et on peut y mangé pour pas cher le long de « l’ancien canal royal ».

Nous avons testé au hasard.

Et !!! Surprise – Jugez en par vous même –

– Apéro – “un ricard et un demi”

– raffraichissant –

– Plat – 2 “Seiche à la rouille”

– très bon –

– Vin – “Pichet de rosé du pays” 50 cl

– agréable –

– un café –

– Un service décontracté et très sympa –

– Soleil au bord de l’eau-

– 25 € –

Je dis Bravo à ce restaurateur d’autant qu’on lui à parler de notre périple mais il avait l’air sceptique !!!

Alors le quand nous sommes partis de Séte, nous avons fait un détour par le bord du canal pour lui montrer Charly.

Il était bleufé.

Regardez les photos de Sète

Au programme figuré ensuite Nimes et le pont du Gard mais nous devions être à Bayonne pour la mi septembre alors après la ville du Grand Georges Brassens et de Jean Vilar nous sommes revenus sur nos pas pour aller voir Collioure.

Sonia a conduit Charly pendant une centaine de bornes et nous avons déjeuné dans les vignes après Sigean. Avec du raisin qui avait souffert un peu du soleil et de la chaleur mais super sucré

– Pardon au viticulteur – mais les 4 grappes qu’on a cueuilli au hasard été fameuses et on n’a pas pu résisté à la tentation.

Arrivé à Collioure 15 h 40.

Beaucoup de monde et pas de place pour Charly qui fait un bruit bizarre. On se rabat sur Argelès où l’on s’est posé entre la marina et la plage.

Le soir Sonia a voulu faire une pizza façon Sonia bien sur !!! Alors on a sorti le compresseur pour la première fois depuis le départ.

J’ai calé la durite du moteur qui claquait ! …

On s’est fait un “ ti – punch “ pendant la cuisson du repas et une belle ballade le soir, le vent s’est calmé vers 19 h.

Le lendemain nous sommes partis tôt pour Collioure et les falaises alentours. 2 h de marche par le sentier du littoral ou pla de las fourques.

Un soleil formidable, des points de vues merveilleux, pas mal de promeneurs, une corniche superbe (à découvrir absolument)  d’autant que la visite du village vaut le coût également. Un « papy » nous a fait la causette là-haut sur les falaises et nous a parlé du bon vieux temps c’était émouvant.

Nous avons garé Charly au parking de la gare, parcouru la ville et acheté du Banyuls. Et vers 13 h on s’est arrêté mangé sur la place centrale où le club de rugby organisé une sardinade. Du coup on est sorti de table à 15 h 30, après avoir fait la connaissance de 2 couples du coin, et la convivialité des catalans a fait le reste.

Il a plut du banyuls, du rosé, des sardines, du fromage et des desserts de partout – on a passé un moment inoubliable.

Collioure en cliquant sur la photo

Direction Toulouse ! Où l’on doit rester 3 ou 4 jours pour faire le tour de la famille que Sonia ne connaît pas.

La route est belle (je n’ai pas pris la nationale et j’ai coupé à travers les Corbières) mais tortueuse et Sonia dort.

En effet, entre le banyuls et le rosé elle est pompette.

Elle a perdu ses lunettes neuves, a essayé de filmer la corniche avec la Go pro, et maintenant elle ronfle !!!!!!

2 jours après j’ai retrouvé ses lunettes sous son siège et on s’apercevra plus tard !!!  …  les vidéos de la “corniche de Collioure”

– y en avaient pas –

Nous sommes le samedi 8 septembre

Toulouse pour 4 jours le temps de revoir les cousins et la ville de Claude Nougaro écoutez ça en lisant ça donne la pêche

Les cousins et amis.

– Claude et Josette mon oncle et ma tante préférés adepte du camping-car et de danse “country”

– Sylvie et Pascal mes cousins, on ne se voit pas souvent et je les adore.

Les amis :

– Pat un ami chez qui j’ai habité pendant ma période Toulousaine.

– Jean – luc un ami traiteur avec qui j’ai bossé.

4 jours de partage autour de bons repas avec de bonnes bouteilles.

Je n’ai pas eu le temps de montrer Toulouse à Sonia comme je le voulais mais on a passé de très bons moments en famille. On a

quand même pu faire le centre ville et son expo urbaine “les vaches dans tous leurs états”le capitole (mairie de Toulouse à voir absolument la salle des « illustres ») dont la visite était gratuite, sa place, la place Wilson et la basilique Saint Sernain.

Les photos de Toulouse ICI

On a aussi eu le temps de prendre une amende dans le tramway tout neuf et de manger japonais – bizarre à Toulouse –

Le mardi 8 nous quittons Auterive au sud ouest de Toulouse après un repas chez Jean luc où l’on a déjeuné avec son équipe

– foie gras – cous de canard en sauce – fromage et quelques verres;

Objectif : le cirque de Gavarnie

Mais en chemin pour la première fois depuis le départ pleut. Sur la tablette la météo ne prévoit rien de bon pour le lendemain et il n’y pas d’intérêt à aller là-haut si tout est bouché sous le brouillard. Nous décidons donc de faire étape à Lourdes. Sonia ne connaît pas et sa conscience (ou inconscience on ne sait pas!!! … HI ! HI ! HI !) chrétienne sera satisfaite.

Arrivée 21 H 30 ! Il fait nuit il y a du monde et tout le quartier autour de la basilique et de la grotte où Bernadette a vu la vierge est lié au commerce religieux.

La basilique (et son parvis) est un édifice magnifique et majestueux mais la grotte est un petit trou dans la roche devant lequel des milliers de fidèles défilent sans discontinuer. Les messes s’enchaînent dans plusieurs langues presque H/24 et les “machines à sous” remplies de cierges et de “bondieuseries” arrivent juste à alimenter l’espèce de barbecue géant où “crament” des millions d’€ de bougies qui partent en fumée.

Ce gigantesque marché religieux m’a assez révolté. Sonia a fait ses prières, j’ai passé une mauvaise nuit et on a prit la route direction Pau et Bayonne le lendemain matin.

L’air du Pays Basque me convient mieux que celui de la montagne Lourdaise.

On est resté pratiquement un mois dans la famille, j’avais du boulot dans le studio qu’on a acheté à Bayonne les amis à voir on a donc pris le temps de profiter du soleil des amis de ballades.

Là encore, il y a eu de sacrés apéros et repas on a pris un peu de poids. Mais Sonia s’entretien et tous les deux elle fait son footing en longeant l’océan et si elle n’avait pas mal au genou ce serait le pied total !!! … Mais on va pas trop se plaindre.

Pendant ce séjour au pays, nous avons fait la connaissance de “ISMA” un marquisien qui s’est lancé dans un chalenge dément. Il a entrepris depuis le mois de décembre de construire seul sa pirogue – façon marquise – et de relier Tarnos à son île natale. 
Plus de 20000 km – seul – sur une pirogue – WAOUW –

Pour lui si tu as un rêve il faut tout faire pour le réaliser – Arrêter de dire “ si je pouvais “

Prendre son destin en main. Il voulait être le premier Marquisien à réaliser cet exploit et rendre hommage au ancêtres.

Nous avons sympathisé bien sur et passé du temps ensemble.

Dans 3 ans on s’est promis d’échanger nos moyens de locomotion. Il récupère Charly et moi Te hono sa pirogue.

– donc voilà Isma je te donne rdv à notre retour à Paris –

Aller sur sa page facebook pour connaître le personnage et ses proches

Un beau projet que nous partagerons jusqu’à son arrivée. “ BON VENT ISMA “

Un clin d’oeil aux amis et mes proches Alain mon frère ainé, ZOUC, FAC, SAM et Blanche, Denis et les autres profitez des photos de tout ce petit monde.
On vous reparlera sûrement d’eux plus tard.

On a pris la route pour l’Espagne le 9 Octobre 

Direction Santander. Première grande ville après Bilbao au nord en Cantabrie.
Ville bourgeoise avec un très beau front de mer qui mériterait peut être un ravalement !!! …
Mais la crise a plongée l’Espagne dans un semi coma -
Il n’y a personne sur les routes et les villes ne sont plus animées comme quelques années en arrières.
Pourtant nous avons traversé 2 régions sensées être parmi les 4 plus riches d’Espagne.
Il y a des autoroutes et des nationales superbes gratuites, et encore de gigantesques travaux de constructions. 
Des projets faramineux – aéroports abandonnés ou avec 3 avions par jour. Des villes entières sans habitants.

Le gas oil est maintenant plus cher en Espagne qu’en France.

Donc jusqu’à Santander il n’y a que de la montagne et je peux vous dire qu’il y a des endroits ou ça grimpe. Mais c’est très beau et vert.

Nous avons zigzagué entre la montagne et l’océan c’était bien agréable.

Vous pouvez mangé sympa un peu partout même sur le promenoir le long de la baie ils proposent des menus à 12 €.
Nous avons pour notre part choisi un petit restau typique que nous n’avons pas regreté.

Voir les photos

A Santander nous avons acheté une clé 3 G pour avoir internet et comme d’hab, – ça marche sur le PC de Sonia mais pas sur mon MAC.

C’est bien utile pour nous orienter et trouver des infos sur le coin.
Il a commencé à pleuvoir le premier soir et on c’est fait rincé pendant 2 jours, jusqu’à ce que l’on arrive à Ribadeo.

Un site superbe où l’on est arrivé le soir à 20 h . C’était magique seuls sur une plage entourés de falaises et face à l’océan.

Comme disent les jeunes : “ On a KIFÉ “

Le lendemain on s’est fait une ballade vivifiante au bord des falaises. C’est très semblable à la Bretagne mis à part qu’ici la forêt en bordure littoral est en majorité composée d’eucalyptus.

Vous êtes ici à la limite des asturies et de la Galice et c’est vraiment un coin à découvrir et en prenant les petites route vous traversez des villages colorés et vous remarquerez à tout les coup que toutes les maisons sont équipées de séchoirs à bois que l’on ne trouve pas ailleurs.

Les photos de Ribadeo en cliquant ici

Après 3 jours le long des côtes nous ne sommes pas allés jusqu’a la Corogne et la pointe extrème de la péninsule mais on a piqué tout droit jusqu’à Saint Jacques de Compostelle ou Santiago en Espagne.

Vous ne vous imaginez pas le nombre “ d’escargots “ de pélerins avec un sac à dos que l’on double sur la route.

Mais il y a de tout on en a vu faire juste les 50 derniers km en 3 étapes dans des hôtels charmants et sans sac à dos.
La Galice est une belle région vallonnée réputée pour ses produits locaux et une cuisine très variée. Malheureusement notre expérience à Santiago n’a pas été concluante. Pourtant l’auberge pour pèlerins où nous avons dîné même si le cadre était top, assez kitch et austère était une superbe maison

très ancienne à 200 m de la cathédrale.

Les photos de Santiago ICI

Mais la règle d’or du tourisme c’est vérifié, on bouffe toujours très mal au coeur des sites touristiques.
Donc si vous voulez bien mangé n’allez pas à l’auberge “Las huertas” (les potagers en espagnol), car à la cuisine ils ont oublié de mettre un cuisto avec des produits.
Une soupe sans saveur – une coquille st jacques toute ratatinée – escalope de veau frites -
- un yaourt – et le vins en supplément (33 cl) pour le double de ce qu’on avait payé partout jusque là.
Je ne sais pas si les japonaises et les Dominicains à nos côtés ont apprécié mais pour nous c’était zéro.

A la tombée de la nuit le froid est arrivé d’un coup et sitôt on est parti se mettre au chaud dans Charly et se mater un film et là, il y a eu une tuile -

En 2 mots !!! – le soir quand on n’a pas sommeil on se regarde un film de notre collection (on en a presque 500), avec un mini projecteur on se projette la vidéo sur la porte de la salle de bain on est couché et c’est “very” cool !
Mais ce soir la on s’est endormi et le projecteur est tombé du lit entrainant le PC de Sonia qui a explosé.
Le machin avait un mois et on ne pouvait communiquer en Espagne qu’avec lui.
Les boules – du coup on a annulé la semaine prévue à Madrid et le lendemain matin on a retraversé direct ACEDO par la Castille et Léon.

Cette partie de l’Espagne est casi désertique Il y a un village tous les 30 km et sur les routes pas un chat -

On a roulé toute la journée et le soir à 21 h on est donc arrivé au village ACEDO. J’avais toujours révé de venir voir le village qui portait mon nom. Ca fait bizarre – d’autant qu’il parait qu’il n’y a plus de ACEDO dans la région.

Il y a 20 maisons. C’est perdu dans la pampa mais à l’entrée du village il y a le camping ACEDO qui fait bar-restau et où les gens des environs viennent faire la fête le WE.

La région est le paradis des vététistes et randonneurs.

Cliquez sur ACEDO pour voir les photos

Puis nous avons passé la journée suivante avec des cousins qui habitent le village où vivait mon grand père.

Nous étions le 14 octobre il fallait revenir sur Paris pour régler toutes nos affaires avant le grand départ.

Tour de chauffe 1

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Tour de chauffe 1

Nous avons donc testé nos capacités et celles de Charly avant et après sa « cure » de 6 mois au Maroc.

En gros 15 000 bornes en passant par les plages du débarquement de Normandie, Hollande, Belgique, Brighton et les JO de Londres, un aller retour au Maroc, enfin notre dernière virée à travers la France et l’Espagne.

Sincèrement, on adore ce que l’on fait et ce que l’on veut faire.

On a su s’adapter à cette vie d’itinérant et nous sommes équipés, organisés et préparés pour cette vie. Charly aussi est prêt.

On a eu pas mal de galères en 1 an,

– au hasard, l’embrayage, un éclatement de pneu sur la route de Marrakech à 1 h du mat, suivi d’un défaut de batterie la même nuit, des problèmes

d’isolation, d’eau chaude, d’électricité, de fuites d’eau, d’espace et de rangement, mais petit à petit tout c’est mis en place.

Et on prend un réel plaisir à découvrir et récolter un maximum d’infos de photos pour vous et www.newsroads.com.

Charly ne passant pas inaperçu nous sommes très souvent sollicité spontanément et avons déjà pu échanger avec de nombreuses personnes grâce aussi au partenariat que nous avons mis en place avec www.lepoket.com qui nous permet de communiquer à l’aide de leur produit, le cendrier écologique

qui évite de souiller les plages ou les rues par les mégots.

Je suis moi-même fumeur et ne jette plus un mégot par terre – allez les fumeurs c’est juste un geste tout con mais utiles !!! –

Regardez les photos et vous aurez un aperçu des nos escapades mais je vais revenir sur le dernier parcours entre le 31 août 2012 et le 16 octobre soient

5977 km à travers la France et le nord de l’Espagne riche en moments forts très forts même à tous points de vue. Une expérience qui va bougrement

nous servir pour la suite.


Départ le 31 août 2012 à 23 h 05

Nos étapes :

(les liens suivants vous donnerons les infos wikipédia, et le site de chaque ville)

Dijon  (www.dijon.fr)

Saint Léonard de noblat prêt de Limoges www.ville-saint-leonard.fr

Rocamadour www.rocamadour.com

Carcassonne www.carcassonne.org

Gruissan www.gruissan-mediterranee.com

Sète www.sete.fr

Collioure www.collioure.com

Toulouse www.toulouse.fr

Lourdes www.lourdes-france.com/index.php/fr/

Bayonne www.bayonne.fr

Santander portal.ayto-santander.es/portal/page/portal/inet_santander

Ribadeo www.ribadeo.org

Santiago (Saint Jacques de Compostelle) www.chemins-compostelle.com/sommaire.html

 Acédo

(et oui pour ce qui me connaissent je m’appelle Acédo aussi !!! C’est au pays basque Espagnol pas loin de Pampelune et du village d’origine de mon grand père)

Bayonne

Poitiers www.poitiers.fr

·      Retour à Paris le 16 octobre à 18 heures

Allez c’est parti pour la première aventure

Le vendredi 31 on a chargé Charly (on va essayé de vous préparer ça en vidéo ! …) je voulais absolument qu’on démarre le 31 et on est donc parti à 23

H 05 après une bonne douche et un nombre incalculable d’aller retour entre l’appart et le camion mais, le périph passé un sentiment de bonheur et de

satisfaction nous a envahi.

On a roulé euphoriques pendant 2 heures et demi puis on s’est posé à Armeau sur les bords de l’Yonne  pour un réveil bucolique.

Consultez les photos :  » réveil au bord de l’Yonne  »  cliquez ici 

9 h 25 départ direction Auxerre et Dijon où l’on a rdv.

Personne sur la route (D606) on a l’impression d’avoir gagné au loto en traversant le Parc régional du Morvan.

Dès le premier jour on constate que la France est riche par ses paysages variés et son patrimoine historique.

Entre Sens et Dijon vous pouvez découvrir de nombreux sites gallo-romain et médiévaux comme la sentinelle de l’Auxois.

Après Pouilly en l’Auxois nous nous arrêtons à Châteauneuf en Auxois pour nous restaurer et visiter le château.

Consultez les photos :  » L’Auxois en Bourgogne  »  cliquez ici 

Nous reprenons la route pour Dijon, où nous attendent nos amis Anne et JF, des amis que je n’ai pas vu depuis 6 ans.Ils nous ont reçu merveilleusement, et nous ont fait découvrir leur ville et ses anecdotes, avec notamment le chemin d

e la chouette à travers la vieille ville,

et la cathédrale protégée par ses innombrables gargouilles

Si vous passez par là ne les manquez pas c’est très impressionnant.

Cliquez ici pour voir les photos de DIJON

Le lendemain nous repartons par la route des vins, tous ces grands crus nous font rêver, JF nous a donné des bouteilles de Fixin que nous boirons à Limoges puisque nous devons y retrouver un autre ami, MANECHU un fronton dans le Limousin

Un basque d’Hendaye avec qui j’ai joué au rugby, avec qui j’ai bossé, avec qui j’ai fait de grosses fêtes.

Lui aussi nous a reçu comme des rois en compagnie de sa femme Aline et 2 de ses enfants.

Il nous a fait visiter sa ville d’adoption,  Saint léonard de noblat, son abbatiale, ses vieilles rues médiévales et son marché.

Cliquez sur la photo pour voir l’album chez Manech à St Léonard de Noblat

Nous sommes le lundi 3 septembre 15 h 15 il est temps de partir après ce WE émotions et retrouvailles.

Merci à eux, à Dijon et Limoges il y a des gens fabuleux.

Il fait beau et nous ne sommes pas trop pressés alors on se balades par les départementales et comme Sonia ne connaît pas le Lot, j’ai décidé de lui faire

découvrir, nous voilà donc sur la route de ROCAMADOUR, mais avant on fait un détour pour voir des menhirs vieux de plusieurs milliers d’années, et

admirer le haras national à Pompadour.

Après une après midi balade à travers le Limousin et le Quercy nous découvrons le village perché au couché de soleil. Il est bientôt 21 h 30 et nous entrons dans le dernier restaurant qui nous accueille. L’ALZOU, au pied du grand escalier, on s’est fait un cassoulet face à la falaise avec le village illuminé au dessus  de nous. C’est très spectaculaire. Le patron (Mathieu si je me souviens bien), un grand gaillard jovial, aventurier et motard,  vous recevra les bras ouverts et vous racontera peut-être un de ces raids Africains (en descendant au toilettes on peut voir ses photos).

Si vous y passez faites lui un coucou de notre part.

Admirez Rocamadour en cliquant 

On a décidé de monter au sanctuaire à 23 h, ce fût génial. Personne, toutes les pierres pour nous, dans la nuit, ombres et lumières, fantasmes, légendes.

Tout était réuni pour une expérience inédite pour nous, angoisse magie et mystère.

Un conseil si vous avez l’occasion de visiter un site la nuit, on a un tout autre regard, testez et vous verrez.

Le lendemain réveil au pied du village où les parkings sont encore gratuits, et départ pour une traversée du département avec Saint cirq lapopie et Cahors au programme.

C’est le deuxième vignoble que nous traversons et on peut remarquer des différences importantes entre les vignes bourguignones et cardusiennes.

Déjà les terrains, mais les parcelles,  la taille et la coupe des pieds de vignes sont complètement différents.

Le Lot est un département magnifique où vous pouvez trouver de nombreux gîtes ou chambres d’hôtes à un prix abordable où l’on vous servira des produits locaux. La cuisine étant une religion laissez vous aller avec un confit et un bon cahors et si en plus vous y passez en automne profitez du gibier et des champignons.

Visitez L’Albenque ou Aujols qui sont restés des villages authentiques.

Nous avons profité toutes la journée de ces merveilles et avons pris la direction de Carcassonne avec un arrêt à Villefranche de Lauragais.

Photos de St cirq lapopie ici de Cahors ici .

Nous sommes le 6 Septembre, il fait super beau on arrive à Carcassonne à 10 h du mat.

On a visité la citadelle jusqu’à 16 h.

La cité médiévale est magnifique et impressionnante . C’est une ville dans la ville, et ces dimensions et son état de conservation sont sans équivalent. On peut y rester des jours en découvrant son histoire et tous ces secrets de multiples hôtels et restaurants tous plus charmant les uns que les autres vous transportent dans le passé.

L’entrée est gratuite, vous ne devrez payer que pour la visite du donjon principal.

Nous y avons fait la connaissance de Thierry Auneau un sculpteur qui officie dans la cité et qui travaille le marbre du Minervois. Un marbre français qui orne l’opéra de Paris ou Versailles. Il nous a reçu et raconté son histoire et son oeuvre. On peut voir quelques unes de ses sculptures à Carcassonne et dans les environs.

Nous avons également eu la surprise, en visitant la superbe basilique de la cité, d’assister à un mini concert de chants grégoriens qui nous ont bouleversés.

Vous voulez avoir des frissons, alors regardez et écoutez ces 2 vidéos.

En fin d’après midi après toutes ces émotions nous avons pris la route pour Gruissan où nous avons profitez du soleil à la plage, devant les célèbres cabanes.

Les quadras connaissent ces cabanes ! Et oui ! Rappelez vous le film 37,2 ° le matin avec J H Anglade et Béatrice Dalle.

Le soir on mange à Béziers et on dort à Sète où l’on a décidé de souffler 2 jours.

En partant de Gruissan nous avons fait la route des vins qui longe la mer jusqu’à Lespignan à peu près.

Encore un vignoble vraiment différent où la mer vient lécher les ceps de vignes. Cette proximité est exceptionnelle et remarquable.

A fond dans le boulot

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A fond dans le boulot

Vendredi 04 avril 2014

Un florilège de photos de Sonia sur notre parcours Africain

Lundi 24 mars 2014

A tous les aventuriers un peu d’adrénaline sur les contreforts de l’Himalaya

 

POUR CELA VOUS DEVEZ AVOIR UN SMARTPHONE OU UNE TABLETTE ET UNE CONNEXION INTERNET.

SI VOUS N’AVEZ PAS DE SCANNER, DE NOMBREUX SONT DISPONIBLES SUR INTERNET

VOUS TAPEZ SUR GOOGLE :

SCANNER OU LECTEUR DE QR CODE PUIS VOUS TÉLÉCHARGEZ CELUI QUI VOUS CONVIENT SUR L’APPSTORE OU GOOGLE PLAY.

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ATTENTION TOUS LES QR CODES GRATUITS EN LIGNE ONT UNE DURÉE DE VIE LIMITÉE

À LA FOIS DANS LE TEMPS ET EN NOMBRE DE FLASH

 

Bonjour, pour ceux qui nous suivent vous savez que nous sommes toujours à Paris, car des soucis familiaux et de nouvelles activités comme l’association, et le lancement de www.newsroads-dkod.com nous ont obligé à repousser notre départ.

Si tout va bien nous devrions reprendre la route fin avril.

Les membres et les gens qui utilisent le guide savent aussi que nous travaillons tous les jours pour améliorer le site.

De nombreuses nouvelles pages ont été mises en ligne.

Chine

Argentine

De nombreuses infos et toujours pleins de liens

Également on a commencé les présentation du Japon, du Vietnam et de l’Australie.

La France aussi se développe puisque Paris L’Alsace et l’Aquitaine vous donnerons des idées.

GRANDE NOUVEAUTÉ

DÉSORMAIS L’ENSEMBLE DU  SITE NEWSROADS EST ACCESSIBLE DANS TOUTES LES LANGUES LA SÉLECTION PEUT SE FAIRE EN HAUT DE CHAQUE PAGE.

Pour le guide et nos nouvelles activités nous avons passé la journée du 20 mars au salon du tourisme à la porte de Versailles à Paris.

La journée c’est très bien passé, mais ce dont je voulais vous parler c’est de la fabuleuse rencontre que nous avons faite .

Par hasard nous sommes tombés sur Jean Béliveau, ou plutôt lui nous est tombé dessus.

C’est un Grand Monsieur.

FIGUREZ VOUS, IL A FAIT LE  TOUR DU MONDE À PIED

EN 11 ANS.

Allez voir son site ICI

Maintenant il est conférencier et continue le combat pour lequel il était parti en 2000

LES ENFANTS

ACHETEZ SON LIVRE

Format papier ou Kindle pour sauver des arbres

Editions canadienne ou française

 

ÉTAPE EN FRANCE

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ÉTAPE EN FRANCE

MERCREDI 19 MARS 2014

Regardez ce que vous propose ALEX

Un jeune génial qui vous donne la pêche

VENDREDI 7 MARS 2014

 

LE GUIDE NEWSROADS DANS LA PRESSE « RÉPONSE À TOUT » DU MOIS DE MARS PAGE 85

JEUDI 23 JANVIER 2014

Bonjour

Il y a longtemps que nous n’avions pas donné de nos nouvelles.

Depuis notre retour à Paris il c’est passé pas mal de choses.

Vous vous demandez quand est ce qu’ils repartent ces 2 là!!!!

Sans trop m’avancer je pense que nous serons prêts dans un mois environ.

Nous ne revenons pas au Sénégal en avion mais en voiture.

Un ami descend des voitures, a besoin d’un chauffeur. Nous en avons parlé, cela nous permettra de descendre du matériel pour l’association et de passer par des endroits que nous n’avons pas faits.

On devrait mettre une bonne dizaine de jours pour arriver à DAKAR.

Ce sera une aventure supplémentaire que nous vous conterons.

Nous vous donnerons toutes les précisions quand nous les aurons nous même.

Pendant ce temps nous avons beaucoup bossé pour notre association. Qui est prête à fonctionner.

Nous avons aussi beaucoup bossé pour le guide.

Le guide France rubrique sites culturels et touristiques, s’est enrichi de nombreuses nouvelles pages.

Paris et des infos sur 5 arrondissements – L’Alsace – L’Aquitaine

Grâce aux déplacements que nous avons faits depuis notre retour en France.

Bordeaux

Sonia nous a ramené de superbes photos de la région de Colmar enluminé.

Des clichés de Bordeaux également et bientôt de Lyon où nous étions ces jours derniers.

Certains on déja sûrement vu la vidéo du Pays Basque vu du ciel sur la page vidéo ou sur You tube.

Mais il y a encore mieux.

Pour développer nos activités, Newsroads a acheté des licences de produits complètement hallucinants que nous allons promouvoir et distribuer.

Depuis ce matin nous pouvons vous proposer le porte-clés connecté !

C’EST QUOI ÇA ?

Le DKOD Newsroads, un simple porte clés, cet objet usuel, que tout le monde possède, peut vous sauver la vie avec son Pass Santé.

Mais il peut faire beaucoup plus !!!!!!

Le DKOD Newsroads intègre 12 applications ludiques ou utiles

Et pour les entreprises il existe le Pass Pro, qui vous permet de gérer toute votre communication aussi bien interne qu’externe.

Il peut être un support formidable également dans la gestion et l’organisation des ressources humaines.

On pourra avec le DKOD Newsroads parler de ZÉRO PAPIER enfin !!!!

 

LA NOOKICARD

Comme celui là cliquez ICI suivez les instructions et regardez la démo.

SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉ CONTACTEZ MOI PAR MAIL

LA BOUTIQUE EST OUVERTE

NEWSROADS DKOD.COM

Nous sommes à votre écoute et à votre dispo pour tous renseignements

Tél: 06 22 37 67 35

La distribution de La pluie solide va également bientôt commencer.

Alors vous voyez on n’est pas resté les bras croisés.

Vendredi 06 décembre 2013

 

MERCI MONSIEUR NELSON MANDELA

Que le combat continue !!!

 


ÉTAPE EN FRANCE

Que le temps passe vite, cela fait déjà un mois que nous sommes rentrés en France et nous avons décidé de prolonger un peu notre séjour.

Beaucoup de choses ont évolué depuis notre retour.

Depuis que nous sommes rentrés, nous avons reçu notre ami Tom, notre Papa  Hollandais.

Il est passé nous voir et a récupéré la peau d’antilope, (un jeune « ÉLAND DU CAP ») qu’il avait acheté lors d’un séjour à Bandia

(voir page Tour du monde étape Vers 20 h Camara le taxidermiste de la réserve nous a appelé et nous sommes allés voir découper la bête et les premiers traitements de la peau voir la suite …)

Colmar à noêl

Il va bien mais son camion «  Mégatron » est bien mal

Il va bien mais son camion «  Mégatron » est bien malade et les travaux plus le rapatriement d’Espagne lui ont couté un bras, mais il a de nouveaux objectifs.

Gaétan, alias Ibrahim que nous avons connu au Sénégal est aussi passé par Paris et prépare son retour en Afrique surement du côté de M boro.

Bien sur pendant ce mois ci nous avons aussi fait le tour des familles et des amis sans avoir vu tous ceux que l’on voulait voir mais on a un peu plus de temps pour nos obligations.

Par contre nous avons pas mal bossé pour le site Newsroads mais aussi pour créer Photo Africa Sonia à voir absolument pour découvrir de nouvelles photos et l’Afrique vue par Sonia.

Et sommes passés à la deuxième phase du développement de Newsroads avec la création de Notre association, « Un tour du monde pour la planète » qui relaiera notre démarche, nous permettra d’ouvrir d’autres portes et opportunités afin de promouvoir le développement durable à travers le monde et de mener à bien nos objectifs.

On en parle plus tard mais je bosse aussi pour étoffer le guide qui va bientôt être accessible sur smart phones et tablettes. Avec beaucoup de nouvelles pages.

En passant, à Panam, à Bayonne, Biarritz et Bordeaux, Sonia vous a préparé un max de photos.

Grande dernière nouvelle, « La pluie solide va bientôt être accessible, patientez encore un peu.

Je continue et on vous fait de gros bisous.


 


Poème INVITUS :

Dans les ténèbres qui m’enserrent,

Noir comme un puits où l’on se noie

Je rends grâce au dieu quel qu’il soit

Pour mon âme invincible et fière

Dans de cruelles circonstances,

Je n’ai ni gémi ni pleuré

Meurtri par cette existence

Je suis debout bien que blessé

En ce lieu de colères et de pleurs

Se profile l’ombre de la mort

Je ne sais ce que me réserve le sort

Mais je suis et je resterai sans peur

Aussi étroit soit le chemin

Nombreux les châtiments infâmes

Je suis le Maître de mon destin

Je suis le capitaine de Mon âme

 


Lundi 23 décembre 2013

Le 29 novembre 2013, nous avons donné une interview sur la radio Vipradioonline, diffusée le 17, vous pouvez l’écoutez sur l’audioblog.arteradio.com en 2 parties.

Le bilan pour l’anniversaire du site www.newsroads.com.

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Notre démarche, nos projets, la création de l’association « Un tour du monde pour la planète ».

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La Casamance

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La Casamance

Lundi 21 octobre 2013

Les dauphin nous accueillent

Nous voilà de retour de Casamance, à nouveau au CVD pour préparer notre dernière semaine au Sénégal avant le retour à Paris de samedi prochain.

Aller retour en bateau – le « Aline Sitoé Diatta »

Nous avons appareillé mardi 17 à 20 heures comme prévu après avoir embarqué vers 17 heures. Le voyage s’est bien passé nous avions pris des places assises Sonia a pu s’allonger sur trois sièges et bibi a dormi par terre.

J’ai oublié de vous dire qu’avant de monter sur le bateau nous avons passé 6 check-points de contrôle, pour les bagages et les papiers.

Nous sommes restés sur le pont jusqu’à 23 heures, y  sommes remonter le matin quand le bateau a passé l’embouchure du fleuve Casamance.

Il faut remonter le fleuve 1h30 avant d’arriver à Ziguinchor, tout le long du parcours nous avons pu admirer la mangrove et les forêts de cocotiers palétuviers fromagers, mais la magie était surtout sur l’eau puisque nous avons été accueillis et accompagnés pendant de longues minutes par des dizaines de dauphins.

Si les hommes ont oublié la « Téranga » la nature la cultive, merci Messieurs les dauphins de nous avoir offert ce spectacle.

Appontement impeccable déchargement une heure mais le plus hallucinant c’est la récupération des bagages.

On nous parque dans une salle d’attente vaste mais où il fait une chaleur terrible même à 10 heures du matin.

Puis une personne nous explique que l’on va pouvoir récupérer nos bagages, mais il faudra le faire par cette petite porte au fond du hangar qui donne accès au sésame.

Bien sûr embouteillages bousculades et quand vous passez la porte tous les sacs, toutes les caisses, les cartons sont en vrac à même le sol.

Imaginez 300 personnes cherchant leurs paquets dans un espace de 15 m sur 15.

C’est folklorique et haut en couleurs.

Le souk pour récupérer les bagages

J’ai fait le tour pendant un quart d’heure en me demandant si j’allais retrouver mon sac qui se trouvait en fait à côté de la petite porte par laquelle on était rentré.

Nous sommes le mercredi 16 octobre, jour sacré pour tous les musulmans du Sénégal, c’est la Tabaski ou l’Aïd el-Kébir pour les africains du Nord.

Tout est fermé à Ziguinchor et les taxis sont rares.

Mathieu le jardinier de l’hôtel de la voile d’or à Dakar, nous a donné le numéro de téléphone de son frère, il tient un bar ici mais nous n’arrivons pas à le contacter.

Nous remontons la rue en face du débarcadère pour nous arrêter dans le seul établissement ouvert, nous rafraîchir et prendre des renseignements.

Plusieurs personnes connaissent Richard et son bar mais nous n’arrivons toujours pas à le joindre.

Un taxi nous confirme qu’il est bien à Ziguinchor dans le quartier de colobane sur la route du Cap skiring, et nous y conduit pour 500 F cfa.

A notre arrivée Richard n’est pas surpris puisque Mathieu lui a téléphoné hier et le matin même.

Par contre à nous, il nous avait filé un faux numéro d’où nos problèmes de communication.

Après nous avoir offert le verre de l’amitié Richard nous conduit chez doudou qui tient l’auberge « Aw bay », qui veut dire « qui est tu ?» en Diola. L’ethnie dominante ici et majoritairement catholique.

L’endroit est très humide mais charmant doudou est un des rares sénégalais à ne pas être marié à plus de 50 ans.

Accueillant et jovial il s’occupe de son établissement de six chambres, offre un confort sommaire mais où rien ne manque.

Chez Doudou

Quand nous arrivons il est occupé à découper le mouton pour la fête.

Nous avons passé le reste de l’après-midi à nous reposer et à préparer notre séjour en Casamance.

Il est très difficile de se balader pendant l’hivernage ici et nous n’avons que quatre jours.

Décidés à ne pas rester sur la capitale de la région, nous avons le choix entre deux endroits.

Le Cap skiring, site touristique ou le Club Med est installé, ou bien la pointe Saint Georges où sont installés Gigi et Clara, ils tiennent une maison d’hôtes, nous les avons connus au CVD.

Nous choisissons la deuxième solution pour son côté sauvage loin du tout où l’on peut retrouver des amis, plutôt que les plages et les toubabs, du cap.

Nous préférons également faire deux heures de pirogue plutôt que quatre heures de car rapide.

Doudou

La perspective de  voguer au milieu des dauphins, survolés par des milliers d’oiseaux de toutes espèces est quand même plus excitante, que de transpirer quatre heures durant dans un « bus machine à laver ».

Gigi nous a donné le numéro d’un piroguier  « Housman » que nous contactons, rendez-vous est pris pour un départ le jeudi 17 à 15 heures

Ce trajet en pirogue que ce soit à l’aller ou au retour fut un pur bonheur

Deux heures entourés de dauphins, de pélicans,  d’aigles pêcheurs, de cigognes, de flamands roses, d’aigrettes, de fous de bassan, de cormorans et j’en passe.

Seuls sur notre pirogue, au milieu de ce fleuve immense nous étions comme des gosses aventuriers

Au lieu dit  la pointe St Georges, Gigi et Clara nous attendaient et nous on fait partager deux jours savoureux dans leur petit paradis.

Ils ont une charmante petite maison et vivent dans un confort simple mais propice à la relaxation et à la méditation.

Pas d’eau courante mais un puits, les sanitaires extérieurs où l’on a pu se laver sous la pleine lune c’était génial.

Cigognes

Deux petits panneaux solaires, pour trois leds, une prise, un frigo à gaz, pas de ventilo mais des moustiquaires, et un groupe électrogène au cas où !!!

Sans oublier la pirogue essentielle ici, et indispensable à un ancien marin baroudeur comme Gigi.

 

Punchs, petits plats, balades, discussions nous avons passé de très bons moments en compagnie de nos amis.

C’est une adresse recommandée par Newsroads.

Pendant l’hivernage, il n’y a que la pirogue, mais durant la saison sèche vous pourrez les rejoindre par la route même si les neuf derniers kilomètres sont difficiles.

 

Avec Clara et Gigi

Clara vous fera goûter du moringa, l’arbre magique ou encore « never die ».

À la pointe on peut également observer les lamantins, un mirador a été installé et financé par l’Océanium de l’ancien ministre Ali Haïdar .

Mais il y a une petite polémique à ce sujet.

Je m’explique :

Les jeunes du village ont pris le pouvoir et la décision de faire payer l’accès au mirador 2000 Fr. CFA, et ils attendent au pied tous les jours que des toubabs daignent grimper pour l’observation des bestioles.

Il n’accepte même plus que l’on s’assied au pied de la tour sur la plage.

Tels des hyènes, que l’on entend d’ailleurs quelquefois la nuit dans le coin, ils scrutent et observent, avant de vous mettre le grappin dessus pour vous quémander 2000 Fr. CFA.

Infoutus de valoriser leur patrimoine en proposant par exemple une balade en pirogue pour une observation plus proche ou un simple laïus sur la vie des lamantins.

L’offre commerciale c’est

– non ! Tu regardes, tu payes !

Pour des animaux qui ne sont pas leurs propriétés, et un mirador qu’ils n’ont  ni payé ni construit.

Vive la Téranga ! Enfin !

Nous avons quitté nos amis samedi à 16 heures et rejoint le chef-lieu la nuit tombée après avoir contourné l’île aux oiseaux.

Encore un moment exceptionnel que nous offrait la nature.

Direction chez doudou on pose les sacs et on va se boire une canette, chez Richard, il organise une soirée ce soir la musique à fond.


Dimanche :

Déjà ! Le temps passe vite – le matin au petit déjeuner nous avant rencontrer Lucie.

Une allemande qui vient s’installer ici pour travailler dans le solaire nous avons beaucoup parlé et échangé. Doudou aussi s’est mêlé à la conversation et bien sur nous avons parlé de la Lluvia solida, de bio-digestion, des engrais à base d’algues etc

Nous avons fait deux adeptes de plus et comptons bien rester en contact.

Un taxi nous a ramené à la gare maritime, où nous avons déposé nos sacs à la consigne, avant de refaire un dernier tour du quartier pour quelques courses et photos.

Le marché de Ziginchor

Encore une fois nous avons été déçus et même choqués de voir dans quelles conditions, les gens acceptent et continuent de vivre ici.

Le marché central par exemple est une vraie porcherie, les produits présentés et vendus dans la crasse et la poussière et personne ne nettoie.

En face sur la rive du fleuve un monument dressé en mémoire de la catastrophe de 2002.

Le « Djoola » qui faisait la liaison entre Dakar et Ziguinchor a sombré dans la nuit du 26 septembre.

2000 victimes environ à cause de plusieurs négligences invraisemblables. Et aujourd’hui des ordures et détritus jonchent cet endroit symbolique.

Marie-Louise qui ne fête plus son anniversaire depuis le 26 septembre 2002, sera certainement outrée de voir les photos.

Nous avons eu le temps de déjeuner au perroquet avant d’embarquer. Nous y avons appris que Harry un anglais rencontré trois jours plus tôt, avez rejoint Gigi et Clara à la pointe sur nos conseils.

L’endroit est charmant et très recommandable vous pouvez y retrouver Housman le piroguier, y prendre pension on n’y dort et y mange très bien.

La cour intérieure du bâtiment est surveillée par deux immenses palmiers rôniers et un fromager surplombé de dizaines de nids d’oiseaux.

Cohabitent ainsi cigognes, cormorans, aigrettes.

Détails intéressants, les cigognes ne font pas du tout les mêmes nids qu’en Europe ou au Maghreb et sont très roses

Voila le monument pour la mémoire des victimes du naufrage

semblables à des flamands.

Voilà, nous sommes donc arrivés à Dakar ce matin vers 6 heures, après 15 heures de navigation et une nuit moins agréable qu’à l’aller.

Nous avons retrouvé le CVD, les bio-digesteurs out !!!

Sonia se repose, je vais mettre tout ça en ligne.

A plus !

 

Bientôt la Casamance

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Bientôt la Casamance

Mardi 01 octobre 2013

Il semble que les pluies diminuent quelque peu depuis 2 jours mais jusqu’à dimanche matin, il a dévalé quelque chose.

Depuis mercredi dernier nous tentions d’obtenir des billets pour partir en bateau sur Zighinchor, après 2 tentatives assez cocasses, nous avons eu les Sésames ce matin, pour un aller retour du 15 au 20, direction la Casamance.

Tout le monde en parle donc on y va en bateau pour tester et vous raconter.

Instructif pour les futurs touristes.     !!!!!!

Première tentative :

vendredi Baï Fal notre taxi préféré que vous pouvez voir en vidéo, nous emmène pour l’embarcadère, il est 12h55, et je le voyais venir gros comme une maison le vigile qui garde la porte fermée à clef.
Ne veut pas ouvrir.

J’attends et profitant de la sortie de certaines personnes, lui demande :

« Monsieur svp je voudrais acheter des billets pour Zighinchor ?
Trop tard ça ferme à 13 h – sèchement –
Mais son énorme montre n’indique pas 13 h, je lui fait donc remarquer en insistant que ce n’était pas pour aujourd’hui mais pour le 15, et ! ….
(il claque la porte en disant) Revenez à 15h

Charmant l’accueil pour « la téranga ».


Deuxième tentative :

Hier matin, on décide d’aller chercher nos billets vers 11h, arrivée devant la même porte fermée à clef et un vigile que

L’infirmière du CVD

j’interpelle pour essayer d’entrer, acheter les billets aux guichets que l’on aperçoit par la baie vitrée, de même que les sièges bleus en ferraille vides.

Le gars me répond attendait je vais me renseigner pour voir s’il y a des places et ferme la porte.

On le voit parlementer au guichet avec les quelques personnes à l’intérieur.

Après 5 minutes Sonia tape au carreau et l’appelle, – « alors il y a de la place ou pas ? Mais vous savez c’est pas pour aujourd’hui c’est pour le 15 !!!! »

Le gars imperturbable,

« Attendez il faut que j’aille voir s’il y a de la place ! »

On ne comprend rien, la salle est vide des numéros défilent sur l’écran, il fait chaud la salle est climatisée et la porte est toujours fermée.

Le vigile se rapproche de la porte il passe son nez et d’un seul coup on se retrouve encerclé par 50 personnes qui sortent de je ne sais pas où !

Il fait passé 6 ou 7 personnes mais pas nous, ne nous dit rien et referme.

Ça me chauffe un peu et Je me laisse aller :

«  – C’est quoi ce bordel c’est n’importe quoi ! J’ai jamais vu ça et pas de renseignements, d’indication ou d’heures d’ouverture. »

Première info lisible mais sur la pochette livrée avec les billets après paiement :

Un papi un peu frustré et acariâtre, me dit

Départ pour le tour de Dakar

« Mr on connait chez vous et c’est pas mieux, ici si on fait comme ça c’est pour l’ordre »

Il faut juste se rendre compte que là encore, seuls Toubabs une discussion sans queue ni tête prenait des proportions énormes et que 15 personnes essayaient d’entrée en même temps.

Tu parles d’un ordre de toute façon il n’entend pas ce qu’on lui dit – un moulin à paroles que t’as envi de baffer, le parfait abruti.

Mais bon ! C’est bon ! Vas y passe Papi ! Je sais l’esclavage et le colonialisme c’est ma faute. Pardon !!!

Et le vigile ferme la porte derrière lui en nous disant –

«  Revenez à 15 h !!! »

En plus il se fout de notre gueule et on n’a toujours pas nos billets, on ne sait même pas comment ça fonctionne.

Troisième tentative :

Aujourd’hui nous étions donc fermement décidé à avoir nos billets

Départ 9h30 et arrivée sur place 10 h.

La porte est ouverte et le vigile à l’intérieur distribue des numéros en nous prévenant qu’il n y a pas de place avant le 15 ce qui tombe pile poil pour nous.

On a le 193 et la télé affiche 141

il y en a 52 avant nous ça va être long …

Mais très vite n s’aperçoit que les chiffres défilent et une personne sur cinq se présente.

Et là j’ai pigé, on passe en même pas 10 mn et la fille du guichet me confirme que les gens viennent tous chercher leur numéro à l’ouverture vont faire un tour et reviennent quand ils veulent ou pas.

Dernier truc,,,,,,,,,,

Je règle en liquide bien sûr aucune possibilité de réglement en CB.

Et la fille me dit au revoir avec un large sourire !

 » Et c’est tout ? » lui dis je .

Elle me répond :  » Bon voyage ! »

–  » Merci mais les billets ? »

 » Ho ! Excusez moi Mr !  »

Pas mal pour une conclusion !!! Après tout ce périple pour des billets de bateau.

Donc venez tôt le matin ou après la coupure à 15 h avec de la patience.

 


 

Les bio-digesteurs reproduisent du gaz.

Nous continuons à prendre des contacts pour nos projets au Sénégal, maintenant tout ne se passe pas toujours comme on le souhaiterait, donc on a décidé quoi qu’il arrive, de partir sur le Mali et le Burkina fin janvier, début février, en plus c’est le moment où il fait le moins chaud.
Il faut que l’on continue, en gardant les contacts.
C’était notre but au départ, on s’y tient, à notre rythme mais on s’y tient.
Nous rentrons surement sur Paris le 30 octobre pour un mois et plein de trucs à faire.

A bientôt.


Mardi 15 octobre 2013

Aujourd’hui et demain c’est la grande fête dans le monde musulman au Sénégal le tabaski c’est demain.

Depuis 15 jours c’est l’effervescence à Dakar et dans tout le pays, les gens n’ont qu’une seule idée en tête, acheter un mouton quel que soit le prix.

On ne va sacrifier que des males, il y en a partout en ville à chaque croisement dans toutes les rues et avenues.

Ils sont en vente et les transactions vont très fort.

Les prix flambent on parle de 1 million de francs CFA soit 1500 €, pour les plus belles bêtes.

De la folie pure ils vont se saigner pour célébrer le tabaski, et compter les grains de riz dans leur bol le reste de l’année.

À partir de ce soir il n’y aura plus personne dans les rues jusqu’à jeudi.

Nous allons utiliser les billets chèrement obtenus aujourd’hui.

Embarquement prévu à partir de 15 heures – appareillage du bateau 20 heures – arrivée prévue demain entre neuf heures et 10 heures –

Nous n’avons rien préparé et partons à l’aventure totale nous vous raconteront l’épopée dès la semaine prochaine après cinq jours à Ziguinchor  et dans les environs.

La semaine passée nous avons pas mal bossé, pris des contacts, vu nos amis rencontrer des associations, dont une en particulier nous a marqué, l’association de Mona « Unies vers elles ».

Mona est une femme formidable, voudrait que l’on travaille ensemble sur la bio digestion.

Après des années en France à s’occuper des femmes battues la voilà au Sénégal depuis cinq ans pour la même cause.

Formidable aller voir son site Internet http://www.unies-vers-elles.com

C’est notre ami Dédé qui nous a présenté Mona, lui est reparti en France et prépare un nouveau convoi pour son association.

Dimanche dernier nous avons loué un scooter, fait le tour complet de Dakar dans la journée, bien sur nous avons fait beaucoup de films et de photos.

Tout cela sera sur le guide Newsroads page Sénégal rubrique sites touristiques et culturels Dakar.

C’est Ali le gérant de la boutique en face du CVD et qui nous a loué son scooter pour une journée formidable.

Nous avons découvert des endroits que nous ne connaissions pas, et fait la connaissance du gardien du phare des mamelles.

Lamine nous a fait une visite gratuite et nous avons pu admirer Dakar d’un point de vue magnifique.

Le tour de Dakar en scooter

Si vous passez par là allez voir Lamine , il se fera une joie de partager son petit monde avec vous.


Information importante, hier soir nous avons cuisiné avec du bio gaz.

Nous avons mangé une omelette.

Donc depuis trois mois maintenant nous avons prouvé que nous pouvions produire du gaz avec des déchets.

En bricolant des bio-digesteurs essentiellement à base de récupération.

En corrigeant certains petits défauts de conception on peut produire jusqu’à une heure de gaz tous les deux jours.

Du gaz que nous avons réussi à stocker dans une chambre à air de camion.

Vous pouvez la prendre sur l’épaule et aller boire le thé chez votre voisin même s’il n’a pas de gaz.

Avec un brûleur relié directement à la chambre à air on peut stocker 30 minutes de gaz.

Largement de quoi faire 2 thés et 2 omelettes.

Si l’on fait économiser une heure de gaz, tous les deux jours à une famille sénégalaise, sur une année et rapporté à l’échelle nationale cela peut devenir énorme.

La porte du millénaire

Sans compter les améliorations dans le traitement des déchets, les améliorations sanitaires et la génération de fertilisant.

Ce concept doit se développer dans de nombreux pays pauvres.

Il est une alternative à toutes les énergies fossiles pour la cuisson et permettra de sauver des arbres.

Les bio-digesteurs peuvent être de toutes formes et de toutes matières tout dépend du contenant que vous pouvez y mettre.

Vous savez que si l’on traitait le lisier des fermes industrielles de porc en Bretagne par ce procédé de nombreux problèmes de pollution seraient résolus, on pourrait également produire des engrais et de l’énergie.

Il faut qu’on développe tout ça, c’est durable.

Partout où nous sommes passés les gens sont enchantés les femmes surtout quand on leur présente la bio-digestion et ses avantages.

Parce que ça marche dans de nombreux pays en Amérique du Sud en Asie et même en Afrique.

Les compagnies pétrolières ont de nombreux barils à recycler voilà une aubaine.

Parce qu’avec trois barils on peut faire une grande cuve et plein de gaz.

C’est dernier jours avons également revu notre ami Ibou de Kédougou.

Sonia revient de son jogging, nous terminons les bagages pour aller prendre le bateau gros bisous à très bientôt.

Mots clés qui ont permis aux internautes de trouver cet article

  • Biogaz artisanal en guinee

Le Sénégal oriental : Kedougou

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Le Sénégal oriental : Kédougou

Lundi 23 septembre

Neuf jours que nous ne vous avons pas laissé de nouvelles. Mais la semaine écoulée a été riche en péripéties.

Nous devions partir le lundi 16 dans l’Est du Sénégal, mais nous n’avons pas pu avoir de billet. Nous en avons profité pour améliorer le site et si vous regardez le guide vous verrez que plein de nouvelles fonctionnalités et publicités ont été installées.

Désormais Newsroads est un outil performant pour préparer et organiser vos vacances.

Toujours plus de conseils et d’informations, vous pouvez réserver directement vos billets d’avion ou votre chambre d’hôtel et préparer votre budget grâce à un convertisseur intégré avec plusieurs monnaies.

Pour préparer vos vacances sans rien oublier Newsroads vous propose d’acheter des fournitures indispensables, anti moustiques, moustiquaire, trousse à pharmacie, protection solaire, etc.

Pour revenir à notre semaine passée, nous avons rencontré Dédé, personnage haut en couleur qui mérite d’être connu.

C’est JP notre ami de Ngor qui nous l’a présenté lorsque nous sommes allés passer la journée de dimanche sur l’île.

Dédé a créé une association depuis 28 ans et travaille dans l’humanitaire. Il ramène des autobus et toute sorte de matériel. Il permet ainsi d’améliorer le quotidien de nombreuses personnes à Dakar et aux environs.

Il est déjà reparti en France pour constituer un nouveau convoi et redescendre sur le Sénégal d’ici trois mois.

Nous continuons la prospection pour nos projets et mardi comme de coutume nous sommes allés rendre visite à Marie-Louise et Lamine en compagnie de Jean-Pierre.

Ces visites sont toujours aussi fascinantes et les tranches de vie que nous racontent nos hôtes  nous laissent toujours pantois.

 

Avec eux tous les mardis nous revisitons  l’histoire du Sénégal que nous commençons à connaître assez bien.

 

Nous sommes donc partis mercredi soir pour Kédougou en bus climatisé le voyage a été long mais agréable.

Départ 21 heures pour 12 heures de trajet ; trois arrêts pipi ; avant de traverser le parc Niokolo koba au petit jour.

Nous étions placés juste derrière le chauffeur, ce qui nous a permis de voir des singes par dizaines traversant la route.

Bien sûr à chaque fois, le temps de sortir la tablette ou l’appareil photo, ils étaient tous barrés.

Ibrahima que nous avions connu il y a 10 jours au CVD, nous a reçu chez lui pendant ces quatre jours.

Nous avons passé des moments formidables en sa compagnie ainsi qu’avec son ami Omar un Américain de Détroit venu passer quelques jours au Sénégal.

Nous avons découvert la région et pu vivre des moments fabuleux, en particulier vendredi et samedi.

Kédougou se trouve à l’extrême Est du pays à 80 km du Mali et 50 km de la Guinée. Là-bas tout est très vert et luxuriant surtout en cette période d’hivernage.

Cette province est vallonnée, presque montagneuse, les pistes difficilement praticables.

Nous nous sommes régalés pendant deux jours. Le chauffeur d’Ibrahima était malade, je me suis donc proposé et c’est moi qui ai drivé ce petit monde en 4×4.

Vendredi 80 km de pistes aller, plus 80 km de pistes retour, dans un cadre incroyable, et des conditions dantesques.

3 km après avoir quitté la nationale qui mène au Mali nous avons vécu une situation assez pittoresque.

Imaginez une piste de latérite rouge avec des trous énormes des flaques d’eau immenses, entourée d’une végétation abondante d’un vert intense.

Au loin des voitures arrêtées, on se rapproche doucement et on descend du véhicule. Spectacle incroyable un camion citerne de 40 t, un autre chargé comme une mule et une 505 sont complètement embourbés jusqu’à la carrosserie.

Avec Sonia on n’en revient pas nous n’avions vu ça qu’à la télé auparavant. Des dizaines de voitures et de camions sont stoppés dans les deux sens et la situation paraît inextricable.

Trois militaires sont présents pour essayer d’organiser le dépannage.

Tout le monde est sur le pont certains coupent des branches, les autres essayent de désembourber la 505 cinq en la soulevant, mais rien n’y fait, elle est littéralement collée au sol par le mélange eau et latérite.

Beaucoup palabrent et gesticulent. La scène est haute en couleurs – c’est l’Afrique – On se demandent si l’on va pouvoir passer.

Il y a un passage entre la citerne et la 505, je pense pouvoir passer mais avant je demande l’avis d’un militaire qui me recommande de m’écarter au maximum de la citerne.

Après avoir disposé de nouvelles branches je m’avance lentement, puis décide d’y aller.

Sans mettre le 4×4 ni même le crabo je suis passé comme une lettre à la poste – merci Mitsubishi – nous avons continué encore plus de 70 km avant d’atteindre le village où nous étions attendus à la frontière malienne.

Le campement avant les chutes

Les six derniers kilomètres étaient incroyables, ce n’était plus le Paris-Dakar mais le Camel Trophy, les anciens s’en souviennent sûrement.

Enfin nous sommes arrivés à Léfako à 13h30 pour la cérémonie de circoncision à laquelle nous devions assister, après nous être arrêtés acheter du savon à Khossanto.

C’est un village de cases traditionnelles avec des toits en chaume et des murs en bambou et torchis, ils sont complètement isolés et coupés du monde.

Seul moyen de communication des motos chinoises arrivées par le Mali que la police s’empresse de confisqués quand les villageois s’aventurent en ville.

L’or que l’on trouve depuis quelques années dans la région a permis à quelques uns de construire des habitations et d’améliorer le quotidien.

Pour nous européens c’est presque le Moyen Âge ; les familles sont regroupées en Kunda, séparées par des clôtures en bambou tressé.

La Kunda du chef de village est la plus importante, de nombreuses cases entourent sa hutte.

Beaucoup d’enfants courent partout dans tous les sens au milieu des motos, des moutons, des ânes, des poules.

Nous entrons dans une cour ombragée, on dit bonjour à tout le monde, on aperçoit quelques dents en or – c’est marrant – certains sont allongés sur des paillasses en bambou, surélevées.

Au fond des hommes ont égorgé une vache pour la fête.

4 enfants de cette famille, ont été circoncis ce matin là, il y en a eu 34 dans tout le village.

On a vu plus de cent garçons se faire circoncire certaines années – Incroyable – Ils sont en blanc dans une pièce, allongés sans oser bouger. Ils ont entre 4 et 10 ans, ils ont chaud et mal. L’un d’entre eux se risquera vers 16 h à aller faire pipi.

Imaginez la scène ! 34 gamins à la queue leu leu pour se faire couper un bout, le dernier ne doit pas être fier après avoir entendu brailler ses collègues avant lui !!!

Lefako

Me concernant, je pense que je n’aurais pas aimé du tout …

D’autres sont en vert

On nous a amené un gros morceau de barbaque, sur un mini barbecue avec 3 petits malheureux bouts de charbon.

La Kounda du chef de village

Sonia a eu le temps de faire un tour de village avec Ibrahima et Nek, avec Omar (l’américain de Détroit) nous sommes restés à nous prélasser à l’ombre, sur des chaises en bois typiques, en observant ces gens vivant ensemble dans une grande précarité et un manque d’hygiène total.

À des années-lumière de ce que l’on peut vivre en Europe ou dans les pays occidentaux.

Ce qui me frappe surtout :

–       cette nonchalance permanente

–       cet immobilisme omni présent

font que le temps n’a pas d’emprise sur eux.

Mais tout se réveille quand arrivent les « grillots », ici – des femmes – font le tour du village en chantant et en dansant.

Ils ont sacrifié une vache

 

Bon appétit

 

 

 

 

 

Des prières pour l’abondance des cultures mais surtout depuis quelques temps pour l’abondance de l’or.

La fièvre a touché toute la région et les gens creusent partout.

Dans le village l’un d’entre eux a trouvé 1 kg d’or il n’y a pas si longtemps, sa vie a changé complètement.

Mais il reste là pour l’instant car il espère en trouver encore et encore.

Les 4 circoncis

Nous avons repris la route vers 17 heures afin de faire les 80 km de pistes avant que la nuit ne tombe.

Nous avons rejoint la nationale, pile poil au moment où le soleil se couchait. Sans encombre mais heureusement car je commençais vraiment à en avoir marre après 3h30 le matin, les heures de conduite de l’après-midi ont été difficiles.

Arrivé à Kédougou – 20h30 –

Une seule envie d’une bonne bière, une demi-heure de détente et une douche.

Puis nous avons passé la soirée à faire plus ample connaissance avec Oumar, Omar, et Ibrahima.

Nous avons passé une super soirée en abordant de nombreux sujets

– philosophie – histoire – réalité – culture – agriculture –

Il faisait bon et aucun moustique.

La nuit fût bonne également grâce à un bon ventilateur.

Ceux là sont en vert

La fièvre de l’or s’est emparée de l’est du Sénégal

 


Samedi 21

Dans un premier temps nous sommes allés sur mine artisanale, exploitée par un village ayant la concession de l’espace pour amener un générateur.

Waouw quand vous arrivé là vous restez scotché.

Ils travaillent comme au 19 eme c’est le far west regardez les photos c’est mieux.

Les chercheurs d’or du Sénégal première série

Puis après un passage éclair à la maison, nous avons pris la route opposée de la veille pour rejoindre les cascades de Dindé Felo.

En sortant de la ville il y a eu un contrôle routier. Ne pensant pas conduire pendant ces 4 jours j’ai laissé mon permis à Dakar dans Charly.

Donc léger problème, je me gare et nous allons munis de mon passeport pour sûrement négocier.

Un sergent chef balaise est assis dans son 4×4 pick up bleu marqué « gendarmerie »

Un sergent à ces côtés.

Bonjour, explications palabres, morale, mais il veut immobiliser le véhicule. Il me demande :

–       « Si cela arrive en France, que se passe-t-il ?

–       Monsieur nous avons un récépissé de contrôle et avons 48 h pour présenter le permis».

Le flic est un peu déstabilisé et dans le même temps je me rappelle que j’ai mon ordi dans la voiture, nos papiers y sont scannés.

« Attendez monsieur le policier je peux vous présenter mon permis sur l’ordi !

–       Vous allez me présenter un permis numérique ?

–       Hé oui !!! On innove, après le visa biométrique avec photo que l’on a découvert début juillet à Dakar, le permis numérique à Kédougou ».

Sans lui laisser le temps de dire ouf, je file cherche mon mac que Sonia avait déjà dans les mains, ayant entendu la conversation.

Le gars ne pouvait plus rien dire, et nous a laissé repartir sans pouvoir nous prendre 1000 Fcfa.

La route jusqu’aux cascades de Dindé Felo a été longue et très très très difficile.

Avec des flaques d’eau énormes que dis-je des flaques, des lacs au milieu de la piste la voiture est inondée jusqu’à moitié roue, et quand j’aborde la première marre avec l’accord d’Ibrahima des gerbes d’eau jaillissent sur les côtés.

Puis j’ai pris la mesure de la voiture et du terrain en abordant plus doucement les obstacles.

Je vous assure c’est impressionnant, nous avons croisé un « car rapide » au seul endroit où nous avons dû mettre le crabo.

Le fromager gardien du temple

Bien entendu tous les passagers étaient descendus du bus, nous les avons laissé passer et continué notre route.

Cette piste nous a mené tout droit à un endroit magique.

On a progressé lentement vers la montagne, beaucoup de verdure de végétation et de cultures.

Et toujours cette piste rouge collante au milieu.

On passe le poste frontière de la police sénégalaise, personne … on prend a droite en direction des cascades.

Si vous filer tout droit c’est la Guinée.

Encore quelques  km assez difficile et nous nous garons dans un petit établissement avec quatre bungalows.

Construit avec des matériaux locaux l’endroit est charmant.

On part direct pour les chutes. La petite montée est super sympa. Le parcours de 20 minutes, s’enfonce doucement dans la forêt

Des lianes, des arbres gigantesques, beaucoup d’ombre, de l’humilité, des cris de singes et d’autres bestioles accompagnent nos pas.

Avec ma doudou on est comme des gosses.

Tout simplement émerveillés.

100 m avant les chutes. Un géant d’Afrique se dresse immense et majestueux.

Il semble être le gardien de ce lieu sacré.

C’est un Fromager, il produit de grosses graines renfermant une matière entre le coton et le duvet d’oie.

Je suis sur que l’on pourrait utiliser cela dans le textile ou l’habillement.

Puis le bruit de l’eau se fait de plus en plus fort et en se donnant la main on découvre ensemble ce cadeau de la nature.

Immense

Une gigantesque cathédrale naturelle se dresse devant nous et crache un jet d’eau continuel.

Au pied, une grande marre que j’ai traversé pour rejoindre Sonia sous les cascades où elle était arrivée en longeant la paroi.

Moment génial que nous n’oublierons jamais.

Une eau pure et rafraîchissante dans cette ambiance chaude et humide.

Toutes les photos du site et la localisation ici

Vraiment nous avons super apprécié l’endroit. Ici c’est bien un endroit Newsroads où l’on a laissé notre trace puisqu’en revenant nous avons parlé de bio digestion en regardant des vidéos avec le gérant du campement.

Vraiment super campement, que le « campement le dogon du fouta » pour 4000 Fcfa vous y passez la nuit

Il était épaté et partant pour en faire un.

Nous sommes retournés sur Kédougou juste avant un super orage.

Le dos en compote après deux journées sur les pistes, nous nous sommes couchés à deux heures du matin après avoir refait le monde en compagnie de Oumar et Ibrahima.

Après une grosse averse tropicale nous sommes allés voir l’adjoint au maire

Sa réaction a été exactement la même que celle de toutes les autres personnes que nous avons rencontrés auparavant quand on leur montre les produits et les techniques que l’on veut développer.

Les chutes de Dinde Fello

Fermement décidé à adhérer à notre concept.

Inch’allah.

Nous avons pris un dernier repas avec nos amis, mais avant de reprendre le bus nous sommes passés par le fast-food du centre-ville, pour faire un coucou à Aziz et ses frères, qui essayent de bien travailler et de progresser.

Si vous passez par Kédougou un stop chez eux est obligatoire ils le méritent.

J’ai oublié de vous parler du campement Betik, là encore un endroit très sympa, au bord du fleuve Gambie, on y a pris un verre le premier soir au crépuscule. Ils ont des bungalows très confortables, et le site mérite le détour.

La vue de la terrasse du bar est un écran panoramique géant de cinéma naturel.

Le voyage retour, contrairement à l’aller qui s’était très bien passé, a été un peu moins agréable, puisque la clim était en panne, pour cela nous avons fait 100 bornes avec la porte latérale du milieu ouverte où nous avions choisi de nous asseoir, à certains moments on se croyait en moto sans casque. Je vous assure on a quand même rigolé un peu.

Mais le chauffeur a fermé cette aération géante avec la nuit par mesure de sécurité.

Et là ! Je vous dit pas comment on a eu chaud pendant tout le voyage.

En plus Doudou malade, des gens en colère, je vous rappelle que comme d’hab on est les seul « Toubab ».

Parce que même si Sonia est Martiniquaise, ici c’est une « Toubab » comme moi.

Donc une nuit d’enfer, arrivée Dakar 5h30 du matin, on s’est couché en arrivant.


Lundi 23

À 11 H quand j’émerge, les bio-digesteurs que j’avais confiés à Tyson, un employé du CVD sont en piteux état.

Il n’a rien fait, juste ramené un sac de fumier.

Depuis hier il me prétexte une rage de dent, qui est sûrement vrai mais pas depuis mercredi après midi.

Je les ai remis en route je pense que c’est bon et j’ai pris le temps de vous écrire et de vous raconter ces 4 jours superbes avec des gens charmants dans un très bel endroit.

La prochaine fois promit on passe au pays « Bassari » qui ne se trouve pas loin.

On vous prépare les photos

Gros bis

L’hivernage au Sénégal

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L’hivernage au Sénégal

Mardi 3 septembre 2013

Avec mes bio digesteur

Je suis le plus heureux des hommes, j’ai retrouvé ma doudou depuis samedi soir, la vie est belle.

D’ailleurs le soleil est revenu depuis dimanche, nous réactivons un peu tous nos contacts afin de réamorcer les projets et tout ce que nous avions entrepris jusqu’à présent.

Dimanche était consacré aux retrouvailles et au repos.

Hier c’était rangement et ménage.

Elle nous a ramené un super ventilateur pour Charly, – bon !!! Un peu gênant mais c’est vrai que le soir c’est bien agréable.

Nous reprenons doucement nos habitudes aujourd’hui, nous sommes allés visiter nos deux grands personnages que sont Marie-Louise et Joseph en compagnie de Jean-Pierre.

C’est toujours très agréable de passer un moment avec eux et revivons de grands moments d’histoire de ce pays à chaque fois qu’ils abordent leur passé.

On s’est consacré également à la photo et au site Newsroads et ce soir nous allons tester les brûleurs pour le bio gaz.

Cet après-midi nous avons fait la connaissance de Amenda la compagne de Philippe, c’est elle qui fabrique les Jus locaux que nous buvons CVD.

–       Bissap

–       Bouiye

–       Ditakh

–       Made

–       Gingembre

Elle fabrique ses jus  comme le faisait sa grand-mère, elle y ajoute quelques petits secrets. Et cela donne un résultat formidable.

Il faudra les goûter si vous allez au Sénégal à Dakar.

Nous lui avons proposé, de faire des vidéos, avec ses recettes, que l’on diffusera sur le site – page hébergement restauration du Sénégal

Maison de la culture à Dakar

Cela lui donnera une visibilité supplémentaire, animera et personnalisera complètement notre site.

Cette semaine nous avons pas mal de boulot, Sonia doit classer toutes ces photos, car nous préparons un blog exclusif pour elle d’ici quelques temps.

Ce week-end au Sénégal il y a eu un petit séisme politique, notre ami le ministre de l’écologie a changé de portefeuille, et le président de la république a nommé un premier ministre femme. C’est la deuxième fois dans l’histoire du pays.

Des réformes sont engagées et la coupure avec l’ancien « régime » semble claire et nette mais pour combien de temps. Un ministère du plan a été créé, ce qui pourrait donner un peu plus de visibilité et de lisibilité à des projets futurs.

J’espère que la vidéo que nous avons mise en ligne sur le bilan de notre parcours après un an vous a plu, c’est vrai que jusqu’à présent nous avons vécu des moments formidables et très intenses autant que simples et authentiques.

Nous sommes heureux et allons essayer de vous le faire partager au maximum carpe diem.


Lundi 9 septembre 2013

Depuis la semaine dernière il pleut abondamment tous les jours.

La circulation est très difficile il y a des inondations partout (voir www.dakaractu.com du jour). De grands travaux d’assainissement sont en cours mais le réseau est très ancien et mal entretenu. En fait pendant le ramadan et maintenant pendant l’hivernage tout est au ralenti.

 

On fait chauffer de l’eau

Au Sénégal, La pluie rythme le quotidien.

La distribution d’énergie et d’électricité en particulier, les communications et les télécommunications dépendent énormément des variations climatiques.

Les rues inondées par exemples sont un bon prétexte pour les taxis afin d’augmenter les tarifs, ils prétextent les axes bouchés, pour demander 500 ou 1000 F cfa supplémentaires.

L’humidité est partout mais pour l’instant nous ne la ressentons pas trop avec Charly nous sommes assez bien protégés.

Avec l’eau, bien entendu la nature reprend ses aises et la verdure envahit les vieilles maisons les jardins et la campagne alentour.

Les arbres ont doublé de volume et les herbes et broussailles colonisent le moindre espace de terrain.

En Afrique le temps qui s’écoule est moins important que le temps météorologique.

Cette semaine ma doudou a du mal à récupérer de son périple de trois semaines mais ça commence à aller mieux.

Nous avons pas mal bossé sur le guide nous avons ajouté des partenaires (Amazon pour ne pas le nommer en premier lieu) et des publicités notamment des références de livres sur la partie Espagne.

Toujours côté pub un lecteur MP3 qui vous donne les dernières tendances du moment vous pouvez lire nos aventures et écouter de la musique tendance.

Ça c’est ici sur les pages tour du monde, partie gauche

J’ai trouvé ça marrant !!!!!!!!

Bientôt du nouveau également pour Sonia nous travaillons sur un projet que nous allons mettre en œuvre dans peu de temps.

Production de gaz

Ha ! Ha ! Surprise Patience.

La même patience qu’il vous a fallu pour mais expérience sur la bio digestion.

Nous y avons travaillé, et aujourd’hui, on vous annonce :

Oyez ! Oyez ! Braves gens …

Hier soir en présence de Mathieu, Omar, Gilbert, Sonia et moi-même un brûleur est resté allumé 31 minutes.

Cette semaine nous avons décidé d’améliorer le stockage de gaz en ajoutant une réserve dans une chambre à air de camions autour du baril.

– bientôt les photos de la mise en place

Encore une nouvelle étape de franchie, les Bio digesteurs suscitent de plus en plus, intérêt et curiosité.

Nous ne regrettons pas notre pause sénégalaise durant l’hivernage.

Il est vrai que cela coupe un peu notre élan pour notre tour du monde.

Mais cela nous permet aussi d’acquérir de l’expérience de connaître plus en profondeur les rouages, le fonctionnement, les mécanismes de la société sénégalaise, de parcourir le pays.

Nous faisons ainsi l’apprentissage de l’Afrique, cela nous permet également de passer l’hivernage sans trop de problème, car vu les inondations au Mali, au Niger par exemple, je pense que nous aurions eu de grandes difficultés pour avancer sur notre parcours.

Il est plus que difficile de circuler en Afrique Noire équatoriale pendant la saison des pluies.

Nous avons stocké plus de 30 mn de gaz dans une chambre à air

De plus Dakar offre une situation centrale au Sénégal ce qui me permet de faire des expéditions dans toutes les provinces en revenant au CVD où nous avons nos habitudes désormais.

Nous en profitons également pour promouvoir un maximum le développement durable, initier des projets, et agrandir notre réseau.

Rencontre avec le président d’honneur de l’association les amis de la nature grâce à notre ami Cheikh Diane.

Cette association est active dans l’environnement et le développement durable depuis 30 ans ils ont de nombreux contacts au niveau du gouvernement et nous pouvons avoir des synergies avec eux.On avance doucement !!! Vous savez nous sommes au Sénégal mais on avance quand même.

On vous embrasse bien fort à très bientôt.


Samedi 14 septembre 2013

Semaine fructueuse et intéressante à plusieurs titres.

Le président d’honneur de l’association des amis de la nature au Sénégal

Tout d’abord nous avons mis en place une chambre à air autour d’un des deux bio-digesteurs et nous avons réussi à la remplir en 2 jours et demi.

Nous allons continué à la remplir jusqu’ à lundi, afin qu’elle contienne un max de réserve.

Puis, je contrôlerai la quantité avec mon gonfleur.

On laissera tout ça en standby jusqu’à vendredi, parce que normalement nous partons lundi en fin d’après midi à Kédougou à l’Est du Sénégal, pas loin des frontières Malienne et Guinéenne.

Pour cela on va se taper 12 h de bus de nuit, parce que nous laissons Charly à Dakar, pour plusieurs raisons.

Nous voulons tester les transports sur les longues distances pour vous raconter ça et en parler sur le guide, mais en plus en cette saison,  je préfère que ce soit le bus qui s’embourbe plutôt que Charly.

Dernière raison, on revient jeudi et je n’ai pas envi de me taper 25 h de route en 4 j.

Nous partons là-bas car nous avons rencontré Ibrahima au CVD.

C’est un Sénégalais qui a étudié aux Etats-Unis, enseigné à Dubaï, il prospecte de l’or désormais.

Nous avons discuté ensemble et il a adoré les bio-digesteurs, la « lluvia solida », et l’engrais aux algues des Canadiens.

Il nous a invité à passer 4 jours chez lui à Kédougou, voir itinéraire carte en cliquant sur la photo.

On est en train de rassembler nos affaires, parce que demain nous passons la journée avec Jean Pierre, alors JP pour ceux qui  suivent, il

Un cèpe géant sous Charly

habite sur l’île de N’gor, il est voisin de France Gall.

Lundi matin on s’occupe des billets pour le bus (pratiquement 700 km) et lundi ….

Mais je voulais quand même vous faire part de la visite du quartier de Guenaoraye que nous avons faite en compagnie d’un élu de la mairie de Hann (arrondissement de Dakar).

 

Hallucinant ! D’un autre âge !

– Lisez et regardez les photos –

Situation :

Le site est un espace d’environ 300 m de long, sur 200 de large, le long des voies de chemin de fer.

Aucune route d’accès, que des sentiers ou alors on passe par les rails, un canal putride ou tout le monde jette tout essaye de s’écouler au milieu du bidon ville pour se jeter sur la plage de Hann 400 m plus loin.

Le dernier train qui circule encore sur le Sénégal entre Dakar et Thiès, (c’est leur train de banlieue), traverse les séchoirs et étalages de poissons dans un fracas étourdissant et une poussière suffocante.

Le lieu a été investit par des dizaines de femmes pour fumer et sécher les produits que les mareyeurs et pécheurs ne peuvent pas vendre.

Avant elles étaient sur la plage pas loin de l’arrivée des pécheurs.

Mais depuis quelques années les  maisons et résidences ont poussé sur le rivage.

Tout ce monde gênait sans parler des odeurs, alors on a expulsé les femmes qui survivaient là.

Résultat, elles ont trouvé refuge, où personne ne voulait aller et où personne ne les dérangerait.

Autour de ces femmes se sont installés les sous traitants :

–       les porteurs qui amènent le poisson par charrettes en plein soleil (deuxième coup de chaud parce qu’il a déjà patienté pas mal de temps du côté de la plage).

–       Ceux qui traitent les déchets de poissons pour faire de l’engrais

–       Ceux qui alimentent les feux avec du bois, sciure, plastiques, papiers enfin tout ce qui brûle.

–       Les acheteurs et revendeurs de poissons.

Toutes les photos ici

Tous ces gens vivent là autour des séchoirs dans la fumée, la puanteur, les déchets, le bruit et la crasse.

Tout un quartier c’est organisé, peuplé essentiellement de Guinéens souvent sans papiers. On y trouve des petites épiceries et même un restaurant avec « baby-foot » pour les jeunes.

Il n’y a pas d’eau, pas d’électricité et l’hygiène est inexistante.

Pourtant ce seul endroit alimente 80% du marché du poisson séché Dakarois.

Nous avons fait tout le tour, avec notre ami afin de bien cerner la situation et comprendre le fonctionnement.

Les conditions sont atroces:

  • Les femmes font sécher le poisson au soleil sur des bâches, des cartons ou à même le sol.
  • Allument autour des feux, qui sont censés fumer le poisson
  • Et quand cela ne va pas assez vite, elles recouvrent les poissons de cendres.

Après elles lèvent des filets qu’elles vendent.

Le problème c’est que le site est complètement pollué et qu’elles fument le poisson avec ce qu’elles peuvent, y compris comme on l’a vu –  plastiques ou caoutchoucs – le bois, la sciure, ou les noix de coco se faisant rares.

Certain ont amélioré un peu le process et ont créé des séchoirs avec des barils de pétrole, qu’ils ont ouverts et taillés pour confectionner de grands four en hauteur où ils disposent le poisson au dessus du foyer, et n’utilisent que du bois et de la sciure d’après ce qu’ils nous ont dit.

C’est une grande avancée et bravo à eux.

Mais on pourrait aller beaucoup plus loin.

Comme je l’ai proposé à l’élu, même si la chose la plus importante est la relocalisation de ces gens, nous pourrions utiliser les 3 tonnes de déchets de poissons quotidien pour produire du bio gaz, sur des séchoirs en hauteur autour desquels on ferait bruler coco et sciure.

La mairie est sensible au problème et aux solutions, vont-ils nous demander de tenter l’expérience.

Nous le saurons bientôt,

MAIS LA SITUATION EST URGENTE – IL FAUT RÉAGIR

L’homme invisible

A plus tard.

Nos initiatives et actions

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Nos initiatives et actions

Lundi 4 Août 2013

Fatick la journée de l’arbre

Bonjour nous voilà au mois d’août que  nous avons commencé par un déplacement à Fatick comme je vous l’avais annoncé la semaine passée.

Nous avons préparé notre déplacement jeudi et vendredi, fait pas mal d’administratif, contacté des fondations pour nos projets, surveillé nos bio digesteurs, qui ont eu un petit soucis, en effet les tubes de remplissage, n’étaient plus étanche, donc fuite donc plus de gaz, les 2 ont été refait, et aujourd’hui cela produit à nouveau.

Plus que quelques jours avant les premiers essais avec brûleurs.

Nous avons pris la route samedi matin pour Fatick avec un passager clandestin turc.

Non je déconne !!!

Mais Osgur a bien voyagé avec nous, il est turc et tout à fait en règle. C’est un naturaliste installé dans la région depuis 10 ans. Il vit en fait entre la Gambie et le Sénégal et toujours partant pour filer un coup de main sur les OP concernant l’environnement et la nature.

Un petit bonhomme tranquille, avec des « dred locks » et qui voyage juste avec un sachet plastique où il range papiers et porte monnaie.

Samedi matin il s’est pointé à l’heure pour le départ, je le vois arrivé avec un bermuda maillot de bain, un « marcel » sur les épaules, je lui demande alors :

« – tu n’as pas de sac ou de bagage ? »

Il répond avec son accent :

«  – un jour, partir juste ?»

Je lui réponds :

« Oui on revient demain soir ou lundi matin ! »

Il me regarde, me dit « OK » en haussant les épaules, avec son sourire et me sort son fameux sachet plastique.

« T’as que ça ? Tu ne voyages pas lourd toi ! », j’ai éclaté de rires pendant que Sonia faisait des yeux tout rond en se demandant comment i

Ozgukh naturaliste Turc

l était possible de voyager comme ça.

On a décollé vers 11h, la pluie s’était mise à tomber depuis 4 heures du mat.

Nous avons emprunté pour la première fois la fameuse autoroute qu’ils ont inaugurée le premier août.

 

Un tronçon d’une trentaine de km, assez chère pour le pays (2000 Fcfa) en fourgon, mais un gain de temps incroyable, en évitant l’enfer de Rufisque.

Nous avons rejoins Stéphane et Andréa des « Brigades vertes » à Thies où l’on a déjeuné au restaurant « les délices » sur l’artère centrale de la ville.

Nous avons repris la route, toujours sous la pluie vers 13h30, pour arriver à Fatick à 15h comme prévu.

Nous sommes passés par Djourbel, la route est belle et on traverse de nombreux villages de huttes superbes avant et après Bombey.

Nous avions rendez vous à l’office des eaux et forêts et avec leur équipe sommes allés sur le site de l’opération du lendemain, où nous avons

Avec le ministre Haïdar

planté les derniers cocotiers, et préparé le trou pour le Baobab que plantera le Président Maky Sall le dimanche.

Bien sur ces derniers arbres ont été plantés avec la « lluvia solida » et tous autour étaient épatés par les propriétés du produit.

Tel un magicien ou un druide gaulois j’ai préparé la potion magique, ils m’ont pris pour un marabout quand l’eau est devenu gel au bout de 15 mn.

Après, nous sommes allés prendre quelques bières et manger chez « Hélène », avant de nous poser pour la nuit à la mission luthérienne.

Une vielle bâtisse délabrée où ils ont quelques piaules et un dortoir où nous avons passé la nuit comme des ados en colonies de vacances.

C’était génial.

Dimanche debout 7h30, après une bonne nuit, mais pas pour Sonia qui s’est faites bouffer par les « sticmous ».

Rdv à 8h30 aux Eaux et forêts, départ 9h30, derniers préparatifs et contrôles 10h30, 11h arrivée du président et là tout ce qu’ils avaient essayé de mettre en place se « barre en couilles ».

Maky Sall est descendu 200 m avant la tribune pour prendre un bain de foule à pied dans sa ville natale où il y a été maire également.

La foule envahit la route et la sécurité a toutes les peines du monde à avancer.

Puis il a planté son arbre avec de la lluvia solida, avant d’aller s’asseoir à l’ombre en compagnie de toutes les pointures et je peux vous assurez qu’il y avait une très grande partie du gratin du pays.

Les costumes étaient magnifiques et les galons brillaient.

Ma doudou

TOUTES LES PHOTOS DE NOS 2 JOURS À FATICK

ICI

Bref pendant plus d’une heure, plusieurs y sont allés de leurs discours insipides, on a eu droit à quelques artistes dont le chanteur Pape Diouf en play back, puis est arrivé le chef.

Dans sa tenue de brousse et son beau chapeau il a fait son discours en français et wolof, et s’en est allé dans sa papa mobile debout par le toit il s’est encore fait aimé de son peuple jusqu’au stade qu’il a inauguré dans la foulée.

Le Président Maky Sall à son arrivée

Pour la mairie il faudra attendre, comme pour l’hôpital qui ne sont pas terminés.

La ville essaye de se développer mais même l’eau puisée est toujours salée. L’eau courante n’existe pas dans de nombreux quartiers et l’on a recours à des porteurs d’eau qui sillonnent les rues avec leur bidon d’eau potable.

Le centre ville est très dégradé et plutôt que de le refaire ils sont en train de créer un nouveau quartier autour de la nouvelle mairie.

Mais comme partout au Sénégal la ville est salle avec des rues qui n’en sont pas mais une bonne adresse chez « Hélène » où l’on est revenus à 14 h avec une seule envie, se mouiller et se boire une gazelle bien fraiche et méritée après les heures passées sous un soleil qui cognait énormément.

Les autres ont mangé Sonia et moi n’avions pas faim et vers 16 h 15, nous avons repris la route, Stéphane et Andréa jusqu’à Mboro et nous direct Dakar sans passer par Thies.

Là encore la route est belle et 2h30 après nous étions au CVD, à notre place.

En chemin nous avons vu un grave accident, et j’ai reconnu un voiture du cortège officiel qui en comptait plus de vingt ; plus loin nous avons doublé le groupe de voitures du président, garées sur le bas côté et cela m’a semblé bizarre.

Ils nous sont passés devant à nouveau avant Dakar après qu‘un des militaires posté sur le bas côté nous ai fait signe de stopper.

Le baobab du Président

De Fatick jusqu’à Dakar, il y avait un bonhomme, tous les kms et sur l’autoroute deux.

Je ne vous parle pas du coût d’une journée de déplacement de Monsieur le président.

Dans les supers bagnoles blindées, avec sa garde rapprochée, qui a justement perdu un de ses membres hier, puisque la voiture accidentée que j’ai vue été bien du cortège,  un pneu les a envoyés dans le décor, les as de la sécurité rapprochée ne sont pas des as du volant semble-t-il.

Haut de page

Enfin paix à son âme et nos vœux de prompt rétablissement à son collègue hospitalisé.

La journée de lundi a été consacrée à la rédaction de ce billet, la compta, les bio digesteurs et 2 contacts importants, Cheikh Diène, un douanier retraité qui vit à Foundioune, et Michel Lachaume, un agriculteur canadien qui commercialise un engrais à base d’algues fermentées, phénoménal.

Michel est désormais membre de Newsroads, et je l’espère nous fera partager son expérience sur le site.

On vous réserve une surprise et pourquoi pas grouper son engrais et la lluvia solida.

Salut à la prochaine on vous tient au courant.

Ce WE nous avons traversé des régions qui ne semblaient pas être au Sénégal. Le pays a changé en 15 jours.

Une vaste prairie verte a remplacé le sable, la poussière et la latérite.

Un bouleversement incroyable et fabuleux en très peu de temps.

La nature est magique.

Vendredi 09 Août 2013

Dans les autres pays, la fin de Ramadan était jeudi, ici c’est aujourd’hui, allez savoir pourquoi ?

C’est l’Aïd el fitr, appelé au Sénégal « Korité ».

Jour de fête qui symbolise la fin du jeune et l’occasion de se retrouver en famille pour faire un grand repas.

Nous venons de passer une semaine bizarre, avec des hauts et des très bas.

De nouveaux membres sur www.newsraods.com, dont Michel un agriculteur Canadien qui touche sa bille en génétique, il voudrait investir dans le durable en Afrique.

Des contacts importants pour la suite de nos projets.

Mais aussi avec la première grosse pluie à Dakar mercredi, et donc des innodations ; des mauvaises nouvelles, pour les bio digesteurs d’abord dont il a fallu refaire l’étanchéité du tuyau d’alimentation, et hier soir le retour précipité de mon amour de femme pour Paris puis la Martinique dimanche, sa maman étant très malade.

Je suis resté là seul, triste, un peu perdu mais je ne me plains pas comparativement à la douleur qui serre le cœur de ma doudou.

Nous te soutenons tous mon cœur d’amour.

Pour ne rien arranger, il ne fait pas beau la ville et le quartier de bel air sont déserts, même au CVD, seules 4 ou 5 personnes ont montré leur tête.

Une journée vide, sans âme, pour un jour de fête religieuse ça la fout mal, mais c’est comme ça.

Sonia est arrivée à Paris ce matin et nous avons pu nous parler 2 fois sur skype. Il faut quand même honorer certains rdv, c’est pour cela que demain je pars à Mboro avec Ibrahim, mardi matin visite JP, Marie louise et Joseph, et je dois absolument partir en Gambie faire refaire un visa, puisque l’actuel se termine le 19 août.

J’ai 2 solutions, ou je descends mardi ou jeudi en bateau jusqu’à Ziguinchor, puis je remonte jusqu’à Banjul où je retrouverai Ozgur (le turc des brigades vertes), qui pourra m’héberger le temps que je fasse le visa.

Seconde possibilité je pars en bus ou 7 places jusqu’à Banjul directement, et j’y reste quelques jours toujours avec Ozgur.

Voilà pour le programme de ces prochains jours.

Désolé, de ne pas être plus prolixe mais sans ma doudou tout est fade et je ressens un grand vide.

Elle occupe beaucoup d’espace et là !!! ….

Je te fais des milliards de bisous – je t’aime –

A bientôt en pleine forme je vous le promets.

Mercredi 14 août 2013

Bonjour, des news, rapidement.

Sonia est donc auprès de sa maman, en Martinique, je me sens seul au monde sans ma moitié mais il faut avancer tout de même.

Ce WE je suis retourné à Mboro, pour faire connaître le coin à Ibrahim, qui après avoir fait un peu petit tour de certains points stratégiques, semble intéressé par l’endroit.

Il a une doudou et veut s’installer au Sénégal mais Dakar, où vit sa dulcinée, c’est pas pour lui !

Les Niayes, sont un bon compromis pour lui, car ce n’est pas loin de la capitale, le terrain n’est pas trop cher, et comme il veut faire du maraîchage, du miel et travailler le bois, ici c’est parfait pour lui.

Il peut également s’appuyer sur Nico, Stéphane, Maurice (le belge fabuleux personnage) et tout un groupe de personnes installées depuis pas mal d’années, il peut aussi être un sacré relais sur les projets Newsroads.

A lui de jouer maintenant.

Nous sommes rentrés lundi vers 15h30, avec Stéphane et Andréa qui avait besoins comme moi de faire prolonger son visa Sénégalais. Cela semble poser quelques problèmes depuis la mise en place du visa bio métrique, le premier juillet.

Nous nous sommes présenté à Thiès à la BMS sur les conseils d’un ami de Stéphane, le commissaire nous a expliqué qu’il ne lui était pas possible de faire cette formalité, mais qu’à l’aéroport de Dakar c’était ok !

Nous avons déjeuné en route chez Nasri. Un chrétien Libanais qui fait tourné avec son frères un restau-route le « Tutti-Frutti » à 50 km au nord de Dakar sur le bord de la nationale.

Il est génial et il fait de fameux petits trucs qui vous calent bien. Je vais le répertorier également sur les pages du guide et sur google. Cet

Le cèpe géant d’Afrique

homme est d’une gentillesse incroyable et mérite que l’on s’arrête chez lui.

CHEZ NASRI EST UNE ADRESSE NEWSROADS

Après s’être sustentés, nous sommes partis pour l’aéroport, où tout est passé comme sur des roulettes.

On a pu faire nos visas en 15 mn payer en carte bleue, empreintes, photos, sans aucunes complications.

Super, cela m’évite de partir en Gambie avant lundi, surtout sans ma doudou, je n’étais pas très chaud.

Tout le WE il y a eu des problèmes de connexion partout et cela semble fonctionner à nouveau depuis hier. Les orages et les inondations que l’on voit ici, ne sont sûrement pas étrangers à cela, car quand ça tombe, ça tombe, je peux vous l’assurer.

Hier après avoir passé un moment chez Marie Louise, avec JP et une nouvelle amie, Patricia, nous avons déjeuné à « l’oasis » (encore une fois), une pluie tropicale s’est abattue sur Dakar pendant 2 heures, et aujourd’hui encore certaines routes sont coupées.

J’en profite pour peaufiner un dossier de présentation du projet Newsroads qui sera déposé dans plusieurs institutions.

Aujourd’hui, on s’occupe des bio-digesteurs et allons essayer d’allumer la flamme.

Je garde le suspense et vous raconte tout ça la prochaine fois, surveillez la chaine Youtube, de nouvelles vidéos à venir.

J’embrasse très fort ma doudou d’amour.

 

Mardi 20 août 2013

Déjà 10 jours que Sonia est partie et les journées sont longues, surtout qu’il pleut très souvent ce qui rend les déplacements difficiles.

Alors je me consacre au guide, pour ceux qui suivent la rubrique « Sites touristiques et culturels du Sénégal » vous trouverez de nouvelles et nombreuses informations sur le pays.

Il ne fait pas trop chaud à Dakar en ce moment et on dort mieux la nuit mais le taux d’humidité, est tous les jours supérieur à 93%.

Tout ce qui est mouillé ne sèche pas et les routes sont gorgées d’eau. Même les cigarettes ont du mal à se consumer.

J’ai terminé un dossier de présentation sur les projets Newsroads qui comptent un nouveau partenaire, Algueria INC, une compagnie Canadienne dirigée par un de nos membres, Michel Lachaume.

Vous connaissez les cêpes géants d’Afrique

Il y en a au CVD

Nous proposons une gamme de produits pour l’agriculture et le reboisement accompagnée de techniques simples en rapport avec le développement durable.

Nous avons contacté certains ministères, et le dossier sera soumis à un conseillé du président.

Nous allons également nous rapprocher de la holding qui gère la nouvelle mine de zircon et de nitrate de Mboro, elle doit s’engager dans un plan environnemental important rapidement.

Comme vous voyez je me suis consacré aux relations publiques et à l’administratif, le calme étant permanent depuis le départ de ma doudou.

Dimanche mon pot Ibrahim a regagné son nord natal et compte revenir début janvier.

On reste en contact d’autant que je peux lui donner des news de sa dulcinée qui est restée à Dakar.

Dimanche également une grande première a eu lieu, puisqu’à 11h précise nous avons eu du gaz avec un des 2 bio-digesteurs.

Par hasard j’ai testé la sortie au robinet, il y avait de la pression, j’ai donc approché le briquet et là une super flamme.

J’étais excité comme un gosse alors j’ai installé un brûleur, mais rien.

La flamme

La première flamme génial !!

J’ai retrouvé un petit bec bunsen de laboratoire et là ça fonctionnait.

J’ai immédiatement appelé Sonia et les amis qui ont participé et montré les faits au personnel présent au CVD.

Hier lundi c’était évidemment le sujet de discussion principal.

Nous allons surveillé cela ces prochains jours et vous tenir au courant.

Il n’y a pas trop de nouvelles photos en ce moment vu que la photographe en chef est absente, mais on vous montre tout ça en image bientôt.

 

Lundi 26 août 2013

Une semaine que je n’ai rien écrit, je vous l’avais dit sans ma doudou je ne suis pas très productif.

Mon bureau

Mon bureau

Depuis mardi dernier je me suis consacré au site www.newsroads.com, si vous allez le consulter vous trouverez pas mal de modifications textuelles d’abord la rubrique sites touristiques et culturels du Sénégal, commence à être bien fournie.

Vous constaterez également les modifications sur les pages présentations Espagne Maroc et Sénégal vous avez un plug-in qui vous donne la météo en direct également sur les pages conseils pratiques des horaires d’avion et réservation en direct.

J’ai également installé des bannières liées à d’autres sites ce qui nous permet de créer du trafic sur Newsroads et vous verrez également de nombreuses publicités.

Si vous êtes cool et sympa cliquer dessus ça nous fait un peu d’argent.

Que s’est-il passé depuis une semaine.

D’abord des nouvelles de ma doudou, elle est rentrée sur Paris avec sa maman et elle prépare son retour sur Dakar samedi.

J’ai vraiment hâte qu’elle revienne car les journées sont très fades donc je m’occupe sur les Bio digesteurs est sur Internet en attendant.

Au sujet des bio digesteurs, nous devions faire une omelette samedi avec Florian un ami français de Dakar, mais la production de gaz n’était pas assez importante, j’ai quand même vérifier les brûleurs, on a fait une petite modification et ils fonctionnent c’est déjà ça !!!

En fait comme dans toutes les expériences nous avons quelques petits problèmes de mise au point.

Il y a d’abord eu l’étanchéité que nous avons refaite voila 15 jours.

Mais en me documentant toujours plus sur la méthanisation je me suis rendu compte que notre mélange au départ n’était pas bon.

En fait la meilleure méthode, consiste à remplir les barils de matières sèches et de les couvrir à 80 % d’eau.

J’ai fait l’erreur de les remplir petit à petit et avec beaucoup d’eau.

Ce qui ralentit énormément la production de bio gaz, celles-ci devant se faire dans un milieu sans oxygène. Comme vous le savez il y a de

Production de Gaz

l’oxygène dans l’eau donc ça ralentit la production.

Je suis en train de rectifier le tir en complétant avec de la matière sèche et des déchets et en vidant petit à petit le trop-plein d’eau.

Pour terminer on a encore un petit problème d’étanchéité qui sera rectifié ce soir.

À partir de maintenant tout devrait être OK, je touche du bois !!! Mais cela va nous permettre d’améliorer le process de fabrication pour les futurs bio-digesteurs.

Nous pourrons perfectionner les prochains en leur apportant certaines modifications.

Cette semaine le méthane était le grand sujet  discussion au CVD.

Ils étaient tous ébahis de voir sortir du gaz de ses barils de j’avais stocké de la merde.

Après le scepticisme maintenant ils y croient et c’est déjà un très grand pas.

Enfin on avance à petits pas sur tous les projets, mon nouvel ami et futur collaborateur du Canada Michel Lachaume est très motivé.

Je vous dis à bientôt.

Samedi 31 août 2013

Nous sommes partis voilà un an le 31 août 2012, à 23h30 heure française et 21h30 heure Sénégalaise.

 

La vidéo des un an

 

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Bientôt le Siné Saloum

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Bientôt le Siné Saloum

Sortie en mer avec Bernard

Bonjour nous voilà revenu au CVD depuis hier après-midi juste quand a éclaté le premier orage depuis le mois de décembre.

En effet Charly (le camion pour les nouveaux ou ceux qui ne suivent pas !!!) a reçu ses première gouttes de pluie depuis Meknès au Maroc, c’est à dire qu’il n’avait pas vu l’eau depuis le premier janvier.

L’orage a duré ¾ d’heure, un gros pipi de chat et aujourd’hui grand beau temps.

Nous en avons profité pour installer une bâche devant Charly et nous pouvons continuer à manger et bosser dehors à l’abri.

Revenons à dimanche !

Après avoir alimenté mes bio digesteurs, nous nous sommes préparés pour partir en mer avec Bernard le directeur du CVD.

Nous avons « appareillé » à 11 h et retour à 17 pour une journée de navigation  super cool.

Température idéale, mer plate et petite brise, ce qui a permis à ma doudou de profiter sans être malade même si à un moment elle a «

Devant la Maison des Esclaves

contrôlé » !!!

Mais tout a était génial, Bernard m’a laissé barrer jusqu’au retour, mais avant nous avions mouillé à l’île de Gorée juste devant la maison des esclaves, où nous sommes restés une heure le temps de prendre un bain et une petite collation que ma doudou avait préparée.

Puis nous avons navigué peinards, en profitant de ce moment délicieux.

Je me suis pris pour « Kersauson » l’espace d’un moment avec ma chérie sur le pont avant qui faisait bronzette.

Bernard sort souvent et dès que nous aurons l’occasion de grimper sur le pont de son bateau nous le ferons, histoire de se perfectionner en voile, et de prendre du plaisir.

MERCI BERNARD

N’gor

L’air du large fatigue et nous avons dormi comme des bébés.

Lundi nous étions en pleine forme pour rejoindre l’île de N’gor, vers 13h où nous nous attendait Jean pierre.

Mais en arrivant point de Jean pierre, alors on c’est installé chez Ibou au premier cabanon sur la plage, en attendant notre hôte.

Il est arrivé une gazelle et un bain plus tard ! L’attente n’était pas contraignante, nous étions au soleil les pieds dans l’eau.

Nous avons posé nos affaires chez lui, un petit cabanon comme on en trouve dans les calanques autour de Marseille.

L’île ne compte que 120 parcelles, appartenant à des artistes des notables ou des personnes fortunées.

Ce lieu de villégiature est devenu assez cher, et les heureux propriétaires qui ont investit il y a 30 ans, ont désormais un sacré capital.

Piscine naturelle devant chez France Gall

Cela dit, sur N’gor on ne se croit pas au Sénégal.

Pas de mosquée, pas de voiture, de scooter, ni même de vélo.

Les rues sont si étroites et tortueuses qu’il est très difficile de circuler en 2 roues.

Pas de bruit donc à part les quelques groupes électrogènes (il n’y a pas d’électricité), mais ils ne troublent pas la quiétude et le calme de l’île.

Le vent, le bruit des vagues de l’océan qui cognent sur les petites falaises et les roches volcaniques noires au nord et à l’ouest, couvrent tous les bruits artificiels.

Côté sud l’île donne sur une baie protégée en face de Dakar. Il y a la plage N°1 et la plage N°2.

On accède par des pirogues après avoir pris son aller retour (500 Fcfa) sur la plage derrière le restaurant « la brazérade ».

LES PHOTOS DE N’GOR

ICI

Lundi après midi après que Sonia ait grignoté une cuisse de poulet grillé, nous sommes donc passés chez Jean pierre et avons fait connaissance avec le personnage, autour d’une bouteille de rhum, que l’on a tué avant de ce rendre compte à 18h que nous les hommes n’avions pas mangé, et fait 30 m sur l’île.

Donc JP nous a d’abord amenés faire trempette dans une baignoire naturelle dans la roche volcanique, elle a simplement était rehaussée un « chouilla ».

A chaque vague un peu d’eau entre et se vide par un effet siphon, c’est génial.

Cette grande vasque en pierre se trouve sous les baies vitrées de France Gall que l’on a aperçu, furtivement.

C’est une personne très discrète qui sort très peu. La maison de son fils jouxte la sienne.

Après ce bain fabuleux nous avons fait le tour de l’île avec notre guide qui connaît beaucoup d’anecdotes sur les lieux et leurs occupants.

Très peu de personnes habitent à l’année ici à part le personnel de maison et les gardiens.

Nous avons croisé en tout et pour tout une quinzaine de personnes le soir en comptant les soldats du « centre d’entrainement tactique ». On y a même pris un pot mardi soir, c’est la première fois que je rentrais dans un camp militaire en maillot et torse nu, où les gars n’ont pas de tenue, te servent de la bière (pays musulman) et où pendant que certains s’entrainent en trottinant en rond sur la minuscule plage devant, d’autres écoutent de la musique sur des hamacs.

Dommage que certains aient fait des constructions à la « one again » et qu’il n’y ait pas eu d’harmonie autour des premiers cabanons.

La plage 1 de N’gor

Mais l’endroit reste sauvage et génial. Nous avons eu en plus la chance d’y séjourner pendant le ramadan. Il n’y avait personne même la journée.

D’habitude beaucoup plus de monde vient profiter de la beauté particulière de l’île, de son calme et de sa propreté.

Lundi soir nous nous sommes couchés assez tôt mais il y avait un problème sur l’installation solaire chez JP. Et pas de jus ! Ce qui veut dire pas de ventilo ! Ce qui veut dire chaleur et moustiques.

Et même moi qui ne crains pas du tout les sales bestioles, là pendant 2 nuits nous avons morflé.

Malgré la chaleur et le grattage nous sommes restés jusqu’à mercredi chez JP tellement nous nous sommes régalés avec ce personnage hors du commun, en plus dans un cabanon au charme exceptionnel.

Mardi matin comme tous les mardi Jean pierre devait rendre visite à sa maman et son papa Sénégalais, qu’il tenait à nous présenter.

Nous avons accepté l’invitation et avons eu l’honneur de connaitre deux très belles personnes.

JP, Lamine, Marie Louise, Moi et Sonia

Tout d’abord Lamin Joseph, un catholique qui s’habille en boubou, très classe. Un vieux monsieur qui perd la vue petit à petit par la négligence de certains médecins.

Mais dont le cerveau et l’attention fonctionne mieux que chez certains jeunes.

Lamine 93 ans

Et Marie Louise, cette dame, descendante d’un rescapé du radeau de la méduse, dont le mari a longtemps était un dirigeant important du Sénégal et de l’Afrique de l’ouest, nous a reçu comme si nous étions ses enfants.

Nous avons passé un moment formidable avec des gens d’exception.

Nous avons hâte de les revoir mardi prochain.

Mardi après midi nous avons fait farniente sur la plage N°1 après avoir déjeuné, dans un bon

83 ans

Marie Louise

petit restau pas loin du stade Demba diop « l’oasis ».

Le soir poisson grillé chez Seck un des membres de la mafia des piroguiers, ancien rugbyman ayant trainé ses crampons en France et encore très bien conservé.

Je vais vous laissé car nous devons rejoindre Estelle une amie qui bosse au consulat et qui doit nous en dire plus sur nos visa.

A plus tard.

 


Mardi 23 Juillet 2013

Chez JP à N’gor

La soirée chez Estelle c’est très bien passée, et espérons la revoir bientôt.

Elle doit repartir en France mais avant on va essayer de se faire quelques jours en « Pays Bassari ». Une région super isolée à la

 

frontière Guinéenne, qui vous transporte dans une autre dimension d’après ce qu’en disent ceux qui y ont séjourné.

Donc à voir, mais on ne fait plus de plan parce que le plan Casamance est tombé à l’eau hier matin quand j’ai voulu prendre les billets pour Ziguinchor les guichets étaient surpeuplés et les portes se sont fermées juste devant notre nez.

Nous sommes obligés de reporter mais ce n’est pas très cool surtout pour les gens qui viennent au Sénégal et qui voudraient descendre en bateau en Casamance.

Accueil et organisation inexistante, et après çà ils nous mettent un VISA depuis le premier juillet.

Je ne pense pas qu’ils relanceront le tourisme de la sorte. On verra bien !!!

Ce we nous nous sommes occupés de nous et nous sommes fait une nuit dans un hôtel tout confort après avoir eu notre premier cours de cheval.

Eh oui ! Vous avez bien lu, du cheval car en prévision de nos futures aventures, il est peut être pas trop « con » d’apprendre à monter à cheval, on ne sait jamais si plus tard en Argentine on nous propose de rester dans un ranch !!!

Samedi et dimanche ont été très cool d’autant que c’est bon, la saison des pluies commence et les averses se font de plus en plus nombreuses mais surtout la nuit.

Le système d’adduction et d’écoulement d’eau à Dakar est assez obsolète alors dès que les premiers orages éclatent, c’est encore plus le  « bordel » que d’habitude puisque de nombreuses rues défoncées sont alors inondées.

Depuis 3 jours j’ai contacté plusieurs fondations pour nos projets, et du 2 au 4 août nous participons à une opération  de reboisement à Fatik, où 50 palmiers le seront avec de la « lluvia solida » ce sera là notre premier test grandeur nature et officiel, en présence du Président de la République du Sénégal s’il vous plait !!!!

Arrivée à Djiffer

En attendant comme nous ne pouvions pas descendre en Casamance, un ami, Ibrahim, dont ne vous avons pas encore parlé, nous a proposé d’aller avec lui sur un village de pécheurs dans le Siné Saloum.

Il y est déjà descendu en Mars avec l’Assos « Voiles sans frontière », et s’intéresse à ce village parce qu’il y a des ruches et est spécialiste apicole.

Nous partons jeudi matin de bonne heure en taxi brousse jusqu’ à Djifer, et puis la pirogue jusqu’au village.

Après, immersion jusqu’à lundi prochain.

Aujourd’hui nous sommes revenus voir Marie Louise et Joseph Lamine, en compagnie de Jean pierre, comme la semaine passée, et cette matinée fût aussi belle que la rencontre précédente.

Le résumé depuis la semaine passée est terminé.

On essaye de vous faire un coucou avant de partir jeudi mais à mon avis le black out sera jusqu’ à lundi prochain.

On vous aime toujours autant.

Première série de photos sur le Siné Saloum

 


Gaetan alias Ibrahim

Jeudi 25 Juillet 2013

4h du mat le téléphone sonne il est l’heure de se lever.

En effet depuis mardi nous devions partir en Casamance, mais il y a eu changement de programme et nous partons pour le Siné Saloum.

Taxi à 5h et bus ndiaga ndiaye à 6 h Thiaroye jusqu’à Djifer. Arrivée à 11h 30 quelques courses et 2h30 de pirogue pour l’île et le village de Diogane.

Avec nous le fils du chef de village, qui le deviendra un jour mais pour l’instant il se concentre sur les élections législatives.

En effet IB (diminutif de Ibrahima) veut devenir député. Il en a marre de voir tous ces politiciens qui une fois en poste ne pensent qu’à leur carrière, et ne font plus rien pour leur région. Il aimerait faire beaucoup de choses et à des idées.

Maintenant est ce qu’il restera ce qu’il est ou fera t il comme les autres … Je lui ai proposé de me faire une lettre de promesses et de la lire

Iba au centre le fils du chef de village

dans 5 ans s’il est élu, on verra bien.

Sur la pirogue il y aussi Salif le responsable de la centrale solaire au village, Moussa et Sekou le chef du thé !!!

Une passagère avec son enfant, et bien sur Ibrahim qui nous à permis de venir, ma doudou et moi.

La pirogue vient 2 fois par semaine jusqu’ Djifer pour faire le ravitaillement du village.

On transporte des tôles en zinc, du ciment, des provisions pour les 2 boutiques du village et des commandes spéciales de certaines personnes. On a même il charrette mais simplement pour faciliter le transport des marchandises. Pas d’animaux aujourd’hui.

Le trajet en bus a été long pour ma doudou, pas beaucoup de place, de nombreux arrêts, quelques secousses sur la dernière partie qui est en latérite, et des Sénégalais qui montent et descendent sans arrêt.

Le parcours en pirogue est plus sympa, même si le soleil tape il fait bon sur l’eau, le silence, nous envahit et le décor est magique.

Iba

On vogue au milieu du Saloun, bordé de mangrove. Nous stoppons au premier village où un vieux monsieur et une femme « fait du stop », nous les chargeons pour les déposer quelques km plus loin.

On dépasse un village hôtel superbe, le « Delta Niominka » qui signifie « Delta des pécheurs », mais nous sommes en basse saison et les lieux ont l’air déserts, on n’aperçoit que le personnel qui déambule dans les allées.

Il y a 18 îles villages dans le Saloum divisées en 3 communautés rurales. Nous arrivons chez nos hôtes où des nombreux enfants attendent la pirogue pour décharger.

Première impression, c’est très différent de Guidakhar où nous avons bossé. Ils ont une centrale électrique solaire, et 50 citernes individuelles qui alimentent les maisons en plus de la station principale issue d’un forage à 300 m de profondeur.

Il on l’air organisé et nous allons donc pendant 4 jours voir ce qu’ils ont déjà mis en place depuis plusieurs années avec des ONG et essayer de leur apporter un petit plus en les informant sur la bio digestion, tandis que Ibrahim se chargera des ruches.

Nous sommes installés dans la maison commune ou maison des jeunes. Sommaire mais agréable. C’est un bâtiment en dur propre où nous avons un WC et un coin douche.

Nous serons comme des rois pendant le séjour.

Le village est spacieux, propre, et grosse particularité, le sol est jonché de coquillages et de coquilles d’huitres.

Attention ne pas marcher pieds nus, à part si vous êtes nés ici.

Les gens du Saloum sont tous de l’ethnie Sérères, et musulman, et puisque c’est le ramadan, ils jeunent mais ont quand même préparé à manger pour Sonia et moi.

 

Poisson-riz, ou riz-poisson, en général c’est le régime à Diogane mais durant le séjour nous aurons droit à quelques variantes et à un

Le fruit du palmier rognier

yassa-poulet succulent préparé par la femme de IB, le futur député.

En fin d’après midi nous avons fait le tour du village et avons fini à la « cabane ». Ce que l’on appelle autre part la maison des palabres, une hutte au bord du fleuve où ils on installé une TV.

Nous avons discuté jusqu’à 22h avant de rejoindre les paillasses. Il était temps car la fatigue était là (nous n’avons pas l’habitude de nous lever à 4h du mat).

Il a fait très chaud la première nuit (pas de ventilo…) mais nous avons quand même passé une bonne nuit.

Vendredi, levée 8h30 et visite de l’Imam qui est le père de Salif et du père de IB qui est le chef de village, après une réunion avec nos hôtes afin de leur expliquer plus en détails le fonctionnement des bio digesteurs.

Ils sont passionnés par le sujet, et comprennent l’intérêt du système pour eux et toute les îles.

Surtout IB qui pense aux élections … Et avec un programme de développement du bio gaz, il peut rassembler de nombreux électeurs.

Ah ! ces politiciens…

Réunion avec les femmes du village

Ils nous expliquent également le fonctionnement du village, leurs expériences passée, bonnes et mauvaises, et leurs différents projets d’améliorations.

Leur gros problème depuis un moment c’est la station de désalinisation qui ne fonctionne plus. Ce n’est pas par manque d’entretien mais simplement parce que les 2 filtres livrés au départ, sont nases, et malgré les demandes de remplacement faites, le matériel n’est jamais arrivé.

Il y a peut être une explication :

Ce matériel a été payé et installé par le Japon qui en 1996 avait signé des contrats de pêche intensive avec le gouvernement Sénégalais.

Mais depuis les contrats ont été cassés et … Plus d’abonnés au numéro que vous avez demandé.

Pire l’état et ses dirigeants qui se sont « gavés » avec ces opérations, se sont complétement déchargés de leurs responsabilités, et laissent ces gens boire de l’eau salée et saumâtre sans scrupule.

Un scandale de plus.

Les sérères dans le Saloum sont des communautés matriarcales, et on a pu le constater à Diogane ou les femmes sont organisées en plusieurs comités et tiennent les cordons de la bourse.

Tandis que les hommes, s’occupent des champs et de la pêche sans aucunes activités collectives, les femmes qui s’occupent de la maison, de la cuisine, du bois qu’elles partent chercher en pirogue tôt le matin, gagne également leur vie en récoltant des coquillages et huitres sauvages dans la mangrove.

Elles ont une caisse commune, à laquelle elles cotisent et se font même des micro-crédits entre elles pour les urgences ou les besoins importants.

Nous les avons rencontrées, à l’ombre d’un arbre, pour les féliciter tout d’abord et pour leur présenter la bio-digestion.

Elles ont été très attentives et ont vu elles aussi les biens faits  de la méthode, pour elle cela pourrait représenter un gain de temps et

Les femmes rentrent du ramassage des coquillages

d’argent énorme.

Elles ont peur du gaz et me l’ont fait savoir mais je les ai rassurées puisque le méthane est un gaz non explosif.

Au terme de la réunion, elles se sont mises à chanter et danser spontanément en espérant que l’on puisse mettre ça en place rapidement.

Puis après la grande prière ce fût le tour des hommes, dans la cour de la mosquée.

Sonia était là, elle a tout filmé, sans aucune contrainte de la même manière qu’elle l’avait fait avec les femmes.

J’ai fait le même spitch et ils ont été aussi intéressés et attentifs que ces dames.

Rencontre avec le chef du village et l’imam

Seule différence, j’avais félicité la gente féminine, alors que j’ai commencé mon exposé l’après midi en disant aux « mecs » qu’ils pouvaient prendre exemple sur le mode de fonctionnement de leurs chères et tendres car question organisation et boulot ils ne leurs arrivaient pas à la cheville.

En présence du chef et de l’imam, certains faisaient la tronche, mais il n’y a que la vérité qui blesse.

Après toutes ces palabres nous sommes partis faire un tour en pirogue à rames sur le fleuve et les bolongs – les 3 toubabs avec IB Salif et Moussa les inséparables – On en a profité pour essayer de pécher en observant la mangrove.

Je me suis revu 19 ans en arrière quand nous étions à Iquitos en Amazonie avec Fac Christophe et Jean marc mes acolytes de l’époque. Exactement le même environnement et les mêmes scènes de vie.

La pêche n’a pas été fructueuse, heureusement la femme à IB nous a préparé un Yassa poulet de folie que nous avons dégusté le soir à « la

Bain dans le fleuve

cabane », sous les étoiles.

Cette nuit là, a été la plus fraiche, il a plu et nous avons pu dormir normalement. Les autres nuits ont été difficiles, pas à cause des moustiques puisque nous avions une moustiquaire, obligatoire dans le coin, mais sans ventilo, nous avons eu très chaud.

LA BROUSSE DE DIOGANE AU DÉBUT DE L’HIVERNAGE

ICI

Samedi la journée a été consacrée à leurs projet de mise en valeur de leur patrimoine, puisqu’ils veulent créer un village de 3 cases pour recevoir des touristes ; nous avons donc passé la journée avec Sonia à leur expliquer les bases du tourisme écolo, avec un peu de formation sur Excel et leur scanner qu’ils n’arrivaient pas à faire marcher.

Les poisson du fleuve

Le soir nous avons diné avec des carpes noires du fleuve grillées, accompagnées du thé toujours préparé par Sékou, la personne déléguée au thé.

Toujours en 3 fois, amer, doux et sucré ou encore la mort, la vie et l’amour.

Nuit infernale !

Par contre dimanche nous avions décidé de faire une balade en brousse comme ils disent ici. Ibrahim étant mal foutu est resté au lit, et nous sommes partis avec les 3 compères inséparables.

Nous avons fait une merveilleuse balade de 5 heures, traversant lagunes, prairies, mangroves, champs de manguiers et de pommes cajou.

Ils étaient fiers de nous montrer leur terre, et nous sommes tombés sous le charme.

Surtout juste avant de rentrer au village nous avons fait un détour par les cimetières sérères qui sont en fait d’énormes monticules de coquillages sous lesquels sont ensevelis les anciens avec leurs biens. Nous y avons même trouvé une vieille poterie en terre cuite, qu’ils ne

Crépuscule à Diogane

savent plus travailler de nos jours.

Sites impressionnants du haut desquels (20m) vous avez une vue imprenable sur le Saloum la brousse les mangroves les centaines de baobab tous plus beaux les uns que les autres.

L’après midi fût repos avant le festin du dernier soir, pour lequel ils ont sacrifié une chèvre que l’on a faite grillé.

Nous sommes partis lundi matin la boule au ventre après ces 4 jours fabuleux. Nous avons rencontré des gens merveilleux qui n’ont rien et vous donnent tout.

Des moments authentiques, simples qui nous ont rempli de bonheur.

Elle vont chercher de l’eau au puit

Merci à vous les gars, et merci à Ibrahim sans qui nous n’aurions jamais connu nos nouveaux amis, à très bientôt je vous le promets !

Départ, 8h pour 3 h de pirogue, pleine à chavirer ; un petit passage dans l’océan avant le retour à Djifer pour soigner la nausée de ma doudou ; un taxi 7 places jusqu’à M’bour, à fond les gamelles par des pistes et raccourcis que le bus n’avait pas pris à l’aller, mais que le cousin de l’oncle du premier gagnant du Paris – Dakar n’a pas hésité à prendre avec sa vieille 505 peugeot automatique

Le ditakh un fruit dont on fait un très bon jus peu connu

.

Le deuxième 7 places jusqu’à Dakar fut beaucoup moins intéressant.

Nous sommes donc rentré hier vers 14h30, avons passé une très bonne nuit et ce matin comme depuis 3 mardi, sommes allés rendre visite à Marie Louise et Joseph Lamine.

Nous avons pris un bon repas à « L’oasis » en compagnie de Jean pierre et la « doyenne » où elle n’a pas eu peur de se taper une bonne bière pression à 83 ans quand même.

La fleur de Boabab

Voilà nos dernières péripéties, et le détour par le Siné Saloum au Sénégal nous paraît maintenant obligatoire pour les gens voulant découvrir le pays.

 

A bientôt.